....TOUR DU MONDE 2008 / 2010 A la rencontre d'une page de notre histoire....

Décembre 09

Mercredi 16 décembre,

C’est le grand jour, nous recevons. Depuis hier, nous nettoyons le camion sans relâche envers et contre les hordes de moustiques qui nous dévorent sans scrupule, aucun ! Après un petit mois dans les Andes et la poussière, Dapigu et tout son équipement étaient imprésentables et même plus vivables.

Bref, treize heures nous faisons nos adieux au CENADE, à l’heure du repas, pour avoir tout le monde et sous la pluie pour accentuer le côté dramaturgique de l’histoire. Santiago, Claudia, Juan Carlos, Alejandro, les chiens Sofia et Flaca, c’est difficile, très … humide.

Au revoir CENADE 

Nous nous sommes échangés quelques cadeaux précieux avec Santiago, il est le « Tio Argentino » des enfants et quelqu’un de très particulier pour nous.

 

Nous ne pouvons supporter une minute de plus ces moustiques, nous les avalons en marchant, les brassons avec les mains, c’est à rendre fou. L’avion n’arrive qu’aux alentours de 20 heures (nous ne savons plus exactement), mais nous nous exilons au centre commercial.

Le plan, c’est de faire quelques réserves alimentaires, car nous ne voulons pas infliger le drame « moustical » à nos futurs compagnons d’infortune et prendre la route dès ce soir, en direction de Necochéa, nous dormirons dans une station service où nous pourrons planter la tente,… nous imaginons…

Ecole sur le parking du supermarché. Voilà quatre heures que nous sommes là, porte ouverte car le soleil et la chaleur sont revenus. La pluie s’était seulement pour que le camion se couvre de boue et que notre peau, désormais, semblable à une cellulite de géant sur chaque centimètre carré soit le seul témoin de nos efforts. Un gars vient nous demander si nous  sommes de l’investigation ( ???)

 

Mais, l’heure tourne, 18 heures trente. Le vol de Sandrine et Xavier avait eu une heure d’avance, pas question de rater l ‘arrivée, nous filons à l’aéroport. Une fois là, je vérifie l’heure sur le billet électronique que nous avons dans l’ordinateur… 20 h 50. Bien, du coup, nous avons un peu d’avance ; Alors nous déclarons ce mercredi 16 décembre, jour officiel du squat de parking ! Nous lisons, mangeons, tricotons, jouons, passons au tableau d’affichage… le vol aura une heure de retard.

Au moins, on est sûr de ne pas avoir raté l’arrivée.

21H34, l’avion vient d’atterrir, on s’impatiente, Océane malgré sa réserve naturelle se laisse déborder par l’impatience. Les couloirs s’engorgent, se dégorgent… s’engorgent à nouveau… ils ont des manteaux cette fois, ça vient du froid, ça sent le frais européen… ils se dégorgent…

22H30, toujours rien, c’est de nouveau des gens en T-shirt qui défilent.

23H45, Les petites jambes surexcitées que nous imaginons depuis de longues heures apparaître au plus loin de notre champ de vision, sont enfin une réalité.

Après une si longue attente, nous ne sommes même pas surpris qu’ils arrivent… sans bagages.

On est vraiment heureux, le bonheur qui transpire par chacun des pores des deux filles fait vibrer les cordes émotives des plus grands.

Les bagages ? Ils ont un numéro de téléphone à joindre, ils sont apparemment restés à Madrid. Le numéro ne répond pas, les guichets d’agences fermés depuis longtemps.

Quartier général pour réfléchir : Dapigu.

Nous n’avons pas énormément de solution : le CENADE, nous voulions le leur éviter, mais puisqu’ils insistent ! Il est presque quatre heure du matin pour eux, alors l’envahisseur leur paraît surmontable.

Santiago, de garde, nous accueille, nous offre une chambre et nos voyageurs s’installent pour la nuit.

 Dormir!....

Jeudi 17 décembre

 

Evidemment, lorsque le personnel du centre embauche à neuf du matin, c’est avec grande surprise qu’ils découvrent Dapigu à sa place habituelle.

Nous profitons d’une ultime douche à l’eau chaude et courante. Des adieux qui n’en sont pas vraiment car nous sommes sûrs que les bagages n’arriveront que demain.

Aéroport.

Pourtant, ils sont là, tout juste entrain de débarquer, quelle chance, nous les récupérons sans problème, ils ont été ouverts à la douane, mais les délices du sud-ouest sont toujours là !

C’est alors le temps du débalage, qui devient un classique, des merveilleuses attentions de ces amis, mamies et tontons qui sont indescriptibles ( parce qu’il est bien tard ce soir, à l’heure de la mise à jour).

Merci Mumu et Tonton Yey, merci mamie et merci l’école, maître, maîtresse et les copains, comme cela fait du bien.

 

Il est temps de reprendre le plan d’origine. Prêts pour affronter l’Argentine ? Quelle question, Andréa, Vincent et Stéphanie sont prêts à tout. Il faut déjà être à moitié fou pour avoir eu l’idée de venir participer à une histoire comme ça. Encore plus pour acheter le billet et complètement pour embarquer.

Les enfants ne se posent plus de question quant à la présence d’autres personnes dans le camion : lorsque les entrailles de Dapigu sont pénétrées, nous ne faisons plus qu’un. Chogan, kaéna, s’endorment très vite sur les genoux de ce nouveau centre d’attention : l’adoption est réussie !

Ce soir, il est minuit, l’objectif du jour est atteint, quand nous arrivons sur la côte sauvage. Vincent et Stéphanie plantent la tente, Océane et Andréa font de même, le vent, fidèle à lui-même, se fait un plaisir de les accueillir. Ils sont fous ! Bonne nuit car là, il est deux heures et demie.

 

Vendredi 18 décembre

  Seuls... pas d'oreille coupée cette fois... Familles nombreuses, familles heureuses!!

BON ANNIVERSAIRE TRISTAN !

 

C’est les vacances : plage, surf, balade, glace… Au supermarché nous croisons Sol, qui vient de rentrer de La Plata et qui a aperçu le camion.

Nous devions faire un asado avec le club de kayak, mais nous préférons profiter de nous-même et nous offrir le premier asado des Navaillais tout frais au camping gratuit près du bassin.

Le site des cascades, toujours plus accueillant, enchante Stéphanie et Vincent. Grisette et Chocolat s’enfilent aussitôt dans leur rôle de chiens de compagnie, nous vivons une soirée parfaite ; Il n’y a même pas de moustiques. Les couleurs sont superbes, les enfants heureux, la viande divinement argentine, on ne peut rêver mieux.

Les filles plantent la tente, tout comme Stef et Vincent. L’orage vient tester le matériel, et la tente des filles est reclassée !

Elle est littéralement inondée. Elles finissent, après s’être relayées une partie de la nuit pour dormir sur les quelques centimètres de mousse sèche, par s’engouffrer dans celle des voisins.

Le comique de l’histoire c’est qu’en fin d’après-midi, j’ai discuté avec Rosa, qui tient le camping, et elle me disait qu’ils n’avaient pratiquement pas vu la pluie depuis un an…

 

Samedi 19 décembre

 

L’objectif du jour c’est Monte Hermoso. Adorable petite ville en bord de mer à 200 kilomètres de là.

Il pleut, tout est trempé. Les mousses, les couvertures, les vêtements… Et il faut plier les tentes sous la pluie. De plus Kaéna fiévreuse depuis deux jours, s’est fait une nuit à 39,5°C et deux pipis au lit.

Les vacances ont basculé en Aventure. Le moral reste au plus haut et la bonne humeur prend la route jusqu’à Monte Hermoso, avec la pluie ! Les ultimes gouttes tombent alors que nous n’avons pas encore coupé le moteur.

Première chose, une laverie pour faire sécher la misère, puis pause Internet. Nous avons un mail d’Adrian qui nous dit que Xavier – le nouveau président de la fédération de kayak- aimerait nous recevoir chez lui, à Viedma. C’est le lieu de notre prochaine étape. Bien, si le plan se déroule comme prévu, nous partagerons un repas avec sa famille.

Internet en Wifi au centre d’information touristique, nous en profitons pour laisser au soleil le temps de réapparaître complètement.

Le linge est sec nous prenons place au bout de la plage et posons le campement. C’est toujours incroyable de se garer face à la mer, en ville, planter la tente et que personne ne dise rien, « todo normal !  Hay que aprovechar ! »

 Retour de pêche, achat du repas de midi

Dimanche 20 décembre

 

Il fait beau, on est bien, ce serait dommage de ne pas profiter d’une telle journée. Nous passons par Internet. Pas de nouvelle de Xavier, aussi nous lui envoyons un mail pour lui signifier que les plans ont changé et que nous ne passerons pas.

Nous prenons la route en fin d’après-midi et s’écrasons sur le sable de la « playa Doradillo » à cinq heures du matin, huit cents kilomètres plus loin. Cette même plage et ces baleines qui nous avaient accueilli un mois et demi plus tôt alors que nous étions avec mamie.

Cette fois, les cétacés ont pris la route pour le sud. Il ne reste que les mères des plus petits baleineaux, mais plus au large, nous savons que nous ne les verrons pas.

 

Lundi et Mardi

Nous coulons des jours heureux à Puerto Madryn, profitant des services touristiques et de la laverie, le soir ,nous retournons dormir chez nous, à la plage Doradillo, cuisinant ou non, se baignant ou non – car l’eau est bien froide tout de même- Il n’y a que Vincent pour s’y faire des longueurs et Stef dans ces folies passagères.

Douce vie.

 fleur de cactus.  petit oiseau espérant désespérement de pouvoir passer à son nid   seuls, toujours seuls...

 

Mercredi 23 décembre

 

 Le vent a soufflé toute la journée, donnant à la ville une apparence fantomatique sous un voile sableux… Rien de bon en somme.

Nous arrivons tard à Puerto Pyramides à cent kilomètres de Puerto Madryn.

Et descendons directement sur le parking réservé au camping-car, nous sommes seul pour profiter du coucher du soleil.

Le seul détail désagréable, c’est Le Vent, ce soir particulièrement puissant à en casser deux arceaux de la tente, nous improvisons une répa-scotch-argentino et Dapigu se met en position paravent. Mais nous sentons bien que pour Stéphanie et Vincent c’est presque trop. Ils s’enfilent pourtant courageusement sous leur toile.

 

Jeudi 24 décembre

 

Stéphanie est sur une petite indigestion et outre le vent, a passé une sale nuit, est-elle alimentaire ? Gloups, il vaut que nous arrivions à récupérer du moral quelque part… pas de boutique… juste le bon esprit qui a toujours autant de succès. Ils en ont au moins autant que nous. Nous nous en sortirons.

 

C’est le jour du tour de la Péninsula Valdez, les deux cents kilomètres de piste qui nous avaient fait tant souffrir l’an passé. Mais, le spectacle vaut le coup. Elle sera d’ailleurs bien meilleure.

Nous imaginons voir les orques, pour être sûr du coup, nous passons par le village à la pioche aux bonnes informations. Nous tombons sur un vieux loup de mer, qui, très fier, a travaillé avec Cousteau et aime bien le vin. Il nous raconte des tas d’histoires fantastiques, avec un tas de surplus paraissant sortir d’un tableau de Dali, mais peu importe, l’important c’est de savoir raconter.

Au final, il est l’heure de se rendre à notre rendez-vous avec les orques, aux vues de la marée montante et nous sommes invités à fêter le réveillon avec notre vieux barbu.

En route, les pingouins, les  loups de mer, les phoques et les éléphants de mer sont toujours là… Nous nous installons face au restaurant des orques, accès V.I.P où le repas fraîchement avachi sur le banc de sable les attend…. Et, rien. Ces loques de phoques n’auront que pris le soleil. Ce n’est pas que nous désirions qu’ils passent à la casserole, mais éventuellement si c’était l’heure de certains nous aurions apprécié de voir la bête.

Tant pis, nous retournons un peu déçus sur Puerto Pyramides, au camping ! Stéphanie et Vincent ne veulent plus entendre parler du vent et une bonne vraie douche paraît indispensable au moral.

Nous avons décidé de ne pas accepter l’invitation de notre cher hôte. Ce serait comme voler le Noël des enfants et pas sûr qu’en tant que groupe, nous serions prêts à écouter des histoires merveilleusement tournées et peut-être répétitives –l’alcool aidant ! –

 

Nous préparons un sapin à la hâte.

 

J’ai perdu mes notes sur ce noël fabuleux, j’avais pourtant écrit jusqu’à trois heures du matin. Tellement il fut magique, tellement le repas du réveillon fut un désastre. Avec ce vent glacial qui nous a confiné dans le camion après avoir, en quelques secondes, refroidi cette viande infecte quand L’Argentine n’est que « Carne » exceptionnelle !!!!

Il y avait bien le foie gras et le magret français, mais à l’engouffrer en quatrième vitesse dehors pour avoir un peu d’espace et morts de froid, ils perdent un peu de leur valeur…

Pas une minute à accorder aux enfants, trop d’activité, trop de fatigue…

Et pourtant, … , une fois la marmaille endormie, nous passons une bonne heure à faire les lutins de Noël dans l’atelier – La tente, cette année – Monter le garage de Chogan, emballer, élaborer le plan sans faille du passage du Père Noël.

Il faut anticiper :

- Les paquets aperçus par les enfants dans le camion – pas vraiment de place pour camoufler- à transformer

- Le vent terrible qui risque de tout emporter

- Le réveil des filles aux aurores.

Tout ça nous vaut de bons fous rire.

 

Et au petit matin, Noël c’est maintenant : Il n’y a pas le moindre souffle de vent, il fait grand soleil, les enfants sont sous la magie et remplis de joie, on ne pouvait rêver mieux.

Noël magique 

Nous profitons pleinement de cette journée et la terminons au restaurant car il n’y a pas de raison, c’est Noël !!!

 

 

26.12.09

Nous avons décidé de quitter la Péninsula dans la journée et retourner dormir à Monte Hermoso.

Le climat est toujours idéal, nous profitons de la plage et de notre maître nageur –Vincent- pour une séance plongeon.

De plongeon en pâté de sable, il est 20 H 30 quand nous prenons la route. Avec deux douzaines d’empanadas et un pack de red bull nous enquillons les 800 kilomètres qui nous séparent de notre objectif.

Six heures du matin, l’objectif est atteint, Stéphanie et Vincent jettent la tente devant la porte, Bon levé du soleil.

On pourrait les plaindre, mais ils ont pris l’habitude, c’est presque une routine maintenant et nous ne relevons même plus.

27.17.09


BON ANNIVERSAIRE MAMIE COLE !

BON ANNIVERSAIRE CHOGAN !

 

Les plus téméraires se lèvent à neuf heures et la balade sur la plage nous mène à ce qui sera notre repas de midi : vente de poissons sur le retour de la pêche, excellent, deux grosses veilles pour 30 pesos – 5, 50€ - Elles passeront à la grille, cuisinées par Vincent et le repas sera divin !

Nous soufflons les bougies sur une pastèque avec une pensée toute particulière pour Mamie Cole.

La dînette envoyée par Mamie Reille fait fureur, tout comme le tracto-pelle jaune, ouf ! Nous sommes sauvés !

Anniversaire réussi !

Finalement, nous sommes tellement bien que nous établissons un nouveau plan. Il change en moyenne trois fois par jour, mais l’important, c’est d’avoir un plan.

Nous dormirons ici ce soir encore et ferons la route demain jusqu’à Mar de Las Pampas, petite station balnéaire à l’artisanat à vous faire perdre la notion de l’argent.

Ce soir, Pizzeria pour ne pas perdre de vue que nous sommes en vacances et que nous profitons. Seulement, le camion est encore une fois  ensablé, nous irons à pied… cinq kilomètres aller-retour que les enfants encaissent sans rien dire : Tout se paye !

 

28 décembre

 

Réveil en douceur à neuf heure et demie.

Rangement du campement et il est l’heure de se rendre compte si nous pouvons sortir le camion… Visiblement, non ! pas le temps de passer au plan B que déjà un 4X4 s’arrête et nous sort Dapigu, ni plus ni moins servi avec une invitation à venir chez lui dans le Mendoza pour partager un repas… «  Ah ! la gente de Argentina ! »

Cent mètres plus loin, nous passons le coup de main pour aider un vieux couple dans la même situation. Avec une petite routière, c’est plus facile.

 

Vincent et Stéphanie se relaient au volant pour nous conduire à Mar de Las Pampas. Sur la route, Mar del Plata, ce serait dommage ne pas passer faire un coucou aux grands-parents, vite fait, ils sont très heureux de la surprise et nous faisons la connaissance de leurs filles. C’est bref et intense, mais il est déjà tard, aussi nous filons. Après un poulet-frite dans le camion, nous posons la troupe au parc Camet à Mar del Plata. Une fois la tente installée – Bien qu’avec l’entraînement, le chronomètre flambe, cela reste une épreuve de chaque jour- un gardien et ses sept chiens nous délogent gentiment : pas question de dormir là.

Ok, on ne se démonte pas, seulement la tente, pour la replanter quelques kilomètres plus loin sur le bord de la route.

C’est la première fois depuis un an que nous sommes sur le continent que nous nous faisons déloger. Ca s’essaye !

 

29 décembre

 

Mar de Las Pampas et son artisanat, nous sortons le porte-monnaie. Le remplir à la banque et le vider dans les boutiques, en voilà un plan qui me va bien. Certes, nous dépassons le budget, en même temps, nous ne savons pas ce que l’avenir nous réserve… De plus, l’orage éclate et que faire de plus que les magasins lorsque la pluie rince les pavés ?

Le soir, nous reprenons la route car demain c’est : « Mundo Marino », le plus grand parc d’animaux marins d’Amérique du Sud, pour clôturer le séjour.

Nous cherchons un endroit pour dormir sur la route, mais rien ne s’offre et nous sommes déjà – il est 1h30- à San Clément. Va-t’il falloir aller au camping ?

Non !!! La tente s’installe au culot à 200 mètres de l’entrée du Parc, il n’y a qu’en Argentine que cela est possible !!!

Désormais, lorsque nous poserons le camion dans un endroit peut-être pas vraiment pour ça, nous penserons : « il pourrait y avoir une tente en plus ! »

 

30 décembre

Neuf heures, le parc ouvre ses portes à dix heures, il y a peu de risque que nous y entrons trop tard pour profiter.

Brossage de cheveux ! Et la faune marine se fait voler la vedette en deux coup de peigne : des lentes !!!! Les filles ont des lentes et des poux !!!!

Catastrophe, offensive directe avec les moyens du bord : peigne à poux, vinaigre blanc, mise au vent de la literie suivie d’une attaque à la bombe insecticide et acharnement ! Pas de quartier, je coupe les cheveux d’Océane, Andréa suit le mouvement. La douleur engendrée par la perte se dépasse avec la puissante solidarité des deux amies.

Aussi, il est midi quand nous faisons notre entrée dans cet univers aux allures de parc d’attractions européen.

Nous passons une journée vraiment très agréable, les argentins ont le sens du spectacle et ces dauphins, orques et autres lions de mer ne l’ont pas moins.

18 heures, demain, c’est le jour du départ, nous nous sommes rendu compte que nous avions oublié de confirmer le vol, impossible de joindre la compagnie, aussi ce sera un test pour savoir si c’est indispensable.

Sur la route, 00h, pause Internet et nous apprenons que ma carte bleue – encore elle – est arrivée chez Adrian, enfin du moins son enveloppe ouverte et vide. Bien, action : annulation, j’abandonne, la CB et moi ne sommes pas compatibles.

Nous devions passer le réveillon au campo d’Adrian, mais Sebastian et Mathias qui s’envolent pour un stage de kayak en France viennent d’avoir leurs billets – Argentina…- et le vol est pour ce soir, aussi nous resterons sur Buenos.

A deux heures et demie nous nous arrêtons dormir dans une station service à la Plata ( soixante kilomètres de Buenos aires), la douche quelque soit l’endroit infâme est devenue vitale.

Il est tard et le test camion de nuit à dix n’ayant pas encore été effectué, nous prenons place : Stéphanie et Vincent se calent dans le lit d’Océane et répartissons les autres là où ça rentre.

Bonne nuit ! C’est bon ça !

 

31 décembre

 

Les valises se terminent à la hâte sur le parking boueux de la station-service, alors qu’elles avaient été commencées sur la route,… conditions difficiles…   Quand une certaine essaie de passer en fraude...

Pero bueno, 10 heures, nous tournons un peu dans la ville afin de retrouver l’autoroute, c’est seulement histoire de faire monter la pression.

11 h 30 , aéroport, parfait, l’embarquement est dans deux heures, nous profitons jusqu’au bout de chaque instant, la séparation est dure et l’émotion fait déborder les écluses.

 

Résumer cette aventure serait comme faire une parenthèse, et dans notre histoire, il n’y a pas de parenthèse, seulement des moments forts.

Connexion, Unité, voilà des mots dont la définition pourrait alimenter la description de ce que nous venons de vivre.

Bon vent à tous les trois, à très vite. Nous avons tout vécu – ou presque- ensemble sans qu’il n’y ait jamais une pointe d’agacement, d’ennui, de saturation, c’est tout simplement incroyable car il y aurait pourtant eu matière… Encore à l’écrire je trouve ça tellement « Humain » que je n’y crois pas.

Ce fût excellent! 

 

 

Bref, rien de mieux pour dépasser l’émotion que de se jeter dans un centre commercial. Ça brille, il y a plein de bonne chose à manger, puis la foule vous sature, le passage en caisse fini de vous achever et vous sortez de là lobotomiser et avec de quoi se remplir l’estomac… la meilleure façon de passer à autre chose.

Aussi, nous nous rendons chez Adrian. Il nous attend, aussi heureux que nous, il a fait garer le voisin dans la rue pour être sûr que nous ayons une place devant sa maison.

Comme c’est bon de se retrouver.

Le réveillon est tranquille, piscine pour les enfants, quand Seba et Mathias s’envolent pour la France, et plus précisément la maison de Myriam – la sœur de Didier - et Fred qui les accueilleront là-bas. Avec Eric, Mathieu & co qui se sont dévoués pour les parrainer.

Nous sommes étrangers en famille… sur les papiers. Seulement, en dehors du fait que nous faisons encore connaissances avec certains membres, rien n’y paraît.

La nuit se termine à 4 h du matin, les enfants dorment à la maison, nous, dans la rue

 .

....SUITE - fin de l'Argentine et Uruguay-

l'âme en paix, l'esprit libre, le coeur joyeux sur les routes du monde....en avant pour l'école de la vie...

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