....TOUR DU MONDE 2008 / 2010 A la rencontre d'une page de notre histoire....

Ajlj Bolivie

BONJOUR BOLIVIE! Nous ne t'accorderons pas beaucoup de notre temps mais pensons bien revenir un jour...

Un pont, bonjour Bolivie. Nous ne connaissons rien d’elle, même pas le cours de sa monnaie, in shallah y que todo vaya bien !

La première étape se déroule sans problème. Pour les papiers du camion, il n’y a plus personne. On fini par nous informer que la douane est à sept cuadras… de piste.

Les douaniers sont des débutants en apprentissage de leur nouveau logiciel. Ils finissent par envoyer Didier faire une photocopie de ces documents dans un boui-boui.

S’en suivent trois contrôles sur les dix premiers kilomètres.

 

Nous pensions retrouver nos collègues sur la route, mais nous ne trouvons même pas Copacabana.

Premier péage routier, nous n’avons que des soles, le policier de service, compatissant, nous offre le passage en guise de bienvenue. Vraiment sympa.

Arrivant sur La Paz, en pleine nuit, il est 19h30, nous comprenons que nous nous sommes trompés d’itinéraire. Je suis déçue, bien du paysage raté et, cette capitale, la plus haute du monde, nous ne la verrons pas non plus. Notre souvenir en sera une nuée de mini-bus crachant leurs poumons noirâtres dans une valse des plus dangereuses.

Nous ne pouvons pas nous permettre de rester un jour là, pour la contempler, seulement retirer des bolivianos. Il faut que l’on avance. Il nous reste quelque 3000 kilomètres, dont 500 de pistes, pas le temps de traîner nos basques à faire du tourisme.

Au filing, nous sortons sans encombre de cette ville étirée pour se noyer dans un bain d’étoiles magnifiques jusqu’à Patacamaya. Nous avons perdu une heure, il est tard, les enfants ont mal au ventre, ça tombe bien, nous n’avons rien à manger. Dessins animés et au lit. Ils s’écroulent lamentablement. La journée fut longue et peu intéressante. Bien que le paysage fut parfois majestueux.

Demain sera un autre jour.

 

Vendredi 24 avril

 

BON ANNIVERSAIRE AMAÏA, NAÏADE ET THIERRY

 

Le seul circuit touristique que nous ferons en e, c’est aujourd’hui : nous allons jusqu’au parc national de Sajama, quelque 360 kilomètres juste pour du beau paysage, ça valait le coup. Incroyable cette nature ! couleurs, formations, nous sommes dépassés par tant de beauté.

Pourtant cela n’est rien des préciosités qu’offre ce pays, mais il nous faudra y revenir pour les voir. Cette fois-ci, pas le temps…

Nous dormons à Oruro après avoir bénéficié d’un coucher de soleil somptueux sur l’altiplano, « seuil d’or », splendide.

 

Samedi 25 avril

 

C’est l’anniversaire de Yulia cette semaine, mais quel jour exactement, je ne sais plus ! BON ANNIVERSAIRE quand même, on est samedi, c’est certainement le jour où tu le fêtes.

 

Pour nous l’objectif est Potosi. Il faudrait que nous fassions une pause pour laver le linge.

Cette ville nous paraît une bonne option, nous en avons eu d’excellents échos.

L’altiplano s’efface à cent kilomètres de là pour laisser la place à une route torturée de monts en monts. Nous pouvons imaginer la souffrance qu’ont endurée les deux cyclistes hollandais avec qui nous avions fait la vallée de la Luna il y a deux mois. Nous sommes tombés sur eux dans un virage. Assis sur un muret, ils rassemblaient leurs forces pour aboutir leur cauchemar. Comment peut-on partir voyager pour se faire tant de mal ?

Nous partageons une tisane aux herbes délicieuses qu’Emmanuelle nous a laissé. Elle les tenait d’une péruvienne.

Bref, drôle de moment, nous ne pensions jamais les revoir et ne les reverrons certainement jamais… Insolite !

Ici encore la terre est contorsionniste, ses boursouflures et ses canyons pourpres, ses falaises et ses rondeurs, nous grimpons, nous redescendons,puis grimpons à nouveau. Nous sommes bluffés par la vie qui existe encore ici, si haut et sans confort. Petits villages, terrains de foot dominant le monde et milliers de lamas. La Bolivie, d’ailleurs pour nous, c’est les lamas ! Je suis sûr qu’ils sont plus nombreux que les boliviens.

 

Nous finissons par arriver à Potosi. Il est trois heures et quart, trop tard pour le linge.

Nous sommes au bord de l’hypoglycémie. Nous avons repris notre alimentation sommaire, mais c’est un peu trop radical comparé aux quantités que nous avons ingurgitées avec Papi et mamie. Nos jambes flageolent dans cette ville qui a pour seul objectif d’atteindre les sommets. Repas copieux, hamburgers, frites et mitonné de légumes et de viandes, nous allons mieux !

Impossible de trouver du lait pasteurisé, les enfants n’aiment pas celui qui est vendu en conserve, de plus comme au Pérou, il est apparemment tout aussi impossible de trouver du beurre doux. Ils espèrent L’Argentine plus que jamais.

Potosi est superbe, mais elle n’est que montée ( où descente, selon que l’on se place dans un sens où dans l’autre).

Nous sommes en quête d’une paire de chaussures pour Chogan. Ce qui a bien failli se passer des milliers de fois a fini par arriver. Une croc’s bleue de pointure 24 erre désormais dans les hauteurs bolivienne. Cela nous permet de se fondre dans cette population marchande tellement proche de celle que nous avons connue au Maroc. C’est un peu comme chez nous !

Nous rencontrons deux familles française vivant au Brésil depuis trois ans et profitant de leurs dernières vacances sur le continent, ils rentrent en juin en France. Demain, ils feront les salares d’Uyuni, nous rêvons à ces seuls mots. Nous savons qu’ils font partie de ces merveilles uniques au monde que nous ratons alors que nous en sommes si prêt.

Impossible pourtant, la route qui y mène est réservée aux 4x4, nous ne pouvons pas en demander tant à Dapigu, il nous y mènerait sûrement, (il ferait n’importe quoi pour nous), mais à quel prix ? Et en combien de temps ?

Tant pis, dans dix ans peut-être…

 

Puisque nous ne pouvons pas avoir le linge pour demain, nous quittons cette merveille, à la tombée de la nuit, pour avancer un peu. Demain, nous attendent huit heures de piste pour atteindre la frontière.

 

Dimanche 26 avril

 

Levés 6 heures pour arriver à 16 h 30 à la frontière, il est désormais 18 h 30 – L’Argentine. Nous sommes usés ! 320 kilomètres de piste, les portions asphaltées ne furent pas assez nombreuses pour faire passer la pilule. Et pourtant, heureusement qu’il y en avait, sinon nous y serions peut-être encore. Quelques passages cinq nous ont mis le doute, mais encore une fois Dapigu se fendrait pour nous.

Passage frontière assez rapide et sans problème, les douaniers sont super sympas.

Nous sommes en, Argentine !!! Ce n’est pas tant sa beauté, mais ici, on se sent bien.

Nous prenons un orage, à cette altitude (3000), il est de neige. Avec la nuit, il est incroyable.

Nous dormons à Humahuaca près d’un camping-car nantais, deux fois plus grand que nous.

Il est 22 heures, ils dorment déjà, nous en faisons de même, nous mangerons demain.

....SUITE

l'âme en paix, l'esprit libre, le coeur joyeux sur les routes du monde....en avant pour l'école de la vie...

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