....TOUR DU MONDE 2008 / 2010 A la rencontre d'une page de notre histoire....

AJLJ.BRASIL 2

Lundi 18 janvier, nous quittons Rémy et Anah en fin de matinée, ce fût un plaisir et de retrouver Rémy et de passer un peu de temps en maison, comme c’est agréable.

Il reste encore 800 ou 900 km jusqu’à Marésias, nous poussons  à Canenia, un petit village côtier adorable au bout d’une route départementale. La grande place centrale tellement déserte qu’elle paraît un terrain vague, nous héberge pour la nuit. À cinq heures, des cliquetis d’assemblage nous sortent de nos songes. Et à 7 h 30, Dapigu fait tâche au milieu du marché. Il s’est fait encercler, nous nous décalons discrètement avant d’aller faire nos premières emplettes de fruits délicieusement tropicaux : Mangue, goyave, ananas, maracuya, …

Et de nouveau sur la route, les kilomètres s’avalent au rythme des degrés qui augmentent, il fait chaud et nous faisons une halte à Peruibe. L’eau doit être à 25°c, semi-bouillon de culture, le rafraîchissement n’est pas vraiment réussi, mais nous suffit pour arriver jusqu’à Sobaïa 2000, où la maison de Bruno est … vide !

Une voiture passe et l’on nous cri par la fenêtre: «  llega ! » - Il arrive !-

Ok.

Bruno nous accueille à bras ouvert dans son univers qu’il côtoie depuis plus de dix ans en passant six mois de l’année sur ces côtes brésiliennes, aux reflets paradisiaques.

C’est un amour de personnage, fort d’une histoire à multiples rebondissements dont plus d’un n’en pourrait concevoir le quart.

Il s’empresse d’organiser son petit univers de célibataire en lieu de vie pour huit.

Il a beaucoup baroudé et tellement riche d’une culture vécue et non rapportée que c’est un plaisir de se remplir de ses connaissances. Même, lorsque nous ramenons tout fier un « caramouja » à la maison et que d’un œil de travers il me sermonne gentiment sur mon penchant à ramasser tout ce que je trouve.

Le « caramouja » est un gros escargot à la coquille de Bernard l’ermite d’origine africaine. Importé sur les terres brésiliennes par un français gourmand qui eut cru, sous ces climats, qu’il serait plus charnu.

Que nini, il se contentât de muter et de devenir hautement dangereux, capable de provoquer une gangrène sur une coupure.

Ici, sans pitié, lorsque l’un de ces pauvres gastéropodes croise la route d’une potentielle victime, cette dernière lui assène une poignée de gros sel et brûle sa coquille, quelle horreur !

 

Bref, je me fais gronder, j’assume et me mets à table. Car, il est aussi fin cuisinier et nous mitonne du poisson frais à toutes les sauces. Autant dire que nous oublions rapidement le pauvre régime alimentaire que nous suivions depuis plusieurs mois.

Il nous apprend l’art de déguster une « jacka », ce fruit aussi repoussant d’extérieur que d’intérieur, gluant et affreusement collant qui se révèle un vrai délice.

On la trouve partout, pendant lourdement dans son arbre et pourtant, elle n’est pas endémique. Ce sont les portugais qui l’ont importé d’Asie pour nourrir leur esclaves africains. Très nutritive et poussant rapidement, c’était idéal.

Le jus de maracuya, l’ « agua de coco verde » se révèlent également des douceurs que nos papilles apprécient pleinement.

                                               les beautés brésiliennesbeautés brésiliennesbeautés brésiliennes

Nous rencontrons les amis de Bruno : Jurendir, sa femme Maryse et leur fille Mayse d’un an. Ils sont bahianais et venus travailler dans le sud. Gardiens du site, ils sont d’une extrême gentillesse. Marc, pédiatre de grande renommée – les enfants ne sont même pas malade pour en profiter -, sa femme Valéria, « designer » et leurs enfants, Lucas, 11 ans et Fernande, 5 ans. La relation s’établit tardivement car il est bien vrai que je déteste la rencontre forcée, quitte à passer pour une sauvage. Peu importe, au final, nous nous entendons très bien.

Nous passons une semaine paisible, entre plage et cascade, plaisir culinaire et découverte du monde. Et quel monde !

Sublime végétation. C’est le Brésil des livres d’images aux mille couleurs, des fleurs aux toilettes toutes plus élégantes les unes que les autres. Les bouquinvilliers géants colorent les versants de ces formations montagneuses recouvertes de cette forêt tropicale que l’on appelle matatlantica. Il n’en reste plus que huit pour cent car l’homme ne saura jamais faire dans la demi-mesure. Elle est chargée d’une myriade d’oiseaux, entre autres colibris et toucans. Les papillons ne sont pas en reste et perlent le ciel de toutes les couleurs. Quant à la panthère tachetée, elle, est évidemment en voie d’extinction.

Les serpents participent à ce tableau irisé d’une manière moins rassurante, mais tout aussi colorée, lorsque les fourmis s’y fondent dans le mouvement. Elles envahissent les habitations par vague et il n’y a rien d’autre à faire que de les laisser faire, c’est le grand nettoyage. Elles sont hargneuses et violentes, pas question de se trouver sur leur passage. La « croc’s » de Chogan en fait les frais et autant dire que nous fûmes rassurés que ce ne soit pas directement son pied.

 

Les cascades enchanteresses nous offre leur nid pour des rafraîchissements tellement salvateurs.

maresias

Quand à l’océan, on y entre comme si de rien n’était, les tortues ne se présenterons pas, il paraît pourtant qu’elles sont communes. Les vagues sont parfaites, le sable d’une douceur infinie – avec pour mauvais côté qu’il s’infiltre partout-… 

Voilà déjà une semaine que nous profitons de cet univers, il est temps de prendre la route nous ne savons trop pour quelle direction.

Depuis cette semaine, après avoir consulté des gens de tout horizon et de toutes professions il s’avère sûr à 99% que nous ne pourrons pas traverser l’Amazonie à cette époque de l’année. Nous perdons beaucoup d’énergie à rebondir sur cette série de plan qui tombe à l’eau et y perdrions presque la foi.

Du coup, il faut penser le retour sur le continent autrement et la quête pour un embarquement du Brésil s’avère rapidement une perte de temps – il est peut-être possible d’embarquer de Bélem, mais il faut monter là-haut pour être sûr…-. Nous nous retournons donc, sur … Buenos Aires et la compagnie Grimaldi.

Il nous reste un mois et demi avant d’embarquer, les réservations se font normalement trois mois avant, il n’y a pas de problème sans solution.

A bientôt Bruno, cet été sur les plages des Landes…

 

La première ville où nous ferons étape, c’est Paraty. Rémy nous a dit qu’elle nous plairait.

Nous dormons à la station service du port de plaisance.

Il fait très chaud.

 

Mardi 27 janvier

 

BON ANNIVERSAIRE QUENTIN !

 

La ville nous accueille, elle est absolument charmante, nous nous y sentons bien tout de suite. Le vieux quartier est une enfilade de maisons basses blanches aux encadrements bleus, jaunes, rouges, verts. Ce doit être une ambiance car nous croisons des français à tous les coins de rues.

C’est drôle, lorsque les enfants s’arrêtent interloqués : « Hey , il y en  a qui parlent français ! » Cela ne les empêchent pas de créer des liens dans les parcs de jeux avec les petits brésiliens et d’échanger en « portanol » mal arrangé.

 

Nous nous posons enfin à Internet pour de vrai – nous ne trouvons pas de wifi en liberté au Brésil, c’est terrible- et entamons nos recherches pour le retour et démarches officielles. Il faut réenclencher la mutuelle santé en France, car nous l’avions interrompu par soucis d’économie. Nous nous rendons compte que notre contrôle technique est valide jusqu’en mars seulement… comment a t’on pu faire une faille de cet ordre ??? Le camion, en arrivant, ne passera jamais, impact sur le pare- brise, phare éclaté,… Et pas question de changer tout ça ici, nous en aurions pour une fortune puisqu’il faut faire importer les éléments. Bon, nous verrons, ne mettons pas trop d’épices dans la soupe, elle pourrait devenir indigeste.

 

Alors, nous profitons des nombreux charmes de cette petite ville au penchant touristique prononcé.

Nous dormons à la plage Jaguaraba.

Le lendemain, après s’être fait accoster par la police de bonne heure, nous découvrons la « cachoeira pinha » et son tobogan naturel. Ici, à mille deux cent mètres d’altitude la rivière, qui saute de piscine en piscine les roches polies, s’offre en nappage sur une immense dalle que l’enfant du pays surfe d’une manière remarquable quand nous prenons déjà grand plaisir à la descendre sur notre derrière.

Nous dormirons à l’embouchure du rio, toujours sur Paraty, c’est un grand parking désert, hormis la chaleur, nous y serons très bien.

Nous tombons dans les mains des tours opérateurs pour LA sortie touristique de Paraty : la balade en bateau le long des dizaines de petites îles qui donnent cet aspect carte postale et rendent l’océan tristement plat.

 

Onze heures, nous embarquons sur une belle frégate de bois, elle est prévue pour 120, nous sommes à peine une quinzaine.

Les enfants se régalent des baignades offertes au milieu des poissons, plongeant du pont dans cette eau turquoise et venant récupérer sur les matelas. Nous faisons halte sur les petites plages que découvre l’abondante végétation de ces morceaux de terre égarés. C’est très cliché, mais vraiment agréable.

De plus, il y a Gabriel et Christine, parisiens, on s’aborde, on s’entend et on ne se quittera plus pendant les trois derniers jours qui leurs restent à passer au Brésil.

Nous avons l’impression d’être avec un morceau de famille. Les enfants ne s’y trompent pas non plus.

Alors, nous nous offrons de vraies vacances, carpirinha, restaurants – où l’on mange au kilo - , balades, farnientes, rires, plages, cascades,… Le programme est chargé et tellement bon.

La plage de Trinidad est incroyable, une référence en matière de plage brésilienne. Evidemment, dernier week-end des vacances d’été, la date est mal choisie, mais le site n’en vaut pas moins la peine.

Après une première plage, petite crique en communion avec une île rocheuse où la touche de palmiers et fougères rend le tableau idyllique, un premier sentier au cœur de la forêt débouche sur une autre, sauvage et élancée.

Au bout de celle- ci, il faut à nouveau pénétrer dans cette nature luxuriante dont la fraîcheur vous envahit enfin et          @le vert devient émeraude dès lors qu’il est vu de l’intérieur.

Les racines et les roches s’offrent en escaliers, le parcours est scabreux pour nos cinq paires de pattes courtes et la récompense est à la hauteur : Au bout du tunnel de 700 mètres, les piscines naturelles.

D’énormes roches, dévalées de la montagne, sont venues affronter l’océan. Si elles ne l’ont pas vaincu, ils ont trouvé un compromis. Elles, ont droit de rester, quand lui, peut encore s’enfiler. Ils ont ainsi formé des bassins de toutes profondeurs où les vagues n’ont aucune autorisation. Une petite cahute en toit de jonc vient parfaire la photo… mais, je n’ai pas emporté l’appareil.

De retour à la maison – le parking de Paraty, à gauche du Rio qui nous accueille sans histoires depuis quatre jour – Gabriel et Christine nous offrent une douche dans leur « pousada ». La pousada c’est entre l’hôtel et la cabana d’Argentine.

Et, une coupe de cheveux car Christine est coiffeuse, quel bonheur. Taille en série, Océane, Léïa, Kaéna et moi. Et Christine me confirme que je n’ai pas raté ma vocation de coiffeuse, … je n’en avais aucune ! Ha !

Retour au camion pour une soirée pizza et conte d’aventure sur le tapis. Il est 1h 30 quand nos yeux nous souhaitent désespérément bonne nuit. Nous ne dormons que très peu avec ces chaleurs humides et infernales. C’est la première fois que les températures sont si élevées. Et les brésiliens sont très festifs, la musique c’est tous les soirs jusque tard dans la nuit.

 

Dimanche 31 janvier

 

C’est le dernier jour de Gabriel et Christine, ils repartent à 14 heures sur Rio. Nous profitons de nous jusqu’à la dernière minute, ils offrent un souvenir à chacun des enfants et ces séparations successives sont de plus en plus difficiles à gérer.

À très vite en France.

 

En fin d’après-midi, alors que nous « comatons » dans la transpiration, une famille interpellée par la plaque d’immatriculation de Dapigu entame la discussion. C’est la famille Valentin, expatriée et vivant à Saò Paulo. Valérie et Olivier ont quatre enfants, Victoire douze ans, Sixtine dix, Hugues sept et Stanislas trois. Les grands-parents, Mr et Mme Macabet sont venus leur rendre visite. Et, monsieur, militaire de carrière connaît très bien, Mr C. de notre village, c’est drôle.

Ces derniers, et Valérie leur fille, ont vécu six ans à Pau, ce qui explique l’intérêt pour le 64.

 Ils nous offrent l’apéritif et passons des moments vraiment très agréables, les enfants s’entendent à merveille et Emilie voudrait emmener Hugues : « Je lui prêterai mon lit et partagerait mon assiette ».

Une fois encore nous constatons que rien n’est fait au hasard. L’Amazonie inaccessible a eu un impact moral conséquent. Du coup, nous sommes rentrés dans une démarche de retour, car le seul objectif que nous ayons encore c’est la famille W. en Autriche. Le plaisir du voyage s’en trouve malmené. Aussi, il se présente naturellement une cure d’affection, histoire de nous remettre sur les rails.

 

Lundi 1° février

 

Nous prenons la route pour Rio de Janeiro malgré des échos qui nous font suer, les températures là-bas avoisinent les 45°c.

La pause à Mambucaba, pas vraiment appréciable si ce n’est que nous y rencontrons Yan, nous fait faire demi-tour sur Paraty. Tant pis pour Rio. De plus, le carnaval approche et cela pourrait être une extraordinaire expérience… stressante.

L’océan a désormais atteint une température intolérable à la baignade, aussi nous nous rabattrons sur les cascades et bassins qui les prolongent en récupérant, pour la nuit, notre  place sur le parking où se monte jour après jour une estrade… sera t’on délogé pour la fin de semaine ? Certainement, mais nous serons partis.

Les gens défilent au camion pour un brin de causette, une information, c’est très agréable.

 

Jeudi 4 février

 

Nous avions prévu de passer la journée sur la route de la cascade bleue où nous avons trouvé une piscine naturelle et des gens très sympathique. Seulement lors de notre sortie Internet matinale – épisode à rebondissement pour ramener Dapigu, il devrait embarquer le 23 mars, mais rien n’est encore officiel – nous croisons Marie- France et Thalia, deux ans : « je me présente, je suis la maman de Peggy ;

-              De Peggy ?

-              Oui, elle est passée vous voir au camion l’autre jour !

-              Ah oui, mais elle ne s’était pas présentée.

-               Bien, nous allons à une petite plage, Corrumbe, très sympa avec une piscine d’eau de rivière – donc fraîche-, on peut s’y retrouver.

-              Ok, ça roule, à tout à l’heure. »

 

Et voilà comment nous faisons la rencontre de Peggy et ses trois enfants Naïa, six ans, Amane sur ces trois ans et Iuri, six mois. Marie-France est venue voir sa fille quelques jours avec son autre petite fille. Elle a eu cinq enfants et les a trimbalé un peu partout dans le monde. Du coup, elle se retrouve à le parcourir à nouveau car l’un vit à Saigon, l’autre au Brésil, une à Orléans et les autres… par là certainement.

Bref, nous passons une très agréable journée, à surveiller que les enfants ne se noient pas et à récupérer de cette nuit qui fût encore bien difficile. La température grimpe chaque jour un peu plus, il est annoncé 52°c pour Rio demain et ici, il fait largement 40°c.

Le soir, Peggy nous propose d’emmener l’ordinateur à charger chez eux. Nous pénétrons cet univers fantastique. La liberté de grandir, c’est un peu le vent qui court sur les murs de cette maison où Amana et Naïa y font l’école.

Nous rencontrons le papa de ces graines d’avenir, Flavio. Et Dadou et Marie, toulousains installés à San José et passés voir leurs amis.

Les enfants se mêlent de jeux et de rires, comme à la maison, ni plus, ni moins.

 

Nous retournons dormir sur notre place et nous retrouvons le lendemain, récupérer l’ordinateur et passer l’après-midi puis la soirée ensemble. Repas sur la plage dans une bonne ambiance qui nous rappelle celle que nous avons laissé à Navailles.

 

Vendredi

Nous quittons Paraty pour le parc national Itataï d'où arrivent Dadou et Marie. Il paraît que cela vaut la peine. Bye tout le monde, nous repasserons pour le carnaval, la semaine prochaine.

Erreur d'itinéraire et nous retrouvons à 100 kilomètres de Rio. Il fait chaud, certes, mais ce serait dommage de ne pas y faire un saut.

Didier n'est pas convaincu, il nous y emmène pourtant. C'est lui qui conduit, chose incroyable et à laquelle je n'aurai jamais cru: après plus de 60.000 kilomètres, je me suis fatiguée de conduire Dapigu -????!!!-

 

Sortie au Paò de Asucar en taxi. Nous avons trouvé un parking 24h, où nous pensons passer la nuit.

Une vue périphérique de Rio à cent vingt reals, quelques petits singes et le téléphérique pour nous divertir, c'est à voir.

Paò de asucar tambien  Agua de Coco

La nuit tombe, il est temps de retourner au camion.

Nous avons raté le taxi qui devait nous reprendre. Il y en a d'autre, pas de soucis.

Lorsque nous arrivons au parking, surprise, nous n'avons pas le droit de dormir là, c'est trop dangereux!

Sympa, nous espérons trouver un endroit en longeant la côte, raté. Misère, nous nous égarons dans les rues qui se sont transformées en fourmilière humaine et l'angoisse me prend: on va se perdre dans Rio c'est sûr! Et les échos me reviennent: "surtout ne roulez pas de nuit, .. ne vous engagez pas dans l'intérieur de la ville, ... si vous vous égarez dans un quartier chaud, baissez les vitres et montrez patte blanche.... Ne vous arrêtez au feu que s'il faut éviter l'accident..."

Le temps de se torturer l'esprit et nous retrouvons la route côtière, ouf, sauvé! Nous avions repéré un parking d'hôtel restaurant où nous avions pris le taxi. Nous allons prendre conseil. Le centre de taxi nous accueille: "dormez là, vous serez tranquille et la plage est juste derrière pour les enfants,... Un café?"

Ils sont adorables, ils portent une bouteille d'eau fraîche et des bonbons aux enfants. Et puis, l'un d'entre eux s'approche:

-" Ah, grace à Dieu, c'est vous les français?

- Euh, oui.

- mon collègue m'a appelé pour que je retourne vous chercher au Pain de sucre, parce que vous n'y étiez pas à six heures et j'ai oublié, quand j'y suis allé je ne vous y ai pas retrouvé... j'en était malade.

Je suis content que vous soyez là.

- ok, pas de soucis, merci."

Et nous passons une très bonne soirée sur le parking et des chaises en plastique face à un match de foot, évidemment!

 

Samedi 6 février 

Il fait vraiment très chaud, nous quittons Rio pour la fraîcheur d'Itataï qui se gagne.

Il y a 37 kilomètres de piste, une bagatelle, me direz-vous. Sauf qu'elle est de montagne - passage de quatre cents mètres d'altitude à mille quatre cents en dix kilomètres- est plus que malmenée par les violentes pluies et le passage des camions de ravitaillement. Il nous faudra deux heures et demie.

Visconde de Mauà, la petite ville est le coeur d'un immense lieu de paix et de zénitude. Nous faisons une première halte à Maringa. Petit village d'artisanat et de rues escarpées et cahoteuses. nous flashons sur une vitrine de mandalas, et un sourire passe la porte.

Carmen artiste peintre et photographe nous accueille et s'extasie devant la demi-famille que nous lui présentons, les autres sont restés au camion et rappliquent sous sa demande et celle de son mari Roberto. Elle nous mitraille, ils nous offrent le CD des photos.

Pure gentillesse, nous avons promis aux enfants que nous irions nous baigner, alors à plus tard, nous repasserons.

Piste et encore de la piste torturant le squelette de Dapigu et ses entrailles. Nous finissons par le poser et continuons à pied. Le site est superbe, les cascades magnifiques et limite trop fraîche, mais la douche s'impose alors tout le monde à l'eau.

Nous retournons dormir sur la place de Maromba, autre petit village,... pyrénéen? on s'y croirait!

Les enfants rappliquent instantanément autour du camion et les nôtres s'y mêlent, c'est calme, c'est sûr et il fait enfin bon! 

Pour la première fois depuis des semaines, nous nécessitons la couette et nous bénissons ce moment.

 

Dimanche

BON ANNIVERSAIRE MATHILDE!!! Bon retour au pays Séba et Mathias.

Chogan a eu de la fièvre toute la nuit, ce matin Didier n'est pas vraiment forme, mais les balades en pleine nature nous regaillardisent, les cascades, les lieux énergétiques offrent aux pousadas une valeur sûre.

Santa Clara 

En fin d'après-midi, l'estomac nous réclame, c'est vrai que nous l'avons un peu mis entre parenthèse ces jours-ci.

Alors, nous retournons sur Maringa se faire une truite.

Carmen et Roberto nous attendent sur le péron de leur atelier. Ils veulent nous emmener dans un endroit où nous pourrons passer la nuit. Carmen embarque et nous mène sur une piste terrible et nous terminons suant de trouille pour le camion. L'endroit est évidemment paradisiaque: une passerelle mène au bois clairesemé, au fond une petite maison sortie de l'esprit d'un ami artistiquement architecte. La rivière bordée d'une haie de canes berge propose à souhait piscine d'eau plate ou remuante. L'histoire, c'est qu'il fait nuit, que Camen se perd dans ses bois, que nous n'avons toujours rien ni manger ni à manger et qu'il faut encore retourner au village sur cette piste infernale. Lorsque nous remontons, le camion manque de quitter la route et en pleine pente abrupte, un portail a été fermé à clé. Bien sûr, Carmen n'a pas la clé, alors nous partons à pied et sur deux kilomètres trottons de portes en portes jusqu'à trouver notre sauveur.

Avec tout ça, une partie des enfants s'est endormie, dont Emilie qui fait à son tour de la fièvre, les restaurants sont tous fermés sauf un, ouf sauvé!

Finalement nous dormirons là, il est vraiment tard et l'expédition maison est trop périlleuse, dommage. Nous profitons de la douche de nos nouveaux amis.

 

Lundi 8 février

 

Didier file à Internet, nous n'avons toujours pas de réservation officielle pour le bateau. Pendant ce temps, nous fabriquons des déguisements pour le carnaval. Les fièvres ont disparu, mais Kaéna a une petite plaie depuis plusieurs jours et celle-ci prend une sale tournure.

Carmen toque au camion, nous invite au café et prépare un jus vitaminé de pomme, avocat, ananas et lait pour cette famille qui laisse son corps affaiblit par les nombreuses nuits d'insomnie se remettre doucement.

Nous redescendrons sur Paraty dans l' après-midi, aussi nous profitons des dernières heures avec eux en se baladant; Carmen nous présente des amis qui furent français. Dorothée, sa fille gaby et son petit-fils. Ils habitent une délicieuse maison de bois; Gaby est vétérinaire et examine Kaéna. Elle pense à une bactérie qui s'attrape communément sur les plages ou un champignon. Elle lui applique du propolis.

 

L'orage s'annonce sombre et chargé, il nous faut prendre la route. Carmen insiste pour que l'on reste, mais ce n'est pas possible, il est fort à parier que nous pourrions rester quelques jours prisonniers vu l'état des routes. Roberto revient avec de quoi faire une macaronnade. Nous sommes obligés de refuser, vraiment, en plus, je voudrais faire voir Kaéna.

Et la chance que nous soyons redescendu, les pluies sont encore une fois à l'origine d'éboulements et d'arbres déracinés. L'orage nous suit puis nous précède, il tourne, il gronde, il mouille. La police nous arrête, nous embrouille, car les papiers du véhicule ne sont pas traduit en portugais- C'est un document obligatoire depuis les nouvelles lois 2009, s'ils ne m'en ont pas informé à la douane c'est parce qu'il ne sont pas encore au courant (???). Aussi, l'amende n'en sera que plus forte pour que nous portions plainte au consulat et que le consulat fasse son travail d'information. Le document en question ne s'obtient qu'à Rio de Janeiro en main propre. Imaginons: un véhicule qui arrive au Brésil et qui n'a pas le droit d'arriver par voie maritime! Je rage intérieurement, je pleure, il me lâche! Incroyable! Zut aller donner des sous pour ça!

Bref, c'est épuisé que nous dormons à vingt kilomètres de Paraty, en station.

Mardi 9 février

Nous arrivons chez Peggy & co; Et première chose, un mail avec photo à l'appui à Marc - notre pédiatre de sao Paulo-, Peggy, elle, appelle le sien et m'envoie chez son homéopathe quand fabio va se renseigner au centre de santé.

Tout le monde est à peu près unanime, c'est une bactérie. L'homéopathie aurait pu suffire mais maintenant, c'est trop tard. Marc me passe aux antibiotiques. Nous les avons au camion, Merci Marion Guitard!

ça c'est fait!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

l'âme en paix, l'esprit libre, le coeur joyeux sur les routes du monde....en avant pour l'école de la vie...

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