....TOUR DU MONDE 2008 / 2010 A la rencontre d'une page de notre histoire....

AJLJ Argentine 3


Martès 6 enero

Nous profitons de Mar del Plata et de ses attraits touristiques, Inès ne nous accompagne pas car elle a rendez-vous chez l’ophtalmologue, son œil s’est enflammé hier ( le vent soufflait violemment et nous avons subi une attaque au sable rappelant Imssouan !)
Pierre travaille. Nous rentrons à la maison, vers 18h, car nous voulons prendre la route ce soir.
Pour l’œil d’Inès, ce n’est pas beau mais pas grave non plus, ouf !
Ils nous ont préparé un repas de fête, nous avons pu communiquer avec la famille via msn, c’est super. D’autant que nous conversions avec la famille de France, les amis français en France, les amis argentins, les amis français en Argentine, c’est terrible.
Bref, il est temps de prendre la route, il est minuit. Mais, si nous ne partons pas ce soir, nous ne partirons jamais, nous sommes trop dorlotés…
A très bientôt Pierre et Inès, pour un passage à Navailles !

Miercolès 7 enero

Nous passons à Tandil, mais hormis le marché artisanal, rien ne nous y retient. Nous continuons donc, Tres Arroyos et Monte Hermoso sont deux petites villes très agréables. Monte Hermosos nous garde un peu plus longtemps que prévu. Non pas pour l’ « observation » de mauvais stationnement que nous retrouvons sur le pare- brise mais pour la nouvelle crevaison. Il nous en coûte trois euros, trois fois plus cher qu’au Maroc, six fois moins qu’en France !



Jueves 8 enero

Nous passons en PATAGONIE ! Ça en jette !
Cela ne passe pas inaperçu, car il y a un contrôle sanitaire. Fouille des placards, du frigo, dans un grand respect et avec beaucoup de gentillesse. Nous devrons laisser notre orange et engloutir nos quelques brugnons avant de pouvoir repartir. Mais, nous y sommes !!!

Viernes 9 enero

La pampa c’était des milliers de vaches qui n’auront pas assez d’une vie pour faire le tour de leur enclos. Des routes provinciales tracées à la règle ( et quelle règle !!!) sur des distances inconsidérables (Bariloche 1288 km). Des priorités à droite qui n’en sont pas vraiment, en dehors de celle des passages à niveau… (sauf pour le train !)
C’était aussi, vivre des orages éclatant à des centaines de kilomètres car la seule chose qui dépasse de ces vastes plaines, c’est parfois la tête d’une vache émergeant des hautes herbes….
C’était… grand !

La Patagonie de l’est, c’est pour nous, la ruta 3. Les S.O.S que nous trouvions disséminés tous les 10 kilomètres sont devenus quasi inexistants. Ce sont les mêmes règles qui ont été utilisées, ce qui offre une conduite… détendue !




Aujourd’hui, nous avons parcouru près de 800 kilomètres. Les champs sont devenus des océans de « chachis », les vaches des guanacos. Et, la principale distraction visuelle sont les innombrables lambeaux de pneus, les carcasses de voitures et pauvres chevaux finissant leur cuisson sous un soleil des plus efficace. La température doit avoisiner les 38 °c.
Tout cela confirme qu’une panne ne serait pas la bienvenue ! Ca tombe bien, elle ne vient pas.

Nous arrivons à Puerto Madryn ! Porte d’entrée de la fameuse « Péninsulà Valdez ».
Nous profitons de ce que les argentins commencent à s’animer en soirée pour nous balader et profiter des nombreuses vitrines alléchantes où l’artisanat local fait resurgir mon handicap principal : l’achat compulsif ! L’univers se met en branle pour me soutenir dans ma résistance : aucune banque n’est en mesure de distribuer de liquide ! la ville est en suspension !
Nous posons quand même le linge en laverie, il sera prêt demain après-midi.

Sabado 10 enero.

A minuit, nous partons dormir à Puerto pyramide, à une centaine de kilomètres, dans la réserve. L’entrée de celle-ci nous coûtera 45$ par adulte et la moitié pour Océane.
A deux heures, nous nous enfilons sous la couette. Le vent se déchaîne et le camion tangue comme un perturbé sur de la techno… soudain, nous réalisons, qu’en  fait… il bouge…
Didier se précipite, enjambant Léïa, sautant par dessus Océane… Trop tard, nous sommes de nouveau arrêtés : dans un poteau qui protège une pauvre tente igloo (nous sommes juste derrière le camping !)
Ouf, nous avons eu chaud !

Au réveil, le lit d’Océane est totalement désolidarisé, c’est une catastrophe, la piste a eu raison de lui ! Et bien, Didier, un peu de bricolage, ça faisait longtemps. Un peu de récupération de bois dans les environs, quelques vis, quelques réaménagement, un peu de colle, un peu de silicone (indispensable ce silicone) et le tour est joué… enfin, il faut espérer ! « Les enfants, personne sur les sièges aujourd’hui, on laisse sécher ! »
Nous attaquons le tour de la péninsule et la piste sur 200 km, qui se trouve être, en majorité, de la tôle ondulée ! Un bon test pour le lit, il résiste.
La poussière dans un premier temps se transforme en boue dans un deuxième. Le camion est dans un état pitoyable, intérieur comme extérieur.

Le pot prend du jeu, même l’intérieur des placards est rempli d’une épaisse couche de poussière. La carte du monde n’est plus visible, c’est un désastre… Mais quel spectacle ! C’est incroyable, 3600 km2 de nature débordante d’animaux vivant à l’égard de la brutalité du monde ( en tout cas, ils nous le laisse croire). Comme on se sent bien !
Les hommes ont besoin de mots pour se raconter, la nature, à ce niveau là encore, se suffit à elle-même.



La tête remplie d’images - ainsi que l’appareil photo-, nous rentrons à P. Pyramide dormir dans un squat à camion repéré dans la matinée.
Nous rencontrons Gaspard et son énorme camion en vogue autour du monde depuis trois ans…. Ça laisse rêveur. www.ctjansen.nl

Domingo 11 enero

De gros orages s’expriment violemment jusqu’en fin d’après-midi. L’intérêt est que Dapigu s’en trouve un peu rincé.
Nous profitons de ce temps pour faire un peu de rangement, une école un peu approfondie et des balades sur la plage entre deux averses.
Chogan n’est pas au mieux de sa forme, il a des maux d’estomacs (comme depuis trois mois, maintenant), mais il semble que la fatigue soit un facteur déclenchant, ce ne doit donc pas être bien grave.

Vers 17 h, nous repartons sur Puerto Madryn.
 Demain matin, nous récupérerons le linge et prendrons la route pour los glaciaires à quelques 800 kilomètres peut-être ou plus?
Petite promenade sur les quais, Didier chute avec Kaéna dans les bras devant le bateau de la préfecture. Le trottoir doit faire 40 cm de haut, sa cheville qui se remettait doucement lâche de nouveau. Kaéna amortie avec sa face. Rien de grave, seulement, c’est juste la préfecture ! Ils appellent l’ambulance. Didier et Kaéna sont emmenés en voiture, les enfants et moi, escortés par cinq policiers. Nous ne passons pas inaperçu, quelle honte !
Arrivés au bout du quai, Didier est là, il n’a pas voulu aller à l’hôpital ( cela n’aurait rien changer et puis c’est lui qui avait les clés du camion, je n’aurai pas pu aller le chercher !). Ils vont bien, c’est le principal.  Nous avons prévu de pas mal rouler les prochains jours, il pourra donc être au repos, car même en conduisant, ici, l’embrayage ne sert que pour le démarrage. Kaéna est un roc, comme toujours, sa joue est à peine marquée de l’empreinte du bitume.
Nous dormons sur place.

Lunès 12 enero

Récuération du linge et vamos pour San julian, prochaine étape. A partir de Comodoro Rivadavia, il y a du relief et des virages. OUH ! Vigilance ! Le front de mer de Rada Tilly nous accueille pour la nuit. Sa plage immense à marrée basse laisse découvrir des milliers de coquillage, un paradis pour les enfants !

Martès 13 enero

La vingtaine de kilomètres qui suivent nous offre un panorama splendide sur la côte. Des squats exceptionnels. À défaut d’en avoir profité nous en penons plein la vue.


Puis, le quotidien reprend. Seulement, alternée avec des averses de pluie, des guanacos et des nandù, la route s’encaisse aisément.
San Julian, déjà ? Il est 17 h 30. Nous avons perdu quelques degrés (une quinzaine, je pense). Nous allons au camping. Il y a une laverie (en fait ce sont des lavabos), nous devons recharger les batteries (appareil photo, D.S, ordinateur) et faire le plein d’eau.
Petit asado, jeux avec les enfants de l’emplacement voisin, c’est très agréable.
Demain, nous voudrions faire la balade en lancha dans la baie de San Julian, pour observer les animaux et surtout les dauphins que nous voyons sauter depuis la berge.

Miercolès 14 enero

Nous avons mis le réveil. Mais le soleil n’est pas au rendez-vous… Nous tentons le coup pour la lancha, mais, elle ne sortira pas aujourd’hui, le vent souffle trop. Nous prenons quand même le temps de faire un peu de courrier. Il n’y a presque personne à la poste, c’est la première fois que nous voyons ça, les interminables queues nous ont toujours fait fuir.


Le circuit côtier qui ramène à la « ruta 3 » est joli. Mais les animaux ont certainement fuit les lieux à la vue de la déchèterie.
S’en suit une longue après-midi de route.
0h00, El Calafate. Nous venons d’essuyer cinq heure quarante de piste pour faire deux cent kilomètres de « ruta 9 », splendide mais tout de même. Au deux tiers, nous avons dû faire une pause. L’air était devenu irrespirable dans le camion. Dans un vent glacial, il a fallu tout secouer : un millimètre de poussière recouvrait toute la cellule. Les portes arrières en étaient grippées.
La douche du matin semblait déjà bien loin…
Ce soir, Dapigu, qui a vraiment souffert aujourd’hui, nous pose près du cimetière dans un dernier souffle : depuis quelques kilomètres, je n’ai plus rien sous la pédale et nous terminons en roue libre car les vitesses font grève également.
Le câble d’embrayage, l’embrayage ou peut-être la boîte de vitesse, quelque chose  a lâché. Le pied de Didier en a fait de même sur un rattrapage de toilette en fuite… Mais, il est tard, nous gardons les soucis pour demain.

Jueves 15 enero

La nuit fut perturbée. De quoi Dapigu peut-il bien souffrir ? Est-ce réparable ? Et surtout combien de temps cela va t’il prendre ? Nous avons rencontré un ami sur facebook, il est actuellement en Argentine, à la Fùta (à peu près 1000 km de là) et nous y attend le 18. Combien cela va t’il coûter ? Va t’on pouvoir débloquer l’argent de France facilement ?...
Didier jette un œil, il semble déjà que ce ne soit pas la boîte, ouf !
Nous interceptons un véhicule de la municipalité ( facile Dapigu s’est posé à l’intersection de deux pistes hautement fréquentées et toutes les voitures sont obligées de ralentir pour pouvoir sauter le trottoir !). Ils vont nous chercher un mécano maîtrisant mercedez ! Super, il n’y a plus qu’à attendre. Cela donne l’occasion d’épousseter un peu, avec la pluie qui tombe, ça n’a rien d’évident, mais c’est toujours ça. A l’arrière les cahots ont fait sauter les tuyaux d’évent des cuves à eau, avec la poussière… C’est rempli de boue !!!

Le mécanicien arrive, une bonne tête qui doit parfois mettre sa compétence au profit de gains frauduleux… mais cela est une appréciation personnelle.
Bref, ce n’est pas le câble d’embrayage. Et pour cause, il n’y en a pas sur ce type de véhicule.
L’embrayage ?
Pas sûr, …
Ce sera seulement un manque de liquide de frein. Il alimente le piston d’embrayage !
Génial, ce n’est rien, un petit quart d’heure de pompage et c’est reparti. Sur une pédale un peu molle, mais… ça fonctionne. La première preuve en est que sur notre marche arrière enthousiaste…. SCCCRRRACCK ! Oups, que es ? Nous avons oublié de recharger les coffres. La boîte à outils a fait un roulé-boulé sous le camion et la pagaie neuve de Didier s’est fait repasser par le double train arrière.
Aïe ! Didier est un peu malheureux mais Dapigu n’a rien !
De toute façon, avec son pied, il ne peut pas naviguer…(«  si, si » dit-il !)

Aller, « lavanderia » ( « lavadero » ici). Elle n’ouvre qu’à 15 h, nous avons raté le créneau du matin. Puis, glacier Porito Moreno. Mais il pleut ! En espérant que le temps se lève demain.
Nous débouchons sur l’av. Libertador. Qu’on se le dise, les villes d’Argentine ont toutes la même configuration et les mêmes noms de rues.
Quelqu’un se précipite vers le camion : C’est Peter !
Fantastique ! j’ai imaginé cette rencontre des dizaines de fois, j’avais hâte que Didier le connaisse. La magie de la connexion immédiate !
La panne fictive, la laverie fermée… c’était pour ça.
Ces coïncidences qui nous dépassent, les sentiments qu’elles mettent à jour. L’unité se crée malgré nous, les éléments se rassemblent, comme aimantés et nous ne pouvons en être que spectateur… J’adore ces moments-là ! Ils ont d’autant plus de valeur au cours du voyage à cause des distances géographiques qui s’effacent soudain.
Bref, « cerbeza » pour fêter ça.
Peter a rencontré presque tous les autres passagers (Hary et Bruni en Uruguay, Jacques, Danielle et Michel quatre fois depuis Ushuaïa, manque Joël !)

Nous décidons de manger ensemble ce soir, dans le camion (sur la moto, ce serait plus compliqué…avec les enfants).
Donc, le glacier… Demain, il ne cesse de pleuvoir, il doit neiger là-haut !
Confit de canard et … Raphaël… Il s’ajoute à notre tablée car nous l’avons surpris entrain de prendre le camion en photo et comme il parle français, c’est plus facile de l’inviter à manger.
C’est un parisien, il voyage en bus et a passé deux ans à Bayonne pour ses études.
C’est une excellente soirée, même le soleil nous fait honneur de ses quelques derniers rayons, relevant les superbes couleurs du lac où nous sommes installés.


La nature est grandiose, certes. Mais, la relation humaine fait vibrer des émotions dont la résonance est toute aussi puissante.
Fin de soirée, bye Raphaël. Et Peter… à un de ces jours sur la route… peut-être au Canada, chez Vickie ?
Dur de se quitter, en même temps nous savons que ce n’est que pour ça, que cette histoire a tant valeur.

Viernes 16 enero

10h30, vrombissement de moto, toc, toc à la carrosserie. Ce doit être Peter qui part au glacier…
Ah ! non ! C’est un quad qui nous dit que nous n’avons pas le droit de dormir là. Ok ! Nous allons nous lever alors ! Bonne journée !
Perito Moreno, nous arrivons… avec Adrian et Javier, deux colombiens que nous prenons en stop. Emilie et Léïa se chargent de l’animation pendant la route ( nous sommes à 80 kilomètres).
Ils sont supers sympas et nous avons deux nouveaux contacts pour la Colombie. A un de ces quatre !
Sur le site nous trouvons la moto de Peter, il y a peu de chance que nous le croisions… c’est aussi bien, se redire au revoir n’aurait aucun intérêt !
Le glacier est majestueux, c’est énorme ! La fine neige qui tombe pour nous rappeler que c’est elle qui en est à l’origine ne fait qu’augmenter cette impression de gigantisme.
Le bruit assourdissant des morceaux de glace qui s’effondrent sans se laisser voir fait frémir.
 Contents d’avoir vu ! Il fait froid, le vent est toujours aussi cinglant
( dans n’importe quel coin du monde !), les enfants ont bien galopé sur les sentiers très bien aménagés… ce n’est pas la peine de s’éterniser.


Nous reprenons la route. La mythique ruta 40. Après les premiers 150 kilomètres, elle devient piste. Elle est superbe ! Nous tombons amoureux. Cependant à 1 h du matin, elle commence à devenir hostile, pas moyen de se poser, la tôle ondulée tasse nos dernières énergies…
Elle nous écoute et… redevient bitumée ! Alléluia ! Nous poussons jusqu’à la première ville indiquée. Trois bâtisses, pas de lumières, elle paraît fantomatique, une voiture y est garée, tous feux éteints, deux types dedans… Nous allons rouler un peu plus !
Deux heures, nous sommes usés, nous nous enfilons dans un morceau de piste. Bonne nuit !

La piste de nuit c'est:

- L'obscurité totale

- et devoir gérer l'état de la piste quand même,

- les animaux, tout aussi nombreux qu'en plein jour mais beaucoup plus indisciplinés!

- le risque qu'un caillou s'immisce entre deux des pneus du train arrière et nous les fasse exploser. Cela est commun, ce qui l'est moins, c'est que nous, nous n'avons qu'une roue de secours! Toujours pas de jantes pour le pneu qui habite sur le toit de Dapigu et à la connaissance de notre mécanicien de El Calafate, nous n'en trouverons pas en Argentine!

Bref, tout ça plus la fatigue! C'est éprouvant!

 

Sabado 17 enero

Encore un peu de piste!

Nous faisons le plein dans la seule station sur près de 600 kilomètres. En fait, non! Seulement 50 pesos, il y a restriction!

Nous sommes à 46 kilomètres... de piste, donc 4 heures de route de la "cueva de la mano", site d'art rupestre classé au patrimoine mondial de l'UNESCO! Donc, aujourd'hui, sortie pédagogique oblige!

 

Nous y rencontrons Olivier, reporter photographe français, vivant en Italie, très sympa, nous échangeons nos adresses et .... " vamos a ver"

Les mains sont des mains, certes! Mais l'histoire et le site sont superbes!...Même si nous avons amer le fait qu'il faille revenir sur nos pas ( 4 heures de plus pour repartir sur 150 km de "ripio".... il est 20 h...). Les paysages nous font oublier notre amertume, les chevaux en liberté, cela vaut toutes les thérapies du monde!

Du coup, nouvelle session "piste de nuit". Allez, c'est pour la bonne cause, Laurent nous attend le 18, et nous sommes le 17.

150 km, c'est jusqu'à La ville de Perito moreno (à ne pas confondre avec le glacier, rien à voir!). Ensuite, il reste 471 km!

Bon, nous verrons demain.

 

Domingo 18 enero

10 heures de route encore, entre piste et bitume, nous sommes hachés et poussiéreux. Depuis 4 ou 5 jours, je ne sais plus, nous sommes sur la route en moyenne 8 heures par jour et ... nous y repenserons quand nous serons reposés!

Ce soir, nous sommes à Esquel, il est 22h 30 quand nous nous posons, 1h 00, quand je trouve internet pour mettre à jour...

SUITE...


l'âme en paix, l'esprit libre, le coeur joyeux sur les routes du monde....en avant pour l'école de la vie...

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