....TOUR DU MONDE 2008 / 2010 A la rencontre d'une page de notre histoire....

mai-juin 09

 En cette fin du mois de mai, je commence par la force des choses à me projeter un an plus tard... le camion devra être en Ukraine, à Kiev, pour que nous puissions terminer, en un mois seulement, notre tour du monde par l'Europe de l'est. 

Pour cela, il faut qu'il prenne le bateau jusqu'au Havre, alors que nous traverserons en avion, direction la Chine. De là, Dapigu sera pris en main par Jean et Bernadette soutenue par Pi et Mi et mené tambour battant ou autrement jusqu'à notre lieu de rendez-vous pas tout à fait fixé. Nous, nous serons entre les rails du transibérien, de Béjing à Moscou.

Au jour d'aujourd'hui, nous pensons qu'il prendra la mer de New York ou Halifax. Nous ferons la traversée du continent américain avec Max et Vickie dans leur "bandit", un sprinter noir.

Je ne sais que trop bien qu'il vaut mieux s'y prendre à l'avance car les recherches et les démarches sont une véritables mise à l'épreuve. Nombreuses heures derrière l'écran, il faut passer à l'anglais et , contre toutes attentes cela m'est devenue bien plus difficile que de parler espagnol.

Autres temps, autres lieux, quand je raccroche la planète terre et quitte les sphères intra-cyberiennes! Les enfants sont toujours là! Evidemment!

Ils s'occupent, sagement et gentiment, sans avoir l'idée une seule seconde de penser qu'on pourrait s'occuper un peu plus d'eux.

Pour divertir cette troupe,  à notre retour de Necochea, nous avons acheté un bateau taille enfant.

En ce mercredi 28 mai, -BON ANNIVERSAIRE SYLVIE-  alors que personne ne se présente à la séance de Didier, ce sont les premiers essais sous les yeux de tonton Yey et tatie Julie au coeur de macky! Ah! La technologie!

Quel agréable moment, il se solde avec le coucher du soleil qui laisse aussitôt place à un air frigorifiant. Tous aux abris. Soirée chocolat au lait, Nous préparons la scène:

Tous à vos place, alignés sur la banquette, avec ce soir Léïa qui trône côté lit de papa et maman, et Didier de l'autre, côté porte. Bien calés, et que personne ne bouge pour ne pas renverser un bol! De toute façons, personne ne peut bouger.

Je lance les hostilités: douceur sortie de la grâce bovine, tu vas frémir sous les flammes!

J'allume notre petit gaz de secours, nous avons rendu la bouteille à Ricardo ce week-end, Pély nous l'avait prêté à Aluminé. Et, Adrian devait nous ramener les nôtres ( car il est le seul à connaître un endroit où les charger), mais il a oublié, nous devrions les récupérer vendredi.

C'est prêt! 

J'ôte la casserole du feu, cela déclenche un "POP" de gaz enflammé qui ne fait pas partie du code de sécurité ( les bouteilles d'ici sont légèrement plus petite). Didier va pour lui régler son compte, la bouteille s'enflamme. vision d'horreur pour nos petits spectateurs, notre cuisine est prise aux flammes. Didier, décidément, toujours aussi vif à la réaction arrache derrière lui l'extincteur et sa main par la même occasion. Il faut noter qu'il était très bien placé, seulement l'extincteur, lui, se trouver à tenir compagnie au casque de kayak, au sac à chaussure... histoire d'occuper sa vie tellement monotone.

le feu cesse instantanément sa rébellion, Didier précipite le malfaiteur à l'extérieur, il n'y avait plus de risque, mais, c'est sa punition!

Nous le suivons prestement, on étouffe ici! Nous irons reprendre nos esprits et manger dans la salle de cantine déserte. L'intérieur du camion est partiellement recouvert de cette poudre bleue salvatrice et lui redonner une apparence acceptable pour la nuit me prendra un certain temps. L'odeur de plastique fondu dormira avec nous, elle n'a pas désiré quitter les lieux...le froid sûrement lui fait peur!

Les dégâts sont légers, la lumière et le rideau sont les plus souffreteux, mais leur vie n'est pas en jeu, bien qu'ils ne pourront plus jamais être ce qu'ils étaient, ni accomplir leur devoir avec tant de rigueur. Le bois a souffert, je m'engage auprès des enfants à lui redonner des couleurs autrement plus gaies. Les suppositoires qui dorment, au-dessus, dans la pharmacie se sont eux éteints définitivement,... dur pour eux, mais ils ne nous manqueront pas!

  

L'histoire est terminée, nous nous endormirons paisiblement, non sans réaliser que nous venons de passer à deux doigts de perdre Dapigu intégralement. Le feu se précipitait dans les placards et les flammes étaient happées par l'appel d'air qui se fait entre la fenêtre et l'isolation du camion, à quelques secondes près nous n'aurions pas pu faire grand chose, excepté de tenter de s'extraire . 

Ce n'était donc ni notre heure, ni celle du camion, seulement la leçon du jour:

- Les dangers du feu,

-Sa propagation

- L'intervention,

Bien compris tout le monde? Bonne nuit!

La journée qui suit vaudra à Dapigu un nettoyage intégral. Il mérite bien ça.

Nous démontons le frigo, son fusible a littéralement fondu à cause des attaques répétés que nous faisons à la batterie auxiliaire depuis que celle du camion a rendu l'âme et le moteur - du frigo- a pris la poussière des routes largement plus que la moyenne autorisée. 

La routine reprend place, dimanche, Eric, Manue, Tifaine, Lucile et Aurélien devraient nous rejoindre pour passer la semaine avec nous avant de rentrer en France, chouette! Nous sommes impatients.

                                                   ..........................

Comme prévu, la famille Guardiola nous rejoint. Samedi, finalement, le mauvais temps à chasser les kilomètres qui les séparaient encore de nous, plus rapidement que prévu.

Il pleut, il fait froid, mais une bonne grosse garbure béarnaise (ou presque) nous réchauffe l'âme et le corps. Tous réunis en ce grand jour qu'est l'anniversaire d'Aurélien, BON ANNIVERSAIRE! Et quel plaisir partagé.

Lorsque la pluie cesse, les journées sont très supportables, jusqu'à temps que le soleil disparaisse. Alors le froid nous pénètre durement. Nous nous réfugions dans les camions. Les Guardiola sont téméraires, ils vivent cela sans chauffage. Ce sera leur seule semaine de combat climatique vécu ces dix derniers mois, ce sera fait!

Nous passons quelques jours ensemble. Entre leçon de kayak, balades en ville, fou rire, .... Le jeu principal est la remise en état du "Guardiola's camion" qui va attendre patiemment, pendant trois mois, l'arrivée de nouveaux partenaires de kilomètres: les parents d'Eric.

Eux, reprennent l'avion le 11 juin, retour à la vie classique semée d'imprévus si souvent prévus!!! Cela ne fait pas encore partie de nos impératifs, mais nous rappelle que ce sera, tout de même notre cas, d'ici quelques temps. Bonne chose, mauvaise chose, ni l'une ni l'autre, une histoire qui continue de se dérouler.

Pour le moment, profitons. Manue fait du tri et remplie ainsi notre pharmacie et la penderie de Kaéna - qui sera garçon encore un an: ça fonctionne, la plupart des gens que nous croisons pensent que notre bouquet final de garçons est bien mignon!- Nous récupérons également les cours du C.N.E.D de Typhaine et Lucille! Que de travail en perspective. Leur programme sont bien plus lourds que ceux que nous construisons avec les filles! C'est toujours un support supplémentaire, pas de vacances d'été pour nous... il fait trop froid!

Pour Didier, l'univers du kayak argentin se révèle être de plus en plus.... Argentin:

Bricole, absence, retard, engouement, matériel de qualité médiocre, programme au jour le jour, absence de financement, objectifs flous,..

Un jour, le poteau s'effondre, un autre la piscine est vidée, alors que la fédération refuse de débloquer des fonds pour une histoire de kayak en ligne, quel fil? Les coupes du monde pour lesquels les athlètes se préparent resteront peut-être à l'état de projet, à voir. seulement le circuit coupe du monde commence dans un mois et pas de nouvelles... Bref, tout cela se fait dans la bonne humeur, c'est le principal.

Sol et Luz, les jumelles prometteuses du kayak féminin, partagent notre quotidien, aussitôt leurs cours terminés, elles nous rejoignent au  campement pour passer des demi-semaines sport et gardiennage. Elles dorment sous la tente et ont bien du mérite. Emilie, Océane ou Léïa, leurs servent à tour de rôle de couvertures supplémentaires, toujours bon à prendre.

Pour l'instant nos recherches en matière de traversée de l'atlantique pour Dapigu ne donnent rien. Patience, tout vient à point à qui sait attendre et.... chercher.

Dapigu, lui, a enterré définitivement sa batterie. Nous la remplacerons Lundi. Toujours pas de carte bleue, elle voyage sûrement... 

Mardi 9 Juin 2009

 

La famille Guardiola termine son séjour en Amérique du sud avec nous. Plus que quelques jours à profiter des « asados » et « facturas », divines tentations sucrées que Manue nous fait découvrir – à 10 pesos la douzaine, c’est la fin,  nous devenons accro, …-


 

Jeudi prochain, leur avion aura tôt-fait de n’en faire qu’un souvenir.

 

Afin de profiter de nous, nous prévoyons une sortie à la Capitale Fédérale ! Autant dire, un véritable défi : 8 marmots à mener flâner dans le quartier Puerto Madero, autour de la Plaza de Mayo et sur la fourmillante avenue de Florida.

Nous hésitons sur notre moyen de locomotion, depuis nos quartiers situés à une bonne demi-heure du centre. Taxis ? Bus ?... ce sera camion sur les conseils de Santiago, le secrétaire du centre. L’idée nous paraît saugrenue et s’avère pourtant excellente. Nous trouvons à nous garer sans souci sur les bords de la « digue 3 » et nous empressons d’optimiser les batteries avec un petit casse-croûte à la sauvette. Merveilleux moment partagé, comme si nous venions de passer 10 mois ensemble.

 

 Ici, nous côtoyons une tout autre population : celle de la ville. Avec, son lot de costard cravate, ses vendeurs ambulants, ses mères de famille ou ses nounous discutant sur un banc, ses miséreux, ses pigeons par milliers et ses chiens errants, parcourant les rues la queue alerte et se préoccupant bien peu de ces animaux à deux pattes à la fourrure peu naturelle.

Mais c’est aussi, ces édifices superbes, pour la plupart typiquement européens, ces places et rues débordantes de vie…ces avenues gigantesques et ces monstres de l’économie cherchant à toucher les étoiles.



 

Nous nous promenons rarement en ville et notamment dans les grandes.

Pourtant, depuis Santiago, nous commençons à les aimer, à les découvrir, cette vie, ce mouvement perpétuel, ces milliards de détails, d’êtres humains tous étrangers ou extra terrestres, … Ouh, si ce n’était pas le camion dont nous craignons la casse ou pire, la disparition, nous nous y perdrions plus souvent.

À notre retour au camion, en très bon état. Sol et Adrian ????? Une histoire qui vaut le détour :

Sol est reparti sur La Plata  (ville où elles étudient) la veille. Elle se situe à 70 kilomètres de Buenos Aires. Sa sœur Luz qui avait cours aujourd’hui était partie avec la clé du local à bateau. Sur cette terrible erreur, Sol prend la décision de la ramener en bus et omnibus. Au changement, elle tombe sur Adrian qui se rendait à l’armée pour voir l’avancement des réparations des bateaux. Rappelons qu’ici c’est l’armée qui fabrique les kayaks avec les résidus de carbone de leurs propres bateaux.

  Sur ce, Adrian accompagne Sol au centre pour ramener la clé. À leur retour au terminal de bus de Sol, ils tombent sur Dapigu attendant sagement la fin de notre balade ! Comme la vie tourne  « bien rond » !

 

Nous triomphons, superbe journée et pas une perte à déclarer. Les enfants s’entendent à merveilles et de pouvoir discuter, échanger, se confier en français est un véritable cadeau pour eux, comme pour nous, ils savourent chaque instant sachant que le glas sonnera bientôt…

 

Mercredi 10 juin,

 

Tout tourne autour des derniers préparatifs de la Guardiola’s family.

Le camion, qui va rester sur les terres argentines, est vidé, démonté, nettoyé, remonté, séché… Afin que les parents d’Eric le retrouvent dans trois mois.

Les valises sont remplies, c’est à se demander comment tant de choses pouvaient se trouver dans un camion si bien rangé.

Manue fait le tri en remplissant nos placards de médicaments, jeux et vêtements. Nous possédons désormais, entre la famille Jessin et Guardiola, de quoi entamer une véritable lutte contre les attaquants véreux que nous affronterons – c’est désormais officiel- au Brésil : les paludosaures et autres dingues de moustiques. Nous avons enfin trouvé une route qui nous mènera en Guyane en traversant l’amazonie, à savoir si elle est praticable ! C’est une autre histoire dont nous reparlerons dans sept mois.

 

Jeudi 11, 

 

La fin d’un chapitre s’écrit à toute vitesse pour nos amis, l’heure approche, les adieux sont teintés de multiples sentiments tant pour eux que pour nous. Ils s’envolent vers une nouvelle vie et leur départ nous projette sur le nôtre encore si lointain et si flou… Étrange situation…

Envolez vous, trouvez bon accueil et belle nouvelle vie, nous nous retrouverons dans un an, presque jour pour jour.


En attendant, nous prendrons soin de votre camion ! Rien n’est encore officiel, mais nous allons sûrement pouvoir assurer sa garde au C.E.N.A.R. Eric et Manue offrent aux filles (Sol et Luz) une maison plus confortable que leur tente canadienne d’une parfaite étanchéité, cependant, plus étroite !

 Nous attendons une réponse du directeur du centre, il existe quelques difficultés de communication au sein de cette institution dont nous n’avons pas percé tous les secrets. Peu importe, étrangers que nous sommes nous n’avons pas à tout comprendre et la vie s’en trouve plus aisée.

                                                                                                                            ….

Il est 16 h30, nous avons rendez-vous avec Luz au C.E.N.A.R pour parcourir ces 500 kilomètres qui nous séparent de notre source d’énergie positive, ce havre de paix, cet univers sans faille car trop simple pour que les mauvaises âmes s’en préoccupent : les berges du Rio Quequen à Necochea ! 

Flash de dernière minute, nous avons appris que nous pouvions profiter d’un week-end prolongé pour aller faire un tour sur une vraie rivière. Le 20 juin est férié en Argentine, mais cette année pour avoir un week-end plus long, ils l’ont déplacé au lundi 15, mystère argentin où l’histoire n’a pas de fil, est-ce ce qui nous la rend si attachante ?

Luz a manqué deux bus d’affilée car trop de monde, nous arriverons donc à 2h 30, il est grand temps de s’effondrer.

 

Vendredi 12 juin

 

Comme on aime ce « chez nous » si paisible.


 

Grisette et Chocolat sont deux chiots baptisés par les filles, il y a six mois, qui ne nous ont pas oublié. Ils avaient trois mois et pourtant chaque fois que nous arrivons, ils déboulent tout fous, tout joyeux et passent là quelques jours avec les filles. Aussi contents de trouver des partenaires de jeux que des gamelles à terminer.

 

Il fait froid, très froid et notre quiétude s’en trouve perturbée. Nous avons pris l’habitude d’avoir le chauffage la nuit – quand l’intelligence réside dans la capacité à s’adapter-. Nous nous mettons en quête d’une prise au 220v. Sol et Luz nous proposent l’atelier de leur père.

Elles nous mènent sur un chemin chaotique, impraticable les jours de pluie, à un nouveau paradis.

Des fleurs, des arbres dissimulent un vieux portail de bois, fut-il blanc il y a quelques années. Tota, le jeune berger allemand, grille toute son énergie au bout de sa chaîne, tentant d’empêcher Dapigu de s’étreindre avec l’herbe rase. N’a t’il donc pas vu qu’il affronte trente fois sa taille ? Décidément, j’adore ces pelouses à la coupe parfaite.

Abel possède un atelier d’ébéniste, il nous accueille à l’entrée de son hangar aux milles merveilles, alors que la nuit nous enveloppe de toute sa froideur.

Le crâne mis à l’honneur, les joues rebondies accueillant moelleusement les verres tout aussi ronds de ses lunettes, la barbe blanche et le sourire rayonnant, on y croirait ! Il vivrait donc là ? on l’a tant cherché dans le grand nord !

Il nous fait entrer dans son univers, au fond du hangar, une petite porte de bois mène à la cuisine où un magnifique poêle à bois, portant le poids des années comme un trophée, s’empresse de nous réchauffer, sous le coup de main de son maître. Comme on s’y sent bien dans cet espace transpirant l’humilité et la discrétion du propriétaire des lieux.

Nous sommes sous le charme, mais il est tard, les enfants sont épuisés et nous le font bien ENTENDRE ! O.k, on dort.

 

Samedi, … dimanche, … nous coulons des jours heureux, au fil des heures, au fil de l’eau, au fil de ces rencontres qui s’enfilent comme les nœuds d’un macramé, c’est bon…


Chogan est invité à manger chez Mauro.

Dimanche soir, nous sommes invités à manger dans l’atelier d’Abel, avec sa femme Martine qui nous a porté des tas de petits cadeaux, livres, produits artisanaux, … Elle est une fervente défenseuse des droits des natifs du pays. Et, Sol et Luz, qui font désormais partie de nous où nous d’elles, on ne sait plus trop, on ne se pose pas vraiment la question.

L’autre jour, dans le petit supermarché du quartier où nous vivons à Buenos Aires, quelqu’un nous a demandé si nous étions sœurs, nous n’avons tout bêtement pas quoi su répondre.

Encore une soirée divine, où la simplicité reste l’ingrédient principal de cette recette explosive.

 

Lundi, nous rentrons au bercail en déposant les jumelles à La Plata. Demain, c’est leur anniversaire, nous ferons un aller-retour vite fait !

 C’est dingue comme nous avons perdu la notion des distances. Il est une heure et demie du matin nous venons de nous enfiler 430 kilomètres, il nous en reste 70, et c’est sans se poser la question que nous prévoyons d’en faire 140 demain pour souffler quelques bougies.

 

 L’essence est moitié-prix nous direz-vous.

Il existe pourtant d’autres barrières à la surconsommation du précieux carburant : la restriction ! Il n’est pas rare et même assez commun, dans ce drôle de pays, que nous ne puissions mettre que 50 pesos par pompe. Cela, après s’être présenté dans toutes les autres stations services qui ne disposaient plus d’une goutte de gasoil. Ah ! L’Argentine quand tu nous tiens !

 

 

Dans la nuit de vendredi à samedi, alors que Chogan est parti dormir chez Adrian, Kaéna fait de la fièvre,  39, 6°c. Une dent ? Une grippe ? Pourquoi passerions nous au travers des mailles de cette épidémie qui engourdit la ville ? Une grippe porcine ? Après tout, il y a encore eu trois morts cette semaine sur la capitale. La dengue ? Possible, elle chiffre à 20.000 cas, va que c’est une grande ville ! Faut-il être malade pour être moustique et survivre à de telle température hivernale !

Bref, ce ne sera rien de tout cela, seulement une nouvelle trouvaille pour nous empêcher de dormir. Au petit matin, la fièvre s’est envolée et la bougresse a retrouvé toute son énergie… collante.

Leur système immunitaire faiblit pourtant sous les attaques du froid humide. Concert de toux et nez coulant sont en programme continu. Espérons qu’ils tiennent le coup, dopés à l’extrait de pépins de pamplemousse et courant pieds nus dans la gelée ! non, ça c’est une blague pour faire frémir les mamies et les taties, quoique.


 

Dans ce quotidien presque banal, nous repensons à celui de Navailles, on l’aime tellement aussi. Il nous donnerait envie de rentrer alors que paradoxalement, ce que nous avons ici, sera un jour tellement loin que nous ne voudrions jamais le quitter.

Ainsi s’agence la vie et dans ce tourment de sentiment, les choses s’écrivent toutes seules. Max et Vickie – nos oncle et tante du Canada – nous ont dégoté un bateau pour Dapigu en partance de New York pour un prix défiant toutes concurrences ! enfin, notre seule trouvaille sûr !

Dans le même temps nous recevons une publicité mail de lonely planet pour promouvoir des agences s’occupant de voyage sur le transsibérien dont un trajet Bejing/Kiev ! C’est pas du destin ça ?

 

En attendant, il faut que nous prenions les cris de douleur de Dapigu en réelle considération : demain rendez-vous chez le docteur pour une visite de contrôle ! 

 

 

 

 

l'âme en paix, l'esprit libre, le coeur joyeux sur les routes du monde....en avant pour l'école de la vie...

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×