....TOUR DU MONDE 2008 / 2010 A la rencontre d'une page de notre histoire....

Argentine novembre 09

 20 novembre

Apres que les enfants aient, par accident, précipité le téléviseur d'Ines dans les escaliers et ainsi  lui oté la vie, nous passons notre derniere soirée avec les grands-parents d'adoption. Il est fort probable que leur venue en Europe se combine avec notre retour, il reste de nombreuses pages blanches a cette histoire, aussi, si le coeur est bondé d'émotion, ce n'est qu'un chapitre qui se temine.

Nous passons notre journée a profité du parc d'attraction de Mar del Plata. La définition en est tout autre que celle de notre dictionnaire francais, mais les enfants s'amusent.  Si les normes de sécurité sont inexistantes, il y a une chose qui est sûre, c'est que nous en avons pour notre argent: Le tour de rally automobile a pleine vitesse d'un quart d'heure - car le responsable du manege est parti boire le maté -  rend Chogan nauséeux et c'est peu dire!

Le vent nous empêche de profité de la plage, aussi je décide de faire une surprise aux enfants et d'aller dormir a Monte Hermoso et ainsi se faire une journée plage.

Lorsque nous arrivons a 1 h 30, la nuit est illuminée, c'est la " feria de las colectividades", la ville est euphorique et il y a un spectacle de danses sur la place. Evidemment, l'effet surprise fait que nous arrivons par les coulisses et qu'ainsi nous nous retrouvons aux premieres loges.

Les enfants sont émerveillés, il y a de quoi, difficile apres avoir passé un an en Argentine de penser voir un spectacle d'une telle qualité en plein air et gratuitement.

Au petit matin, nous avons dormi en face de l'estrade, le spectacle recommence, les différentes associations défilent et offrent des danses aux couleurs flamboyantes toute la journée. La plage de Monte hermoso est divine et déserte, les heures passées a la parcourir et a se baigner seront a l'origine d'une saine fatigue qui me permettront de prendre la route en fin de journée dans un calme absolu. Les enfants s'endorment et je gagne Général Roca pour quelques heures de repos, car il est certainement bien tard.

Lundi 23 novembre

Didier m'avise par internet qu'ils arriveront(lui et Pély) mardi a 9 heures.

Nous faisons l'école en roulant afin d'arriver  a Zapala pour la nuit, ainsi je m'imagine que leur bus va passer aux environs de sept heures et certainement réveillés, ils apercevront le camion garé au bord de la route pour l'occasion, et nous apporteront le pain frais.

Neuf heures, le déjeuner n'est pas prêt alors que nous avons laissé la porte ouverte expres! Ils ne sont pas a nous attendre dehors non plus...

Bien, vu l'heure, ils doivent être a Aluminé, allons-y.

Sur la piste, Dapigu avance a petite vitesse, nous avons une voiture qui nous colle au train, je m'arrête pour la laisser passer, elle s'arrêtte aussi, c'est Ricardo:

" Alors? De nouveau réunis?

- Qui?

-Comment Didier et Pély ne sont pas avec toi?

-??? Non! Ils doivent être a Aluminé, ils arrivent a neuf heures.

- A neuf heures oui,  a Neuquen! J'en viens, ils m'ont dit hier soir qu'ils ne rentraient pas avec moi car ils t'attendaient!"

Ah, bien, Didier avait juste oublier de me préciser le lieu d'arrivée, Neuquen, c'est a cinq heures de route aussi ils arriveront par un autre moyen de locomotion, et nous nous faisons recevoir festivement par les trois chiens de la base de rafting!

Ils montent dans le camion sautent au cou des enfants et s'affairent a trouver un placard ouvert, c'est excellent.

Les chicos d'Aluminé défilent toute l'apres-midi jusqu'a Pély et Didier qui arrivent pour le début de soirée apres 48 heures de voyage.

Empanadas et dodo.

 

Nous coulons des jours heureux dans cette petite localité qui nous est devenue tant familiere. Les jeunes condors s'entraînent a ce pourquoi ils seront tant admirer quand ils auront atteint leur taille adulte: le vol.

Comme leur nichée se trouve en amont de la base, nous assistons tous les jours a leurs prouesses, c'est un régal. Nous aimerions trouver une plume pour orner le camion et arpentons les petites hauteurs des alentours. Peine perdue, Ricardo  nous raconte que le condors ne laisse pas de trace si ce n'est ses fientes sur les falaises, même lorsqu'il meurt. la légende raconte que lorsqu'il sent sa derniere heure arriver, il prend son envol pour un dernier voyage et se perd dans l'infini pour passer dans l'autre monde et veiller sur la Terre.

A défaut, nous trouvons de quoi faire une reconstitution de squelette de bovin, ce qui est, éducatif et ludique. et, les chiens qui se baladent avec nous sont aux anges devant tant d'abondance.

De balades en farniente, de séances de bateaux en rencontres inopinées, de nettoyage intégral du camion en pénétration intense de poussiere a chaque sortie motorisée, nous sommes déja vendredi et Flavio attend Didier a San Martinde Los Andes.

Premier jour de vrai soleil et de chaleur printanniere, la maman de Mathias nous offrent la glace que nous étions venus déguster apres la descente de l'Alto - la riviere secouée arrivant du lac Aluminé- de Didier et Pély.

il est 20 h 30 quand nous quittons Aluminé pour la derniere fois, dur.

La piste est défoncée, c'est un calvaire que nous partageons pour la moitié du trajet avec deux jeunes gauchos pris sur le bord de la route alors qu'ils avancaient a petite allure avec leur malle pesant bien 40 kilos, rentrant de la semaine...

"Merci" nous disent-ils, "avec la nuit qui tombe, nous ne pensions plus croiser aucun véhicule"

Quelle chance, " Et combien de temps auriez-vous mis?

-Oh, comme cinq heures."

Ah, oui, qulle chance!

Junin, il ne reste que 45 kilometres, mais la piste nous a achevé, il est 23 heures, dodo!

Samedi

Il y a Internet a la station service ou nous faisons le plein. Notre probleme de billet d'avion est toujours source d'usure nerveuse précoce.

Eux, s'obstinent et nous aussi, résultats: des heures perdues!

San martin, nous retrouvons Flavio et Nadia en suractivité pour la préparation des championnants alors q'il faut encore assurer la fin de l'année. Flavio est professeur de technologie et les vacances sont dans un quinze jours, de plus il donne des cours du soirs, aussi il lui reste 6 heures par jours pour dormir et l'organisation....

Pas de demi-mesure pour les argentins, ou ils ne font rien ou ils sont de tous les bords.

Pour le coup, Didier prend un bord: celui d'armer le bassin. Car, bien évidemment, il y a zéro portes, zéro câbles et tout juste un rapide accessible apres 15 kilometres de piste de montagne et cent cinquante metres de dénivelé a trotter dans la forêt pour débroussailler a la hache la berge du futur bassin de compétition.

Les chicos lui viennent en aide, Flavio passe également le peu de temps de vie qu'il lui reste par jours avec nous ainsi que Nadia.

Il pleut, il neige, il y a un vent terrible, et il fait un froid affreux, je reste la plupart du temps chez Nadia alors qu'ils montent au bassin. Nous faisons l'école avec les deux enfants de Flavio, Ambar -6 ans- et Tobias -9 ans- en garde alternée avec une maman qui ne les envoit pas a l'école ( autre soucis pour flavio qui se trouve avec tres peu de droit, si ce n'est celui de payer la pension).

Mercredi 2 décembre, il fait beau alléluia! Nous accompagnons la troupe au bassin, prendre l'air, enfin.

Jeudi soir nous dormons sur place, c'est toujours trente kilometres de piste de moins et au moins nous sommes au calme. Nous retrouvons ce que nous aimons tant: quête du bois, petit feu commencé en fin d'apres-midi, guitare, tricotage plaisir des yeux a regarder les enfants évoluer librement, petit asado avec la tombée de la nuit, douche furtive a l'eau froide au pied de la porte avant de se glisser dans le camion... Nous avons retrouvé pour quelques heures des moments bénis, il ne manquait plus que Fifi et Bruno.

Vendredi

Ultime jour avant la course, il faut encore armer des cables et refaire des navettes que chaque nuit le vent se fait un plaisir de couper, quand ce n'est pas un kayakiste qui s'y accroche. Les enfants sont un amas de poussiére, le camion nous ferait presque pleurer a voir son état. Il n'en peut plus et je lui en remet une couche en le plantant sur une manoeuvre dans un trou démesuré. Nous creusons, nous criquons, nous poussons, nous criquons, nous poussons, nous le sortons, a dix. Merci tout le monde, désolée c'est pour tuer le temps libre qui n'existe pas dans ce coin d'Argentine.

Samedi 5 décembre

Jour de course et jour d'arrivée de la grande majorité des compétiteurs qui, en pleine période d'examen, ne pouvaient arriver avant.

Didier est traceur de la piste, comme partout depuis qu'il est en Amérique du sud. Le tracé est technique, il veut se rendre compte des progres. les compétiteurs se sentent en vacances et sûr d'eux car ils viennent de gagner les championnats d'Amérique du sud! Il en résulte seulement deux passages sans pénalités de cinquante secondes, dont un pour moi, fun.

Pour la premiere fois, le président de la fédération s'est déplacé pour voir a quoi ressemble le slalom, il pleut, l'imprimante a lâché, les portes se décrochent.

 - Heureusement, Nouria et LLuiz de la fédération Espagnol et travaillant pour la fédération internationale sont la pour sauver les meubles avec un logiciel de traitement efficace et un sens de l'organisation infaillible- seconde chance la pluie a fait fuir le président...

Seulement, la journée est un drame, Didier est a bout, Adrian est attérré, le reste est démonté. Il vaut mieux ne rien dire.

Nous redescendons a la civilisation pour manger au restaurant avec Pély, Adrian, Marcella, Lluiz, Nouria et les enfants, ambiance lourde de fatigue et d'agacement.

Dimanche

Il fait beau. Didier se décharge de l'organisation pour étudier le parcours avec les chicos, le calme est revenu, l'imprimante fonctionne a nouveau, les choses se remettent doucement en place et la journée est excellente, un seul passage avec un cinquante de pénalité, pour moi! Ha! je colabore!!!!!

Nous nous douchons a la cabaña des garcons  (Seba, Mathias, Mauro, gaston, Mauri,...) avec Pély.

La remise des prix se fait a 21 heures a la municipalité dans la bonne humeur, ouf! les championnats sont clos, tout le monde est content.

Puis petite choripanada au club ou la morte ambiance nous acheve tous, bonne nuit!

Lundi 7 décembre

Les derniers jours ont été mouvements perpétuels dans le camion. Comme toujours dans ces situations Dapigu se trouve être collectivo de la fédération et brasse une quantité impressionante de gens avec leurs sacs, leurs affaires de bateau, pagaies, kayaks et tout ce qui va avec un déplacement de compétition. il est même détenteur du seul réfrigérateur utilisable.

Bref, quel bonheur de retrouver un peu de calme. Il me semble que ma pochette de cuir ou se trouve mon passeport, la carte bleue et le liquide a disparu... Nous profitons de ce doute pour vider le camion dans un coin retiré de la ville et ordonner un peu tout, même si la poussiere incrustée mériterait un bon coup d'aspirateur.

Nous nous posons a la place Sarmiento pour décompresser. il y a la une aire de jeu devenue le monde des enfants et je peux enfin confirmer cet affreux doute avec Seba et Mathias qui viennent a notre rencontre. Comme la pochette n'est pas dans le camion, elle a dû rester dans leur cabaña: Non, ils n'ont rien trouvé et ont rendu les clés. Nadia qui passent une heure plus tard m'accompagne la-bas, au cas ou... La femme de ménage que nous y trouvons confirme: pas de pochette!

Je retourne au kiosco ou je suis passée hier, pas de pochette.

Commissariat, pas de pochette, mais ils me mettent en alerte, carte bleue passeport réunis c'est la ruine du compte assuré. Certes, mais j'ai encore des doutes, je ne peux pas l'avoir perdu, je suis sûre qu'elle est restée a la cabaña. Mauricio parti ce matin a dû la trouver  et ne sachant pas ou nous dormions l'a porté a Adrian. Adrian est introuvable.

Luz envoie des messages aux différents protagonistes que nous venons de faire entrer dans notre histoire.

Nous passons également au centre touristique, au cas ou. Ils nous envoient faire un appel radio.

Il est tard, aucune nouvelle, il est temps d'assurer les arrieres. Peut-être qu'elle est partie a la poubelle, allez savoir... J'appelle la banque pour faire opposition, cela me coûte, la derniere fois, il s'est passé cinq mois avant que j'en récupere une nouvelle.

C'est fait.

Pour le passeport il faut faire une déclaration au commissariat. pour ca, il faut acheter un document a la banque. - l'Argentine! Il y a des choses inexpliquées, comme la facture d'eau ou d'assurance qui se payent au supermarché- Peu importe, la banque est déja fermée et demain, c'est férié.

Didier donne une conférence sur la préparation physique a 21 heures au club.

22h 30, messages en cascade sur le portable de Luz, Sol, Gaston, Mathias, Adrian a ma pochette, en vadrouille dans les montagnes environnantes, il n'avait pas de signal jusqu'a maintenant.

Mauricio non plus visiblement. Je suis aussi ravie que peinée, plus de carte bleue... mais plus le stress de refaire un passeport a vingt jours de quitter le pays.

Apres la conférence nous mangeons tous ensemble au restaurant et fiesta de fin de championnat jusqu'a cinq heures du matin.

 

Mardi 8 décembre

Encore beaucoup de pression dans ce monde du kayak en dévelopement, mais pour la premiere fois nous prenons du recul, nous sommes fatigués d'être au coeur de ce tumulte. On les aime tous, mais ils se nourrissent d'histoires rocambolesques émergeant de points de vue tellement opposés qu'ils se rejoignent. Un monde d'humain ni plu ni moins, mais aujourd'hui, nous décrochons de celui-la. Didier est officielement mis en vacances par Adrian qui repart sur Buenos Aires en position sattellite tellement il semble épuisé.

Nous nous retrouvons quand même avec le club de San Martin et les quelques autres qui sont encore dans les parages au bassin, afin qu'ils profitent des portes  avant qu'elles ne soient démontées.

Asado et bonne ambiance nous remettent tous sur les rails. Heureusement car nous étions en passe de se demander si nous n'allions pas quitter l'Argentine avec indifférence.

Les jeunes d'Aluminé s'en vont avec la fin de l'apres-midi, nous ne les reverrons plus avant tres longtemps. on nous pele une partie du coeur...

Sûr, jamais L'Argentine ne pourra se quitter dans l'indifférence.

Le soir, cyber. L'ordinateur est en saturation, une grande majorité des programmes ne répond plus, nous achetons une clé USB de 16 Go et Mauri qui tient le cyber va nous les passer sur DVD pour la nuit.

Demain nous viendrons faire la mise a jour, pas faite depuis le mois de mai car la mise a jour tres lourde demande une disponibilité Internet de plusieurs heures et nous n'avons jamais eu l'opportunité de la faire.

Mercredi

Journée Cyber, voilá cinq heures que nous nous relayons au chevet de Macky en soin intense, apres lui avoir retiré sa tumeur photographique il peut enfin récupéré un peu de place pour entrer les nouveaux programmes.

Nous profitons de cette pause Internet plutôt longue pour se pencher sur l'histoire des billets d'avion. Ils confirment qu'ils ont envoyé les billets électronique mais ils n'apparaissent nulle part sur notre boîte mail. Didier dans un éclair de génie se retourne sur notre premiere adresse mail cegetel que nous n'utilisons plus depuis deux ans. Surprise depuis juillet, la compagnie a été rachetée par SFR et des lors le transfert automatique a cessé de fonctionner. Comme l'ordinateur a gardé l'adresse en mémoire, c'est celle-la qui a été selectionnée automatiquement lors de la saisi du formulaire des billets d'avion.

Résultat, les billets électroniques ont bien été édité et plus moyen de récupérer le prix des billets, une bagatelle de 2000 euros...

Enfin, le pire c'est que nous n'avons pas su non plus que Gaëtane G. a débarqué sur Terre pour gonfler les rangs de cette joyeuse génération.

Alors, BIENVENUE GAETANE !

Et puis, merci Sebastien Martel pour ta proposition de bateaux pour la Séu, nous découvrons, évidemment trop tard, ton implication généreuse.

 

J'en profite également pour faire une petite mise a jour du site sans accent grave, car je n'ai encore rencontré aucun clavier argentin capable de m'en offrir un et aucun argentin sachant le faire ( le copier-coller dans insertion de symbole n'est pas compatible avec le site).

Et voila, plus que deux jours par ici, car Flavio voudrait profiter de la présence de Didier pour quelques séances d'entraînement et nous rentrerons tranquillement pour être Le 16, a 20h 30 dans le hall d'arrivée du terminal A de l'aéroport de Buenos Aires et y accueillir Stephanie, Vincent et la tant attendue ANDREA pour quelques quinze jours dans l'enfer paradisiaque Baylacquien!!!!

Dans quelques jours des photos sur cette page!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

l'âme en paix, l'esprit libre, le coeur joyeux sur les routes du monde....en avant pour l'école de la vie...

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