....TOUR DU MONDE 2008 / 2010 A la rencontre d'une page de notre histoire....

A.J.L.J ARGENTINE 5

 

Sabado 24 enero

 

Il pleut, il a plu toute la nuit ! Bien nous en a pris de faire le grand nettoyage de Dapigu hier !

Sur le parking du supermarché, nous trouvons un spot Internet. Deux petites heures sur msn en totale illégalité. C’est bien Internet dans le camion !

 

Nous traversons le parc Nahuel Huapi sous la pluie, … c’est joli aussi mais plus humide ! Nous ne pouvons pas profiter des belles balades qui se fraient un chemin dans ces grandes forêts d’alerces ( des cyprès bien plus digne que ceux de par chez nous). Ou encore, le long de ces petites rivières qui dévalent les montagnes sur des lits de gros cailloux et déboulent sur des lacs aux couleurs extraordinaires.

 

Nous apprécions tout de même cette pluie qui va nous permettre d’affronter les 80 kilomètres de piste sans que nous suffoquions.

Certes piste de terre sous la pluie signifie également terrain miné, glissant et boueux, mais, sincèrement nous préférons encore nous jouer la vie que profiter du paysage verdoyant sous le soleil et dans la poussière.

En fin de journée, la pluie s’arrête pour que nous trouvions un petit coin de paradis pour la nuit !

Dapigu a encore pris mal, il fait un drôle de bruit…

 

Domingo 25 enero

 

BON ANNIVERSAIRE LUCIE !!!

 

Journée splendide, squat paradisiaque. Comme c’est agréable ! Nous profitons, c’est les vacances ou quoi ?

Dapigu a le pot d’échappement, qui, d’ailleurs n’a plus rien de cylindrique, s’est entièrement dessoudé à la sortie du bloc… nous verrons plus tard. Pour le moment, cela fait très local !

 

Nous pourrions passer dix jours ici, il faut pourtant se résigner. Nous sommes attendu à San Martin De Los Andes ce soir.

Aussi, nous reprenons la route en fin d’après –midi. Nous cherchons un peu le rio, sans succès. Adrian, par téléphone, nous indique d’appeler :  «  Flavio » sur le bord du lac ! Soit !

Un jeune nous repère et Nadia, la petite amie de Flavio, nous emmène chez eux. Ils nous attendaient et ont préparé une chambre pour nous.

Super.

Ils tiennent une base de canoë sur les berges du lac et travaillent tous les jours de 11 h à 21h. ils ont 27 et 34 ans, un chien et un petit lièvre.

Flavio est avide de ce que pourra lui enseigner Didier.

La soirée empiète largement sur la nuit.

 Il n’y a pas plus de moyen que dans l’est du pays et même si les rivières sont très belles, elles ne sont pas navigables car, dans les parcs nationaux (beaucoup de parcs nationaux !). Celles qui sont accessibles sont loin et sans eaux l’été, excepté le rio Aluminé. Mais, il se trouve à 150 kilomètres,… un peu loin pour une séance.

 

 

 

Miercolès 28 de enero

 

Dernière séance sur le lac.

Sebastian et les autres sont arrivés cette nuit. Nous prenons le temps et dans l’après–midi, décollons pour Aluminé où, il est prévu que nous retrouvions Benoît et Florent. Des kayakistes français, et même palois, débarqués tout fraîchement en Argentine depuis deux jours !

Encore une soixantaine de kilomètres de piste… c’est rude pour Dapigu ! Mais, il supporte encore et encore !

Nous finissons par arriver à Aluminé, il est tard, nous n’essayons même pas de trouver un endroit ou dormir. Direct le contact d’Adrian : Ricardo, de la base « aluminé rafting ». Il est encore là avec sa femme, et nous reconnaît ?!

Visiblement nous étions attendus ! ils nous offrent de s’installer sur la base ou l’on trouve toutes les commodités ( bien que les douches soient froides, mais c’est secondaire ! )

Ricardo a une bonne tête, entre Mickaël Landon et Pierre Delbast ( le pédiatre des enfants), il est tout aussi sympathique et sa base est un vrai petit paradis pour les enfants et une aire paisible pour nous.

 

 

Jueves 29 enero

 

Les athlètes d’Aluminé ont prévu de rencontrer Didier ce matin vers 10 h.

Au réveil donc, cinq jeunes, un professeur de sport, un entraîneur et … la radio locale, lui laisse à peine le temps de déjeuner.

C’est bon de travailler avec une équipe motivée ! Cela en fait même oublier l’absence de salaire.

Ils montent un parcours et sont prêts à enchaîner. Bien, soit !

En début d’après-midi, nous essayons de trouver Flo et Ben, ils sont installés au camping municipal, mais sont partis naviguer…

Nous leur laissons un message et partons profiter du paysage au bord du rio.

A l’ombrage des saules ( pleurant tout leur soûl sur Dapigu), avec quelques 34°c, histoire de ne pas oublier qu’ici, c’est l’été. Un foyer pour le barbecue.

Et toujours seuls et ivres de liberté.

L’eau est d’une transparence incroyable : A deux mètres de profondeur, si nous étions assez patients, nous pourrions compter les grains de sable entre deux galets. De plus, elle est à une température tout à fait aux normes pour la baignade.

C’est encore un de ces paradis qui font oublier la misère du monde.

Océane apprend à nager dans le courant (pour ses futurs esquimautages ratés !!!)

Oups, mais il est de nouveau tard, Flo et Ben nous aurons peut-être cherché à la base. Trop tard ! Ils sont effectivement passés, … sans nous trouver.

Nous mangeons et repartons, il est 22h, c’est sûr, ils seront au camping !

Et bien non !

Demain, peut-être…

 

Viernès 30 janvier

 

10 h, « toc, toc »

« Flo  & Ben !

Et bien, déjeunons ! »

Nous passons une bonne partie de la journée ensemble et prévoyons un asado ce soir.

Entre temps Sebastian, Mauro, Sol et Luz sont arrivés et se joignent à nous ainsi que Luciano et Mathias, deux kayakistes, et Omar, reporter d’une chaîne télévisée qui squat là dans sa caravane. Plus on est de fous,… plus on mange ! Surtout quand il y a une majorité d’Argentin !!!

Pour un ordre d’idée : ils comptent 800 grammes de viande par personne! par pour la semaine, pour un repas !!

AHHH ! Nous sommes petits, vraiment petits ! Et terminons à 2 heures !

Florent et Benoît s’attaquent à Pucon (au Chili) demain, à 7 heures pour une première étape assez courte en bus et une deuxième en stop,… Bon courage et bonne continuation, à la croisée des chemins, qui sait ?

C’est toujours agréable de se retrouver au bon grés de cet agencement de l’univers, entre individus partageant les mêmes intérêts et … en français, cela est encore plus facile !

 

 

Sabado 31 de enero

 

Séance le matin et puis nous partons dormir dans le parc national Lanin, au cœur de la cordillère et plus précisément à Ruca Choroi.  Quelques Mapuches vivent aux abords du lac dans une splendide forêt d’Araucarias, des arbres absolument extraordinaires. Certains ont des milliers d’années ( entre 2000 et 6.000 ans, de ce que nous avons entendu dire).

 

Nous vivons le choc des cultures ou le choc de l’humanité et de la décadance , heureusement, ou malheureusement, sur un site superbe.

 Nous en avons presque des hauts le coeur.

Nous arrivons avec notre gros Dapigu, rêvant pour une fois, qu’il est pu se transformer en petite souris et nous en puces. Bravant la piste courageusement car elle n’est absolument pas prévue pour notre gabarit (et peut-être même pas pour un véhicule motorisé), nous débouchons sur un bout de camping un peu moins cher que celui de l’entrée du parc. Ceci se justifie par l’absence totale de service, hormis une petite « cabane à recueil  », quelques piquets de 20 cm de haut délimitant la zone de stationnement des véhicules  et un panneau notifiant de ramener ses ordures.

 Il y a là, 6 véhicules dont un gros camion allemand qui en d’autres circonstances nous aurait fait rêver. Pas un ne se trouve sur l’aire de stationnement (c’est un site protégé). Les berges du lac leur servent de toilettes et un tas d’ordures trône devant le panneau. Certes, il est écrit en espagnol, mais il y a quand même un dessin pour les obtus.

Un mapuche, gardien du parc, arrive humble et condescendant sur son cheval ayant déjà plusieurs années de ripio sous les sabots. Nous réglons notre dû et il nous propose du chiva.

« que es ? »

« carne »

ok, nous n’avons rien à manger pour ce soir. Les enfants du parc de jeux, hier, nous ont parlé de cette fameuse viande, mais nous n’avons pas cherché plus loin, même pas dans le dictionnaire…

 

Il repart.

 

L’endroit est très beau, mais nous sommes un peu honteux. Je ne sais identifier réellement ce qui nous vaut cette sensation. Mais, il semble que nous ne soyons pas en totale harmonie…

Une balade avant la tombée de la nuit nous recharge d’une énergie bienvenue. A notre retour, le mapuche tend à Didier une demi-bête pour 80 pesos.

« Pero, es demasiado !»

«  No, es para dos personnas ! »

« AH ! »

Une chose est sûre, c’est que nous ne la mangerons pas ce soir, sinon ce serait cuit pour le milieu de la nuit. Bien, chocolat au lait, donc !

 

80 pesos de viande, 25 de camping, nous avons commandé deux pains à 14 pesos pour demain matin. Nous nous ruinons ! Peut-être pour se sentir moins envahissant…

 

Domingo 1 février

 

Est-ce le changement de mois ? L’air pur de ces montagnes transcendantes ?

J’arrive à occulter les horreurs d’hier en me levant aux aurores pour profiter d’une nature endormie et surtout sans cette population humaine.

En étant seule et sans miroir, j’ai l’impression d’être seulement un morceau de nature. Y’a pas de mal à s’ignorer, croyez moi ! Notre reflet est trop puant !

 

Pour se plonger dans l’atmosphère, il suffit de s’imaginer dans la fraîcheur ( très fraîche) du matin. Errant sur la rive verdoyante du lac fumant, cerné par ses puissants araucarias dont l’aura paraît être la voûte protectrice de ce lieu mystique. Accompagné par un, deux puis trois petits moineaux andins ( car ils n’ont pas grands choses de moineaux européens en dehors de leur taille) virevoltant à un mètre de distance et tentant d’instaurer la conversation en penchant la tête un coup à droite, un coup à gauche. Peine perdue, je n’ai pas l’impression qu’ils me comprennent plus que moi, mais nous faisons route ensemble. La familiarité de ces animaux laisse pantois.

Alors que l’assaut de la montagne est entamé, des sifflements interpellent le silence. Je suis surprise, à trois roches, un berger dépèce une bête en grand cérémonial, sans bruit, le potentiel danger que je représente le sort momentanément de sa besogne. Il prévient son troupeau à 50 mètres de là. Celui- ci réagit aussitôt et se déplace rapidement dans la direction opposé à la mienne.

Je continue de progresser du plus discrètement qu’il m’est possible. Mais, je sens en aval que l’homme n’est pas serein et que le morceau de nature que je me sentais être est un peu trop humain. Aussi, je fais demi-tour et repars contempler le lac en attendant que l’aurore finisse par se lever dans le camion.

En fait, c’est le pain chaud qu’ils attendaient pour se réveiller !

 

Nous pensions rester jusqu’en début d’après-midi, pour faire cuire notre chèvre ! Quelle horreur ! Nous avons regardé le dictionnaire ce matin, c’est même un chevreau !

Le mapuche revient et nous demande combien de temps nous comptons rester. Nous lui expliquons nos projets. Il faut repayer !

Nous commençons à nous sentir un peu trop punis d’être des touristes. Nous décidons de partir.

Et, faisons cuire notre viande à la base de raft, cela nous prend l’après-midi  et nous vaut un défilement d’argentins stupéfaits devant notre « chiva » ????

Nous imaginons que ce doit être une viande qu’ils ne mangent pas tous les jours… Nous sommes touristes ou quoi ?

 

Lunès, martès, miercolès, jueves, viernès…

 

De rencontres en séances, de douches froides (quand il y a de l’eau) en balades, de jeux en apprentissages, le quotidien s’installe insidieusement dans notre nouveau lieu de vie.

Didier fait une séance par jour, une à 10h, celle du lendemain à 18h. Ainsi, un jour sur deux nous partons dormir dans les alentours d’Aluminé.

 

Dapigu cède à tous nos caprices en matière de recherche de squat parfait. Il passera même un petit bras de rivière pour nous laisser jouir d’une nuit, seuls sur une île, à la Robinson,… presque !

Ces rivières sont vraiment splendides bien qu’elles manquent d’eau en cette année de sécheresse. Nous sommes à chaque instant ébahis par cette transparence! Les kayakistes la boivent (nous n’en sommes pas encore là !).

Le secteur industriel est quasiment inexistant en Argentine, la pureté de son eau vient sûrement de là.

Pour le reste, excréments, toilette et lessive, pas de détail. Il est cependant précisé dans les parcs nationaux de n’utiliser que du savon blanc et de ramener l’eau savonneuse dans des bouteilles pour qu’elles soient mises dans les containers avant de se retrouver en décharge… naturelle. Mais l’idée est bonne et nous l’adoptons.

Sur le traitement des déchets, nous allons d’ailleurs être ennuyé. Nous n’utilisons que des produits écologiques emmenés de France. Vidanger nos toilettes dans les leurs est la seule solution, mais leurs stations d’épuration se résument aux bonnes grâces de Mère Terre. Et lorsque nous arriverons au bout de nos réserves, ce n’est pas ici que nous pourrons les reconstituer !!!

La solution sera sûrement, le vinaigre !

 

……………

Nous sommes en attente de nouvelles pour la réparation du pot d’échappement. Péli, le professeur de sport, s’est offert au service de Didier et se renseigne pour trouver quelqu’un de compétent dans cette bourgade de 4000 habitants. Il se bat également pour nous faire remplir les bouteilles de gaz. Nous n’avions pas rencontré de problème à Buenos Aires (avec l’aide d’Adrian sûr !). ici, l’adaptateur universel dont on a tant entendu parler et qui est tant conseillé sur les sites de voyageurs parcourus avant de partir, semble indispensable !

Et, bien évidemment, par soucis d’économie mal pensée, nous ne l’avons pas acheté !!!

Il y a fort à parier que nous finissions notre séjour en Amérique du sud à chauffer le lait au feu de bois… si nous en trouvons ! Les argentins sont de fervents pratiquants de la cuisson au feu de bois cela a pour mérite que les sous bois sont toujours absolument impeccables !

 

………………

 

La classe est toujours enthousiaste. Dans un cadre pour la plupart du temps idyllique, les esprits sont plus ouverts et plus disponibles.

Il arrive cependant que maman tombe dans une impasse pédagogique et du coup en perde patience. Heureusement, papa est là pour prendre le relais en attendant qu’elle se ressaisisse. Les processus d’apprentissage s’en trouvent épargnés.

En parlant d’école, si nous n’avons pas encore été à la rencontre de celles d’Argentine, c’est que nous n’avons pas pu et ne pourrons pas ! C’est les vacances d’été qui durent de mi-décembre à mi-mars. Exactement le temps que nous passons en Argentine !

 

Sabado 7 de febrero

 

BON ANNIVERSAIRE MATHILDE !!!

 

Hier, le premier soudeur, carreleur, réparateur de tout ce qui comporte un bout de métal, réparateur de pneu et vendeur de légume, nous a proposé 60 pesos pour une remise en l’état du pot. Bien, bien, en France, il nous aurait certainement fallu changer le pot !

 

Cette après-midi, après la sieste, qui ici, dure de 13 h à 17 h, nous nous rendons chez le généraliste de Dapigu. C’est le patron qui nous reçoit :

« C’est 140 pesos, sinon, on  ne  peut pas faire du bon travail ! »

 Ben tiens, il a surtout réalisé qu’il pouvait appliquer le tarif spécial touriste !

Non, merci, nous essaierons ailleurs ! ce n’est pas que le prix en soit exorbitant certes, mais il s’agirait que l’on arrête de nous prendre pour Rothschild, nous ne roulons même pas à gauche !

 

Nous passons deux heures et demi à notre spot internet pirate, rue Joubert, pour envoyer un message à Mathilde, la connexion 56 ko c’est … les prémices du progrès ! Tous les enfants de la ville défilent et n’en reviennent pas « son francès !!! Son francès y tiennen un ordenador !!! »

Super le spot Internet?!

 

Il nous est toujours impossible de remplir les bouteilles de gaz. Péli nous a prêté la sienne, il reste convaincu qu’il est possible de trouver un adaptateur sur Aluminé. Seulement, nous, nous avons arpenté toutes les boucheries/drogueries, vétérinaire/vendeur de matériel de camping ou encore vendeur de fruits et légumes de la ville…. Et, concrètement, il n’y a pas moyen !

Mais nous comptons bien sur la Providence, après tout c’est son travail de nous trouver des solutions quand nous sommes en difficulté !

Nous la sollicitons d’ailleurs pour un tout autre problème qui occupe bien plus nos pensées à l’heure actuelle et ce depuis plusieurs jours.

Après le stage d’Aluminé, nous partons sur le Chili pour le remonter jusqu’au niveau de Santiago et rentrer là , de nouveau, en Argentine. Le plan c’est de retrouver tout le monde à Foz de Iguazcu, à la frontière du Brésil pour la compétition internationale de kayak qui y a lieu le 14 mars. Ensuite nous profiterions d’aller voir Bruno, un ami qui vit en dessous de Rio de Janeiro (en pleine période du carnaval, en plus !). Enfin, traversée express pour rejoindre Lima, au Pérou, le 2 avril et réceptionner Papi et Mamie à l’aéroport qui viennent courageusement vivre trois semaines de bourlingue avec nous.

Au jour d’aujourd’hui, ce plan est absolument impossible à appliquer. Plus de 7000 kilomètres en un mois, manger ou conduire (sans savoir si nous pourrons conduire jusqu’au bout), il faut choisir !

 

Trop bête, nous étudions les signes, comme notamment un message de Rémi Lavie qui tombe du … net, comme par enchantement. Il est au Brésil et nous accueille volontiers à notre passage…

Les mythiques chutes d’Iguazcu, Bruno (dont le plan est prévu depuis presque deux ans), la dernière opportunité de voir Adrian et les autres, le Brésil ( pour ajouter à notre tableau de chasse).

AAAAH, nous rageons, d’autant que la seule solution est de faire une croix dessus. A moins, que la Providence en décide autrement… Nous avons entendu parler d’un éventuel train qui pourrait nous transporter ainsi que Dapigu dans ses entrailles de Sao Polo ( au Brésil) à La Paz ( en Bolivie), on ne sait jamais, cela peut revenir moins cher que le carburant et nous faire gagner un peu de temps????

Bien, laissons cela en plan et vivons l’instant sinon le moral s’entame et ça , il n’en est pas question. Tout est bon à vivre, si ce n’est pas ce qui est prévu, c’est sûrement mieux…

 

La maman de Mathias (un des athlètes), jamais vu encore, nous intercepte dans la rue, alors que nous faisons le plein d’eau depuis le robinet extérieur du frère de Péli. Elle invite les enfants à déguster une glace dans son « heladeria ». Nous en profitons également, c’est un délice. Tous les jeunes sont là, c’est drôle.

 

 

 

Ils sont en repos demain, aussi nous profitons de nous exiler dans la montagne au bord du rio après avoir fait quelques provisions et un peu de piste (parce que ça nous manquerait presque).

Nous trouvons un petit coin qui ne fait qu’accroître ce sentiment de liberté que nous éprouvons depuis que nous vivons cette Argentine.

Notre première activité, est comme toujours, de ramasser les déchets laisser par ces argentins aprentis-écolo en classe préparatoire. J’ai vu l’autre jour un gamin qui s’épuisait à relancer son paquet de biscuits pour qu’il aille dans la rivière et qu’il ne souille surtout pas la chaussée !

Enfin, une fois cette routine exécuter, nous sommes récompensés par dame nature et ses toilettes toujours d’une extrême finesse.

 

 

Domingo 8 de febrero

 

 

Il fait beau, l’endroit est splendide. Le souci pourrait être ces milliers de guêpes qui habitaient là avant nous. Et, bien, elles ne sont même pas agressives et nous vivons au milieu d’elles comme si de rien n’était. Hormis Kaéna, qui leur passe un savon de temps en temps en les pointant du doigt et les injuriant de tout son piètre vocabulaire.

Il n’y a qu’à l’heure du repas que ces carnivores deviennent absolument intenables. Elles dévorent notre viande et sont prêtes à tout pour ne pas se laisser déposséder.

Résultat, deux piqûres dans la bouche pour Didier qui croyait être plus rapide à l’attaque au sandwich. Et une sous le bras pour Léïa, qui s‘agitant pour en faire fuir une n’avait pas vu que son mouvement en écrasait une autre.

Trois piqûres, deux morts, lourd bilan mais l’épreuve étant difficile, cela peut se comprendre !

……….

Elles sont tout de même très, très envahissantes et décidons de ne pas les inviter à notre repas du soir (de délicieux bifs de chorizo, les meilleurs morceaux de viande du pays à notre goût) et mangeons retranchés dans le camion.

Nous avons bien profité du site toute la journée, les filles et papa ont passés une grande partie de l’après-midi dans l’eau à relever des exploits digne de ce nom : nager dans le courant à la corde ou sans pour les plus experts. Même Léïa et sa grande appréhension de l’inconnu s’est laissé accueillir dans les bras de cette merveilleuse transparence : Ici, c’est sûr, pas de coup fourré ! L’Inconnu est connu !

Des moments de douceur de vie qui nous permettent de mieux accepter d’en vivre plus le mois qui vient au détriment des kilomètres qui nous mèneraient vers des projets irréalisables…

 

 

Lunès 9 de febrero

 BON ANNIVERSAIRE LAURA!

Fin de matinée, nous retournons à la base en passant par la lavanderia. J’ai bien lavé deux kilos de linges ce week-end, mais il doit en rester le double…. Ma prétention à la rusticité à des limites surtout quand je dois faire avec l’énergie des plus jeunes à rendre les vêtements inidentifiables !

Il nous faut également trouver une « gomeria », autre que celle de notre voyou opportuniste. Avant-hier dans notre quête, nous avons pincé un des pneus arrière sur un caillou voulant nous réduire le passage, le résultat est sans appel, il fut le plus fort!

 

 

Retour au campement officiel pour trois derniers jours.

Ensuite nous retournerons sur San Martin de los Andes à 150 km au sud,  ramener les trois jeunes qui en sont venus en bus. Mais, surtout, mettre le site à jour et récupérer, le plus important, le papier de l’assurance.

Mario l’a fait passé à Adrian qui n’a finalement pas pu venir, mais nous le poste chez Flavio !

Je ne sais pas si nous en avions parlé, mais, sur un contrôle de police ( il y a un mois et demi de ça) il s’est avéré qu’il y avait un chiffre de trop sur le numéro de châssis et que ce n’était pas la bonne plaque numérologique. Autant dire, une fausse assurance, pour de faux bien sûr car ce n’est qu’une erreur de frappe et une autre d’interprétation des documents européens!

 

Vienès 13 de Febrero

 

t;MsoNormal">COMPLEANOS FELIZ STEF !

 

Il est tard ce soir, presque deux heures du matin, tout le monde dort dans le camion, je pirate encore Internet à San Martin de los Andes où nous sommes arrivés ce soir.

Nous sortons d’un repas pantagruélique et délicieux fait par Cynthia, chez Flavio et Nadia.

Difficile de raconter les derniers jours qui viennent de terminer un premier chapitre de notre voyage, bien agréable et plein d’aventure humaine.

 

Balades sur la rivière en kayak et en raft au cœur d’une nature débordante de vie, première rencontre avec les condors dont la puissance majestueuse laisse rêveur, …

Au village, nous étions devenus « locaux », nous l’avons déduit car il existe tout le long de la frontière chilienne, sur une bande de deux cents kilomètres, un prix argentin et un prix étranger ( 1 pesos de différence) sur le carburant. ( Etrange ! Même eux ne savent pas pourquoi ???)

Toujours est-il que nous avons payé le prix argentin en cette fin de séjour.

Notre pneu a été réparé gratuitement.

Pour le pot… Nous avons attendu un peu trop longtemps, il a souffert plus que prévu.

Le nouveau soudeur dégoté par Péli nous en prendra 180 euros avec possibilité qu‘il lâche à nouveau dans trois, quatre mois,…

Le vieil homme de la laverie me chante «  douce France… » quand je reviens chercher mon linge pour la dernière fois, les boulangères (autant de boulangerie que de supermarché, et nous les avons tous fait !) nous salue quand nous passons à leur hauteur….

Et cette famille du kayak, … que dire ??? Nous n’espérons qu’une chose c’est revenir en attendant qu’eux puisse faire un saut en France…

Hier soir, ils avaient organisé un asado, tout le monde était de la partie. Ils ont offert à Didier la médaille d’or de l’entraîneur national !

Couverts de cadeaux, nous sommes repartis avec une gorge serrée et des amis pleins le cœur.

Ce matin, Didier a offert ses palmes à Péli, il les avait prises pour aller en mer avec Bruno au Brésil. Mais c’est définitif, nous n’irons pas, nous sommes déjà dans le rouge…

Bref, échange de gilet, pots de confiture français qui changent de nationalité ainsi que quelques haricots de Brigitte ! Nous avons vraiment du mal à partir.

Nous devions récupérer le papier de l’assurance qui finalement devait arriver à Aluminé,… en bus ! Mais, il n’est jamais arrivé…

Tant pis, c’est le dernier de nos soucis là tout de suite !

 

Nous partons, chargés comme des marocains. Nous sommes dix dans le camion avec 5 bateaux sur le toit et bien 100 kilos de plus de bagages… « A nous Ripio ! »

 

Et, voilà, ce soir, Flavio, Nadia, Gaston, Cynthia et les autres viennent encore de nous prouver leur reconnaissance en nous couvrant à nouveau de présents. Nous avons presque honte tant nous avons passé de bons moments. Ils nous ont permis de vivre leur pays dans tout ce qu’il a de profond et merveilleux, pas de mots ce soir, peut-être la fatigue ou le trop plein d’émotion.

En tout cas, demain, Chili et nous ne savons plus si nous sommes capable de passer dans un autre pays. C’est chez nous ici, on s’y sent tellement bien…

 SUITE...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

l'âme en paix, l'esprit libre, le coeur joyeux sur les routes du monde....en avant pour l'école de la vie...

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