....TOUR DU MONDE 2008 / 2010 A la rencontre d'une page de notre histoire....

AJLJ.argentine, l'ultimo

 

Jeudi 3 mars

 

BON ANNIVERSAIRE TATIE HÉLÈNE !

La journée fut parfaite… et chlorée, nous pensons passer la frontière Argentine ce soir, le timming est bon, le passage se fait sans encombre et nous arrivons même au campo après trois courses de survie, prêts à attendre Adrian. Comme les hirondelles au printemps, nous prenons le nid ! Il est 23 heures, accueillis par Edwige, une splendide chouette blanche qui nous régale de son vol le temps de faire les lits et plus personne ne sourcille.

Nous avons eu vite fait Seba sur Internet, Adrian ne se doute de rien, super ! Seba est le seul au courant de notre retour, nous l’avions mis dans la confidence pour le charger de me ramener la nouvelle carte bleue de son périple en France.

 

Pourtant au réveil nous constatons que la pelouse a été grossièrement tondue et que la tondeuse attend patiemment que de faire son sport avec de quoi l’abreuver de longues heures,… sait-il ?

Peu importe, nous verrons bien. Nous tondons et entamons le grand nettoyage des milliards de corps d’insectes qui jonchent la maisonnée. C’est un outil de travail et pas une maison secondaire. Les enfants reprennent leurs marques, leurs jeux, heureux de retrouver leur foyer.

En fin d’après-midi, nous allons au village, chercher La Carne ! Nous rêvons depuis deux mois d’une colita et d’un chorizo. Nous rangeons le tapis qui sert d’aire de jeux dehors et tombons nez à nez avec une tarentule ! Gloups. Que faire ? Elle taille bien trois fois nos tégénaires, bien noire, relevée d’un petit duvet roux. Premier réflexe, la machette. Non, nous ne pouvons pas, elle n’a rien demandé, nous ne savons même si elle est dangereuse.

Alors nous l’emportons au village avec nous et la relâchons sur la piste à une bonne distance de la maison. La pauvre est toute perturbée. Mais aucun remord, si elle n’est pas mortelle, sa morsure est très douloureuse. Pour sûr, elle ne serait pas d’elle-même venue s’attaquer aux morceaux de steak que sont les enfants, seulement s’ils lui avaient marché dessus… Bref, c’est fait.

Le soir, nouvelle épreuve, Didier se brûle à la graisse, la Biafine a disparu. Nous testons le remède reçu par mail de Melinda, il y a quelques semaines. Et qu’on se le dise, le blanc d’œuf battu, c’est du tonnerre !

Ouf, L’Asador est sauvé et peut continuer sa besogne ! Nous nous délectons.

 

Le mauvais côté du campo, c’est les mouches, le camion fut assailli dès les premières heures et visiblement, demain, nous serons tirés du sommeil par leurs horribles promenades matinales sur nos corps chauds.

 

Samedi

 

Si la maison n’est pas vraiment habitée par les humains, elle l’est par les grenouilles, les serpents, les chouettes, souris, coléoptères de toutes tailles, mantes religieuses et araignées par milliers.

Aussi, quant à 23 heures, une nouvelle tarentule se faufile à l’intérieur entre les jambes de Didier, elle prend un coup de machette, moche mais saturation.

Dur, nous pensions passer ici les trois semaines sans Dapigu. Impossible, je vais disjoncter. Ce n’est vivable uniquement car nous dormons dans le camion.

Adrian vient deux jours par semaine au campo, espérons que ce soit en début de semaine.

Lundi

 

Nous devons faire des courses, la première ville, Gualegaychù, est à cinquante kilomètres, bien qu’il soit possible de trouver presque tout sur le village. Cela nous prend presque la journée.

 

Mardi

 

Dapigu est notre objectif principal, il faut que nous l’ordonnions et fassions les sacs. Que prendre ? Que laisser ? Nous allons passer trois semaines en Argentine, au chaud, 19 heures dans l’avion et une semaine en France, au frais. Faire des valises, nous n’avons pas vraiment l’habitude : tout est dans le camion ! Et comment allons nous vivre sans notre huitième membre. Certes Adrian va nous accueillir ou bien nous prendrons une location, mais tout de même, quand il manque quelque chose, c’est dans le camion !!!

Un petit saut rapidement au village à Internet pour apprendre deux choses :

-              Adrian a découvert que nous étions au campo sur une fuite cybernétique. En même temps c’est une bonne chose, il n’avait pas prévu de venir cette semaine.

-              Le camion arrivera finalement à Anvers, une semaine plus tôt, le 17 avril. Nos billets d’avion sont déjà pris, nous arrivons le 15 à Paris, le timming reste bon. Tant pis pour la semaine à Paris et c’est aussi bien pour nous rendre en Autriche, nous aurons un peu plus de temps.

Les plans continuent de tomber à l’eau les uns après les autres. Comment certains arrivent-ils à planifier leur vie ?

 

Jeudi

 

Nous faisons une sortie à Conception del Uruguay, 120 kilomètres par la route, 70 par la piste. Nous élisons la piste passée au labour par les camions sous la pluie. La ville est très agréable, nous y flânons toute l’après-midi et trouvons à faire nos derniers achats souvenirs.

Au retour, je m’engage un peu court dans l’allée du campo, cela nous vaut un pneu latéralement déchiqueté sur la buse. Bien, nous n’avons plus de roue de secours, mais il ne nous reste plus qu’une semaine et demie en même temps.

 

Vendredi

 

Adrian, Seba et Nicolas – le nouvel entraîneur de l’équipe Argentine - doivent arriver aujourd’hui, autant dire que nous sommes dans une excitation palpable y mas !

Nous les recevons, nous préparons tout, l’asado est lancé et nous attendons, 20 heures, 21 heures, 22 heures, ils ne viendront pas, déception. 23 heures ! Des lumières s’engouffrent sur le chemin, c’est eux, ils sont là ! C’est au bord des larmes que nous jetons dans les bras les uns des autres. Les enfants sont intenables, que c’est bon. La nuit se termine à 5 heures.

Ils repartent en début d’après-midi, ils sont seulement venus pour nous accueillir. À demain, nous arriverons sur Buenos Aires.

Dimanche

 

C’est parti, ultime adieu au campo, … Encore !

Nous nous retrouvons quelque six heures plus tard dans la rue Urquiza et retrouvons la famille.

 

 15 mars- 21 mars

 

Il nous faut changer les pneus, faire la vidange et régler les démarches administratives et financières de l’embarquement du camion tout ceci en profitant de nos retrouvailles.

C’est encore en France que la famille se débrouille pour faire un transfert de banque à banque quant nous luttons pour sortir 1000 dollars à la carte de crédit. Impossible, ici d’obtenir plus de 1400 pesos soit 360 dollars par jour. Ce sera seulement mercredi que nous nous présenterons aux bureaux de Grimaldi avec la somme complète. Nous les avons en contact mail depuis trois jours. Et lorsque nous arrivons, ils nous apprennent qu’en fait le bateau du 23 mars ne s’arrête pas à Buenos aires et que le camion partira le 4 avril, c'est professionnel ça. Bien, nous gardons le camion dix jours de plus c’est une bonne chose, mais du coup nous n’aurons plus le temps d’aller en Autriche. Il y a quatre ans que c’est prévu ! ???? 

 

Nous profitons de nous, famille Rossi et Baylacq en communion. Les chicos ont installé leur quartier dans la chambre de Seba - car Lucas et Carolina ont école - 

Pour les pneus, nous attendrons l'Europe, les prix ont augmenté en six mois et sont désormais plus cher que chez nous. L'Argentine comme certainement le reste du monde a vu ses prix s'enflammer ces deux derniers mois. Nous faisons quand même la vidange qui elle ne nous revient toujours qu'à trente euros.

Le hic de l'histoire ce sera très rapidement les voisins dans la rue que Dapigu met en pression. Visiblement notre très cher compagnon est mal venu. Les xénophobes du quartier se relaient pour se plaindre de sa présence qui cache la vue des gardiens et ainsi laisse l'opportunité aux éventuels voyous de venir faire le grand nettoyage dans ces demeures attrayantes.

Sébastien, le voisin nous offre l'asile dans son allée où Dapigu rentre au millimètre. Au moins la pression cesse.

Du coup, nous reprenons la route pour le campo, profitant du camion une dernière semaine. Nous ne nous lassons pas de cet itinéraire déjà tant emprunté. Les « shop lombriz » ainsi que les panneaux « carnada viva » jonchent l’autoroute au cœur des marais. Ce sont de petites cabanes de bois prêtent à être soufflées par les vents. Ici, on s’approvisionne. Plus loin et chaque fois qu’il y a un trou d’eau, on trouve un agglutinement de véhicules sur la bande d’arrêt d’urgence et dans le contrebas leurs propriétaires, en famille ou non, qui pêchent.

 

Les marais, qui s’étendent sur plus d’une soixantaine de kilomètres de large, ont été sérieusement inondés. Déjà, à notre dernier passage. Des abris ont été rapidement montés et les troupeaux rassemblés sur le bas-côté de la route 14 avec quelques clôtures improvisées. Autant dire que le trajet est animé. Nous circulons au milieu des oies, des poules, chevaux et moutons. Les vaches ont de l’eau jusqu’aux flancs. Les maisons d’origine  sont des îles éparses et un tractopelle perdu par ci, par là essaye de monter des digues.

Les camping se baignent et d’eau et de moustiques. Les 4x4 y circulent et l’on ne voit plus leur châssis. Tout cela dans un grand calme comme si, et c’est sûrement le cas, ce n’était qu’une routine. D’ailleurs la vie ne s’est pas arrêtée. Les petits restaurants de grillades, de poissons frais ont seulement déplacé leurs tables et ne s’en trouve que plus près de leurs clients motorisés.

 

Il a vraiment beaucoup plu, notamment hier, la piste est fraîchement imbibée et l’entrée au campo est délicate, si le camion s’embourbe c’est le tracteur et 1000 pesos pour arranger le chemin. Didier part en éclaireur : c’est tendu, mais ça devrait passer. Nous nous posons au plus près, pas question d’aller faire du rallye dans la pelouse.

 

Adrian nous rejoint tardivement et nous délectons à nouveau de délicieux morceaux de viandes bovines.

Il nous informe sur tous les endroits superbes qu’il nous reste à découvrir sur les deux cents kilomètres environnants et nous prenons là conscience, avec le peu d’entrain que nous témoignons, que nous sommes fatigués de la route pour seulement voir du paysage. Incroyable ! Seulement tout ceci se comprend mieux après une petite analyse de la situation.

L’Amazonie inaccessible a emporté nos derniers rêves de découvertes. Le Brésil, hormis sa côte, est difficile d’accès avant le mois d’avril. Pas d’autres options que celle de revenir sur Buenos-Aires, nous sommes définitivement sur le retour.

mardi soir, Adrian invite quelques amis à l'Asado. Son collègue "Coach" nous cuisine un mouton ni plus ni moins et nous faisons la connaissance, entre autre, de la famille Bauer. Xavier, 39 ans, a quatre enfants âgés de 21 à 17 ans. Il est propriétaire d'un atelier de mécano et s'emballe de notre histoire, de notre camion et nous de sa personne. on se connecte et passons une excellente soirée avec de nouveaux amis. A deux heures du matin il nous dit " passer à la maison en partant, je vous aurai fait un disque"

Le disque, c'est le faitout argentin. Exactement, c'est un disque de frein de machine agricole qu'ils récupèrent, autour duquel, ils soudent une bande large de quinze centimètres de métal. Dessous, quelques tiges de ferraille d'armature servent de pied. Avec le second disque, ils font le couvercle. un anti-oxydant qui n'est autre que de la graisse de vache chauffée et l'affaire est faite. Prêt à concocter de délicieuses "estoufades".

Lorsque nous passons les saluer le jeudi, ils nous reçoivent chaleureusement. Et nous pensions qu'il blaguait, mais le disque est là, à peine terminé. Il y a travaillé le jour et la nuit durant, les voisins et ses fils lui ont donné un coup de main, il est gravé en souvenir,... il vaut de l'or. Nous sommes totalement décontenancés par cet excès de gentillesse. Et passons l'après-midi avec des gens extraordinairement humble et d'une bonté illimitée, c'est à peine croyable.

Il est 22 heures quand nous nous glissons dans l’étroite entrée de Sébastien, le voisin d’Adrian, qui héberge Dapigu.

Il nous faut armer le camion, sortir les affaires que nous garderons, passer tout ce qu’il y a devant, derrière et napper tout ça avec le wave-ski et le kayak. Pour terminer en posant la grille.

 

Jeudi 25 mars

Nous dormons dans la mezzanine aménagée au-dessus du garage. Impossible de trouver le sommeil, le camion prend le bateau demain. Nous sommes également incapables de réaliser ça. Plus de maison, terminée l’indépendance.

Bref, lorsqu’il faut se lever à sept heures et demie, je n’ai pas fermé l’œil. Nous levons les enfants, morts de fatigue, mais il nous a fallu deux heures la dernière fois pour arriver au port.

Pourtant cette fois-ci il ne nous faudra que trente minutes. Nous sommes donc bon pour attendre une heure et quart à l’entrée du port au milieu des camions ronflants.

Nous avions rendez-vous à 10h avec Diego qui doit nous faire passer la douane, seulement ce n’est qu’à 11h 40 qu’il nous rejoint. Il est accompagné d’un petit volswagen suisse qui accompagnera Dapigu sur la traversée.

Il y a six mois qu’ils sont sur le continent, ils terminent leur histoire dans le cahot. Hier, leur petit garçon de trois ans a crevé l’œil de son père en jouant à la bagarre et aujourd’hui, alors que les deux camions se suivent pour l’entrée aux douanes. La barre de sécurité se referme sur leur pare-brise. Le camion prendra la mer, amoché. C’est affreux, nous leur laissons nos coordonnées si, par cas ils auraient besoin d’un témoignage.

 

Les enfants sont affamés et épuisés. Nous rentrons… à pied jusqu’à la gare puis en train. Adrian nous a fait un plan avec toutes les explications sur les stations, les directions… je l’ai perdu !

Bon, avant cela, nous devons passer au terminal de bus.

Ce soir, je pars avec Oéane, Léïa et Kaéna sur Necochea. Didier, Chogan et Émilie nous rejoindrons demain avec Seba et Nicolas en voiture. Adrian, lui arrivera plus tard, il a dû repartir au campo ce matin. Il fallait ramasser le maïs, il n’y avait pas les machines. Pour finir les machines sont arrivées, mais il n’y avait pas les bons sacs. Alors pour résoudre le problème, ils ramassent le maïs et le vendent directement.

 

Après avoir mangé pour un prix exorbitant au terminal, mais la faim vous ferez faire n’importe quoi, nous nous dirigeons vers la gare. Passant un bain de foule, une marée de voitures, un tsunami de camion… La gare de Retiro est très jolie, le vieux bâtiment de style gare française date de 1915. Il est classé monument historique depuis 1997.

Nous prenons un billet, 4 pesos pour 7, à peine 70 centimes d’euros. Il y a un train dans cinq minutes.

Nous longeons le quai pour s’installer dans un compartiment presque vide. Et, le dernier passager qui s’engouffre à la fermeture des portes ( car il y en a toujours un), n’est autre que Sébastien, le voisin ! Incroyable et comme ça tombe bien, nous ne savions même pas où nous devions descendre !

 

 

Le bus pour Necochéa est à 23h 35, la journée est longue. Un taxi passe nous prendre à 22h50, il nous dépose à 23h 15. Nous nous installons dans ces larges fauteuils-lits et… il faut changer de bus. Dans celui-ci, ils ont découvert des cucarrachas, de grosses blattes. Pour finir, nous décollons à 00h30.

Kaéna ne paye pas car elle est sur mes genoux, autant dire que la nuit est courte, la climatisation nous la rend trop fraîche.

À 7h 20, le réveil est dur au terminal de Nécochéa.

Je n’ai pas vraiment de plan, Didier arrivera en début d’après-midi. Luz habite ici, mais elle n’aura sûrement pas eu mon mail car elle n’a pas Internet. Alors j’imagine remonter à pied jusqu’au centre ville et aviser d’un plan pendant que les enfants joueront à l’aire de jeu.

Après une toilette de chat dans des latrines crasseuses, nous tombons sur Mauro qui vient également d’arriver en bus de Buenos Aires. Le temps qu’il me demande comment nous comptons rejoindre la ville : «  Que hacen por Ahì ? »

C’est Luz et Anah sa maman, incroyable, elle a donc eu mon message ? Pourtant je ne lui avais pas donné d’horaires ??!!

En fait, elles sont là depuis six heures, elles attendent le bus de Maìten et Malena qui arrive des Andes et qui a deux heures de retard. Ça c’est un morceau de chance !

Du coup, tout le monde s’engouffre dans la caisse de la petite citroën berlingo aux pneus qui ne sont plus lisses car les fils de fer leur donne du relief, avec des cardans qui s’achèvent, un pare brise éclaté et … c’est l’Argentine.

Chez Anah, nous déjeunons copieusement et nous voilà de nouveau aux cascades, je m’y suis rendue en taxi avec les enfants : « -Vous êtes les français ?

-              Euh… oui !

-              Le camion est parti ?

-              Oui. »

Visiblement nous sommes connus.

 Les cascades, ce lieu où nous avons passé tant de temps avec … le camion. Il est 9H40.

 

La voiture de Seba n’arrivera qu’à 16h 40. Ils sont achevés, il a fait une chaleur de dingue aujourd’hui et le compteur de la Renault 21 ne fonctionne plus, mais cela n’empêche pas d’évaluer une vitesse de 80 km/h sur 500 kilomètres,… ce fût long !

Anah vient d’arriver aussi, elle a terminé à pied car son pneu a éclaté sur la piste, tu m’étonnes. Nous le lui changeons, mais sommes guère optimistes pour son retour car la roue de secours est la soeur jumelle de celle qui vient de mourir.

Dernière séance de la journée. Il est 20H 50 quand nous récupérons les clés de la maison de location que le papa de Mauro met à notre disposition.

Il nous faut encore faire quelques courses de survie, Didier et Nicolas s’en charge.

Nous rêvons tous de dormir et ne ferons pas un pli !

 

Nous passons une semaine aussi épuisante qu’exaltante. Journées au bassin où Grisette et Chocolat font toujours partie du comité d’accueil, retrouvailles, séances de kayak, organisation argentine et moyens de locomotion restreints – deux voitures et demie- pour ce groupe de vingt cinq que nous formons, le retour à la maison est souvent bien tardif. Il s’enchaîne, dès lors qu’Adrian nous rejoint, par des soirées restaurants à répétition alors que Seba ou Lucas gardent les enfants et terminent bien souvent par s’endormir au milieu d’eux.

Adrian a décidé de nous faire découvrir la « gastronomie Argentine », et surtout le plaisir d’être entre adulte seulement. Alors, nous profitons. Taverne Espagnol, Bodega Basque, restaurant italien, marisqueria… Le dicton dit : « les mexicains descendent des Aztèques, les péruviens descendent des incas, les Argentins descendent …du bateau. » pour des recettes typiques on en restera aux empanadas, non moins exquis !

Un soir alors que j’en fais une commande pour les enfants, dans un lieux jusque là inconnu :

 «  - que font les français encore là ?

-              ???

-              Le camion est parti ? »

Décidemment nous sommes très populaires, c’est drôle.

Dimanche de Pâques. « Les cloches » – tradition inexistante dans ce pays – sont passées aux cascades, les œufs disséminés dans les herbes hautes ont pour certain servis de déjeuner aux musaraignes. Cela n’enlève rien au plaisir de la cueillette !

La semaine sainte s’achève avec les dernières miettes de chocolat, le cœur gros et des effusions de tendresse qui s’éterniseront jusqu’au lundi après-midi. Cette fois nous nous quittons vraiment ( c’est la troisième fois que nous faisons le coup, c’est presque une blague).

 

Ce fut un stage de kayak presque digne de ce nom, tout le monde avance enfin dans le même sens, soudés comme une véritable équipe, c’est vraiment fantastique. Beaucoup de chose se sont mises en place et nous sommes heureux que Nicolas prenne la relève, que le carburant continu d’alimenter ce moteur en fin de rodage.

 

Alors que Didier, Adrian, Léïa, Chogan et Nicolas repartent dans l’après-midi. Nous attendons pour notre bus. Départ à 23h20

A six heures du matin, à moitié endormis, nous déjeunons dans la gare et rentrons en taxi, mauvaise option, il nous coûte seize fois plus cher que le train. Oui, mais plus pratique.

Mercredi 7 avril

Nous parlons souvent de Tigre avec Emilie, cette ville à trente kilomètres de Buenos Aires qui nous accueillit il y a maintenant 16 mois. Nous décidons de nous y rendre et peut-être passer saluer Béatrice et Angel du camping "les hirondelles". Nous partons en train pour moins d'un euro. Le camping est accessible en lancha, mais elle ne part qu'à 18h, c'est le service collectif et nous sommes hors saison, il est réduit.

Nous optons pour rentrer sur Buenos Aires en catamaran, cela nous coûte une fortune, 86 €. Bon, c'est l'occasion de tester un nouveau moyen de transport. La balade est très agréable, nous filons au fil de ces eaux maronnâtes dû aux sédiments qu'elles charrient et de ces maisons sur pilotis dont la voie d'accès se fait par les embarcadères en bois. Le vent plus que la pluie fait bien souvent monter les eaux plus que de raison, mais c'est ainsi. Lorsque ces caresses humides se présentent, on passe le balai et on espère que tout aura le temps de sécher avant les prochaines.

Le catamaran  se jette dans le Rio de la plata et termine sa route a la Darsena norte, à quelques cuadras - pâtés de maison de cent mètres carrés- à peine de la gare.

C'est agréable d'être à pied, nous testons tous les moyens de locomotions, c'est très ludique et ça plaît particulièrement aux enfants.

 Jeudi 8 avril

BON ANNIVERSAIRE TONTON FRED

Nous pensons aller retirer le « bill of loading » dans les bureaux de la compagnie Grimaldi. Document indispensable pour récupérer le camion au Havre. Seulement Martin qui s’occupe de notre dossier nous informe par mail que lui ne peut nous le fournir. Bien. Nous partons tout de même en ville, en train ( les Rossi habitent derrière la ceinture périphérique de la capitale, ce qui représente 25 minutes de trajet avec ce moyen de locomotion). Nous flânons sur l’Avenue piétonnière Florida et faisons le plein de musique Argentine. Nous avons passé les quatre dernières nuits sur Youtube avec Adrian à inter changer nos connaissances musicales. Nous craquons sur Charly Garcia, Virus, los autenticos decadentes, Mercedes Sosa, Atahualpa Yupanqui, Jose Larralde, et Vicentico.

La  rue est très animée, nous passons de longues minutes à admirer les danseurs de Tango de rue et autres artistes peintre, dessinateur…

 

 Samedi 10 avril

 

Journée au CENADE pour Didier, derniers entraînements, derniers moustiques.

 

Lundi

Adrian a organisé une soirée départ où il a réuni, les amis, les voisins et les officiels de la fédération, c’est un drôle de mélange pour une très bonne soirée.

 

Mardi

Adrian nous offre un Bombom, tambour typique, il fait le plein de cochonneries à manger pour les enfants.

Le Bombom est percé. Il retourne l’échanger et nous en ramène un, deux fois plus gros ! Comme bagage à main, ça risque d’être comique.

Dernière soirée, dernier montage de pagaies, de calages

« Et sinon tu as besoin de dormir avant de prendre l’avion ? » demande innocemment Seba à Didier.

soirée pizza

levés à 7 h 30.

Adrian et Seba nous accompagnent à l’aéroport. La boucle est bouclée, ils nous ramènent là où ils nous ont trouvé tous les deux, il y a 16 mois.

Gaston et son papa Miguel ( du secrétariat des sports) sont là aussi

Adieux sans paroles.

 

 

 

 

 

 

 


 

l'âme en paix, l'esprit libre, le coeur joyeux sur les routes du monde....en avant pour l'école de la vie...

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