....TOUR DU MONDE 2008 / 2010 A la rencontre d'une page de notre histoire....

CHILI deuxième entrée

 

Voilà, c’est parti, pour de bon, pour le Chili !

Nous faisons la route  (ou plutôt la piste) avec Simon récupéré sur le bas côté.

Traversée de la cordillère à une altitude très raisonnable. Le paysage est « transc-andin » !!!

Nous quittons officiellement l’Argentine. Et comme si elle se hâtait de nous voir quitter ses terres, les formalités sont expédiées en quelque deux minutes. Bien…

Le no man’s land, c’est ici une piste étroite serpentant dans un tunnel de coïgues à la merci de ces dames couvertes de forêts jusqu’à leurs plus hauts sommets.

Hua –Hum, la frontière chilienne !

Une cabane en bois, six ou sept douaniers discutent appuyés sur un banc taillé dans la masse de l’un de ses énormes arbres qui arborent ses lieux un peu mystiques. Ils nous accueillent avec de grands sourires et l’un d’eux demande à Didier s’il n’a pas oublié la Saint Valentin ! Pour sûr, il m’emmène au Chili. La réponse leur plaît mais n’en écourtera pas pour autant les démarches. Fiches à remplir et à re-remplir, fouille sanitaire…

Nous avons beaucoup de légumes (carottes, zapallitos, tomates, pommes de terre) ainsi que des saucisses. Nous pensions manger sur le bord de la route en venant, mais aucun endroit ne s’est offert à nous…

Ils ne nous saisissent que les pommes de terre ( ???) et nous soulignent, en déchirant l’étiquette, de cacher le miel acheté en Argentine si par cas nous nous faisions arrêter par la police et de soutenir qu’il est chilien si par cas ils le découvrent ( ???), c’est la police ???

Grands au revoir, on se sert la main, on s’embrasse presque, bon voyage, bonne chance, et tutti quanti… Ils se sont pris d’affection pour notre progéniture, toujours aussi agitée dans ce genre d’endroit où le temps semble toujours s’arrêter.

Nous repartons, Simon, toujours dans nos bagages. Il a barroudé un mois en Argentine à pied, il rentre chez lui à Temuco. Il est étudiant en médecine, végétarien, beau gosse et très bavard !

Le « castellano prononcé « casteyano » » chilien est assez différent du « castellano » argentin prononcé « castejano ». Du coup, il nous parle en anglais plutôt médiocre, au moins autant que le nôtre et … nous ne comprenons rien ou presque.

La piste, bien pire que celle d’Argentine, la fatigue, nous font un peu saturés. Nous arrivons au bout de la route à Pirehueico. Ici, le seul moyen de continuer d’avancer, c’est de prendre la « lancha ». Nous venons de rater celle de 16 h. La prochaine est à 20h. Bien, nous allons manger, il fait grandement faim. Simon mange avec nous et offre le dessert, des brugnons délicieux achetés sur place dans le tout petit « café-boui-boui » d’un mètre carré maximum.

Pirehueico c’est trois maisons, un restaurant, le « café boui-boui » et la plage du lac qui fait également office d’embarcadère.

C’est drôle et même fantastique ce petit bout du monde, de quel monde ?

Pourtant, aujourd’hui, nous ne sommes pas assez ouverts pour s’en imprégner tout entier, quel dommage !

Au loin, un petit bateau de pêche fume sa pipe en arrivant sur les berges.

Ce n’est pas un bateau de pêche, c’est la lancha ! Difficile d’imaginer qu’elle va pouvoir embarquer tout ce petit monde qui s’est agglutiné au fil des heures.

 

Et pourtant, en file indienne, en marche arrière, 15 voitures, Dapigu, un camion et sa remorque se retrouvent à dos de Lancha.

Ce sont les dernières minutes du soleil, soupir,

Nous défilons sous le regard de ces grands seigneurs, tel un jury. Nous nous sentons petits. La lumière manque pour leur donner un air compatissant et celui que le capitaine passe dans son mégaphone : du Juan Bau, ne fait qu’aggraver la sévérité du moment.

Autre état d’esprit, autre heure de la journée, ce serait divin !

21h 30, nous débarquons à Puerto fuy. Simon, lui rembarque.

« Ha ? »

«  Jusqu’où ? »

« comme vous»

« Bien… »

Il fait nuit, nous attaquons la piste sans conviction… elle est vraiment pourri, toujours aussi étroite mais absolument pas droite ! Les bas-côtés sont clôturés à l’infini, impossible de se poser. Les enfants s’endorment sans manger, Simon continue de nous conter le Chili…

Nous roulons jusqu’à Choscuenco, nous laissons là notre beau parleur, qui, si nous lui avions proposé, aurait dormi dans le camion.

A un de ces jours, peut-être passerons nous à Temuco…

La ruelle nous offre Internet ( c’est comique pas de bitume, mais Internet !) et nous apprenons que la maîtresse d’Océane de l’an passé, actuellement en tour du monde débarquera le 9 mars à Santiago ! Obligé, notre programme (quel programme ?) va s’adapter !

 

15 février

 

11 h 40, nous avions besoin de dormir… pour oublier l’Argentine peut-être.

Je pense que nous nous sentons perdu car pour la première fois, aucun objectif !!!

Le village est très mignon,… c’est sûr,…

 


 

 Les bêtises qui s’enchaînent, chocolat au lait renversé, puis maté ainsi qu’une diarrhée de Chogan afin d’agrémenter la situation déjà critique,

La sortie au lac, écourtée en raison d’une pluie bien trempée !

Les disputes des filles qui prennent une tonalité particulièrement agressive aujourd’hui,

la pression ne cesse de monter et laisse place à la colère.

Que faire ?

Didier s’isole avec sa guitare.

Chogan s’endort ;

Kaéna se met à jouer toute seule.

Nous installons l’école, pas vraiment convaincus, elle aura pourtant un effet salvateur !!! Qui l’eut cru ?

Nous n’en sommes pas pour autant redynamiser.

Il se fait tard, nous allons voir s’il est possible de remplir les placards, en camion, car il pleut toujours.

Demi tour,

QUELLE HORREUR !!!!

Nous avons écrasé deux chiots. L’un est mort, l’autre se traîne en silence vers le creux d’un arbre. Ils ont dû se réfugier là avec la pluie. Pourquoi nous ? Il y a d’autres véhicules…

Dans mon malheur, le grand tout a essayé de minimiser ma culpabilité. C’était inévitable, mais pour une fois, je n’étais pas au volant… Didier n’a pas les mêmes états d’âme, c’est moins dur pour lui.

Diego, Macaréna, Areyana et Ringo, de Santiago, ont vu la scène et sont tout aussi horrifiés que nous. Diego aide Didier a déplacé le corps sans vie, quant à moi, je magnétise le rescapé… c’est affreux ! La pluie continue de tomber et la nuit en fait de même. Je lui fabrique une tente avec l’alèse de notre lit. Je le magnétise jusqu’à tard dans la nuit… il semble dans un sale état.

Je suis minée. Que se passe t’il ? Je me sens misérable, à fleur de peau et sans piste pour me sentir mieux…

Espérons que la pluie lavera ce «  je ne sais quoi » qui flotte dans l’air….

 

16 février

 

Le petit chien est toujours vivant, nous restons jusqu’en début d’après-midi pour tenter de l’aider encore un peu à se rétablir…

Puis nous laissons là notre misère ainsi que notre alèse, confiées à l’univers, qu’il fasse au mieux !

Il nous faut reconquérir le moral. Et filer loin de ces nuages noirs qui nous poursuivent.

Piste, piste et quelle piste ?

Nous regrettons presque celles d’Argentine.

Le paysage qui se déroule au fil des kilomètres enfilés est délicieux de végétation démesurée : des fougères de la taille d’oreilles d’éléphant viennent lécher le toit du camion, agrippées à ces roches dont on ne distingue même pas la couleur… une route qui monte et qui descend revient à chaque fois narguer le lac en lui faisant un pied de nez…. Et se transforme même en bitume pour l’entrée dans notre première ville Chilienne : Panguipulli ! Rien que le nom suffit à faire pénétrer dans nos corps l’ambiance de ces enfilades de maisons colorées faites en allumettes … c’est d’ailleurs à peu près la seule chose qu’il y ait. Mais quel charme !

La prochaine sera Villarica avec un passage éclair à Lican Ray, noir de monde ( nous sommes au Chili ! ).

Villarica, l’été, c’est un immense marché d’artisanat local. Nous flânons comme de vrais touristes au milieu de ces milliers d’objets en bois ( tous les mêmes sur tous les étalages), ces tissages et autres tentations jusqu’à tard dans la soirée et craquons. Rien de tel pour le moral que de flamber sans compter cette facétie qui nous tient comme si notre vie en dépendait : nous achetons un tapis et coulons ainsi le budget !

 Qu’importe, je vais… enfin mieux !

Nous dormons près du rio qui s’échappe du lac, à la sortie de la ville.

 

Cette après-midi, nous avons retiré 300.000 pesos ! Ça le fait, nous nous sentons presque riche ! Un euros c’est sept cent cinquante pesos.

 

17 février

 

Il fait grand soleil, les enfants jouent dans la rivière pendant le grand nettoyage de Dapigu et lorsque nous repartons alors que nous n’avons pas mis le nez dehors. Il se dresse là, en face de nous,gigantesque, superbe, le volcan Villarica.

Recouvert de neige, il fume tranquillement en se mirant dans le lac.

L’épaisse couche de nuage d’hier nous l’avait bien caché !

Son ascension fait rêver, mais, avec les plus petits, c’est impossible.

 La nuit, il est possible de voir ses crachins de lave, nous passerons deux nuits dans les environs, nous n’en verrons rien, qu’une chape lourde de nuages…

Tout est fantastique, ces petites maisons ont un charme à tomber. Ces étendues vallonnées, vert acidulé, tondues de prés par ces paisibles toujours aussi opulentes, on croirait un golf géant se couchant au pied des montagnes. Et puis, ce peuple est beau, son teint, sa voix tranquille…

Nous entrons petit à petit dans cette vie qui n’est pas la nôtre mais qui nous collerai tout aussi bien…

 

 Pucòn, Didier voudrait s’y trouver un kayak, un crick et revendre son wibe (excusez l’orthographe, ce n’est pas mon domaine). Peine perdue, enfin, peine ! C’est un délice de se balader dans ses petites rues. J’ai une âme très touristique depuis deux jours…

Le volcan fume tranquillement, le feu tricolore est vert, ce qui signifie qu’il n’a pas de fièvre. Tant mieux et en même temps, ce serait une bonne expérience…

 

Les habitations sont très travaillées, bien entretenues, peut-être pour oublier l’épée de Damoclès avec laquelle ils vivent…

J’imagine assez bien partir au travail tous les matins en jetant un œil à cet enfant de la Terre… savoir si aujourd’hui je prendrai la direction inscrite sur ce panneau jaune : « emergencia volcanica linea verde via de evacuation zona de segura »…. Cela doit mettre un peu de piment dans le quotidien, et fait presque rêver !

Bref, sur cette autre planète, il y a aussi une multitude de thermes et cela fait partie de nos projets touristiques de la journée.


 

Les thermes de Los Pozones en pleine nature. Nous y arrivons à 20h et finissons de rincer nos âmes meurtries en barbotant dans une eau à 35°c, du coucher du soleil au lever des étoiles. Comme c’est agréable !


 

 

23h, nous ne pouvons pas dormir là ! Nous nous en serions doutés, nous ne sommes plus en Argentine. Pas question de dormir n’importe où, de toute façon : le Chili, c’est clôturé ou payant!!! L’Europe quoi !

Nous nous posons au bord de la route à 0h 00. Didier descend pour son pipi du soir. Le bateau pend sur le flan droit du camion.

Oups ! Nous venons de passer à deux doigts de la catastrophe, la barre s’est arrachée. Nous avons failli perdre le bateau, mais aussi, la grille (ressoudée par Ricardo), la roue, les barres et tout cela aurait bien pu aller s’écraser sur l’un des nombreux véhicules qui nous ont doublé !

Merci !

Une meute de chiens se donne en concert, à deux pattes du camion, dans un règlement de compte des plus virulents. Le problème est réglé en trois coups de fusil ! Le Chili, ça ne rigole pas !

 

18 février

 

Caburga est un petit bled se nourrissant des attraits du lac du parc national de Pehuenque, noir de monde, nous faisons demi-tour. Seuls « los ojos de Caburga » nous intercepte… Spectaculaire curiosité naturelle. La rivière venant du lac est souterraine jusqu’à cet endroit. Là, deux bras se jettent en face à face dans un gouffre pour ne repartir que d’un seul perpendiculairement. Les deux chutes de plus de 15 mètres de haut et dix de large sont superbes. Le décor est une forêt extraordinaire et pour y ajouter une note de plus, un peu plus haut, une cuve d’eau, accueillant tout de même des troncs de 5 m, de la couleur de l’encre des cartouches de stylo, coule des jours heureux. Incroyable.


 

…. Mais du monde en pagaille ! Avec un pourcentage étonnant de touristes mal éduqués jetant là leur détritus, se baignant alors que c’est interdit….

Retour à Pucòn pour la nuit. Balade dans ces ruelles animées par une multitude d’artisans…

 

Plus tard, alors que nous mangeons nos empanadas - Plat traditionnel d‘Argentine et visiblement du Chili devenu le nôtre (pratique à cuisiner, rien à faire, pas de vaisselle, économique)-. Un combi ww vient se garer face à notre flan.

Oh, c’est lui, lui que j’ai pris en photo tout à l’heure pour Arnaud (fan) tellement il est beau !



On se reconnaît, se visite, se lie d’amitié en un temps record. Ringo, Daissy et leurs deux enfants vivent à Caburga,… Dans leur camion. Ils sont artisans et tiennent une boutique grande comme la moitié de leur maison ! Dapigu les fait rêver, tu m’étonnes !

On se quitte plein de cette sensation qui fait chaud au cœur.

 

19 février

 

11h 30 ! Réveil tardif. Certes, mais kaéna fiévreuse depuis hier matin ne s’est endormie que vers 7h. Ceci explique cela.

Aujourd’hui sera une journée rencontre.

La première, c’est cette tripotée de bambins blonds progressant dans d’immenses flaques d’eau leur allant jusqu’aux genoux. Elles s’engraissent depuis le début de la nuit avec une pluie qui n’a pas cessé depuis. Un papa, une maman, six marmots, dingue, plus que nous. En plus, ils arborent des k-way canoë-Kayak USA. Nous allons à leur rencontre. Ils ont tous la même couleur de cheveux, mais sont de trois familles différentes. Ils vivent ici six mois de l’année et tiennent une boîte de raft. Nous y gagnons un contact en Idaho.

 

Il nous faut repartir sur Caburga, Chogan a laissé son ultime doudou dans le ww !

Ringo nous aperçoit et nous fait pénétrer dans son jardin, à deux pas de ce lac que nous n’avions même pas vu l’autre jour.

Leurs voisins : un ww habités par Patto et Maria, en vacances avec deux de leurs petits-enfants.

Dapigu est de nouveau admiré et pris en photo sous toutes les coutures. Les gens qui passent visiter la boutique et en profitent pour visiter également le camion… c’est drôle.

Patto est admiratif, sans nous connaître, il nous offre du chocolat pour les enfants, du pino pour Didier et nous invite sur son bout de terrain mardi 22 février à Chiguayante, 10 km au sud de Concepcion, pour fêter l’anniversaire de Léïa. Ça roule, du coup nous allons passer faire un coucou à Simon à Temuco.

Notre itinéraire au Chili s’écrit au fil de nos rencontres, cela devient excellent.

 

 

Vendredi 20 février, non ?

 

Nous réalisons ainsi qu’il nous sera impossible d’être Mardi chez Patto et Maria, nous serons le 24 et le 24 nous avons prévu d’être à San Rafaël !

Sur le départ pour Temuco, dans une rue parallèle,un camping-car nous attrape le regard, sûr, il n’est pas chilien. Et pour cause, il est français !

Nous lui emboîtons la roue dans le sens opposé au nôtre et faisons ainsi une rapide connaissance avec Colette et Charles, morbihannais et voyageurs retraités de longue date et de tous les fronts.

Puis, une pause chez Simon, sa maman est professeur de français, elle nous reçoit chaleureusement malgré notre arrivée impromptue et nous prépare un goûter-repas à la hâte. Nous passons de très bons moments et quittons ce lieu paisible à la tombée de la nuit pour se perdre sur la côte à Boca Budi,  et dormir le nez au vent sifflant les complaintes du PACIFIQUE, il y a des mots comme ça dont la seule musique suffit à l’esprit pour s’enfuir loin de toutes contraintes.

C’est notre première rencontre avec lui, nous sommes émus, la route nous pose à ses pieds. De nuit, il est impressionnant. Nous savons qu’ici, il est particulièrement sauvage.

 

 

Samedi 21 février

 

BON ANNIVERSAIRE MARINE !

 

Boca Budi, c’est fantastique, la baignade est interdite. Ici, les vagues sont de vraies furies, même lorsque l’océan n’est pas en colère, elles se révoltent. C’est une véritable chasse à l’homme, elles déboulent à toute vitesse, tentant d’emporter dans leur bras quelques égarés…

Laissant là de grandes nappes d’écume,…qui laisse Chogan interrogateur : « Pourquoi les vagues font des boules de neiges ? »

Trente mètres en arrière se tient, dans une sérénité tout aussi déconcertante le lac salé qui se languit de son océan furibond… Seul l’hiver leur permet de s’unir. Les contraires s’attirent, en voici une belle image.

 

Dans les hauteurs, nous admirons les rapaces pour qui les courants d’air n’ont aucun secret et dont le vol s’en trouve d’une grande grâce. A deux mètres au-dessus de nous dans un sens, à deux en dessous dans l’autre…


 

 

Après-midi route. Elle aurait dû être plus tranquille, cependant, c’était sans compter que notre choix d’itinéraire (celui de la côte) serait de la piste.

Nous terminons notre lente progression vers la ville de Tiura en remorquant un pick-up et son propriétaire Mapuche, dont le moteur a rendu l’âme... Il est ravi. Nous, cela n’a rien changé à notre vitesse de croisière…

Bonne chance mutuelle…Et rien de plus, nous continuons vers Concepcion pour y dormir dans une station-service !!!

 

 

 

 

Dimanche 22 février

 

BON ANNIVERSAIRE LEIA !

 

Pour célébrer ce grand jour : plage.

Nous sommes au nord de Concepcion.

Lerquen, adorable port de pêche, dont les ruelles encaissées, regorgent de vendeur de fruit de mer. Des étalages entiers de crabes, de langoustes et autres préciosités de l’océan… Nous, nous n’aimons pas, mais cela reste un délice pour les yeux.

Du coup, pour notre opération baignade nous lui préférons Tomé.

A Pucòn, les panneaux de signalisation indiquaient : « salida de emergencia volcan », ici c’est « ruta de evacuation tsunami ».

 

Notre plage s’appelle : Bellavista.

« peligroso, zona de tsunami » en est le panneau d’accueil.

 

Il fait grand beau, un peu de vent et eau glacée, c’est parfait pour que Léïa étrenne son maillot de bain tout neuf.

 

 

Fin d’après-midi, nous prenons la direction de l’Argentine. Après contact par mail, Nous nous sommes entendus avec Adrian pour se retrouver une dernière fois à San Rafael. Peut-être entérinerons-nous ainsi notre histoire avec l’Argentine et pourrons-nous passer à autre chose…

 

 

La route se tort les tripes en passant de forêts d’eucalyptus en forêts de sapin, écorchées vives et bien plus par cette main humaine qui tente d’amenuiser ses horreurs en y replantant des forêts d’élevage.

Beaucoup de montagnes semblent tristes et dénudées, combien d’hectares ont-ils brûlés ? Comme partout...

Triste constat.

Ce soir sur 170 km, nous avons complètement changé de végétation. Il est 23 h, après un petit restaurant typique (maïs à tous les plats), nous dormons dans une rue où les arbres d’ornement sont des lauriers roses et autres lilas du japon, les jardinières parées de cactus….

Bonne nuit !

Petites courses à San Javier, puis paso de Pehuenche, « vamos en Argentina ». Remplis de joie que nous sommes !

Le raccourci tenté est un échec. Il mène à un barrage, il faut une autorisation… Quitter le Chili n’est pas si facile !

 

En parlant du Chili :

C’est vert, c’est des maisons en bois adorables, vertes, jaunes, orange, rouges, bleues, c’est des clôtures, c’est du carburant à 0, 60  voir 0, 50 centimes d’euros le litre (d’où incompréhension totale du prix argentin en bordure de frontière !). C’est aussi du « mote con huesillos » une boisson à base de thé où trempent des grains de blés, vendus dans tous les coins perdus.

C’est beaucoup de déforestation, un peuple Mapuche qui nous renvoie en pleine figure la médiocrité du gringo de bas étage.

C’est l’océan Pacifique et une multitude de fleurs à l’état sauvage que nous payons une fortune chez nous pour les avoir dans nos jardins le temps d’un été.

Ce n’est … pas fini ! Nous reviendrons terminer d’y goûter.

 

 

 

Retour sur la panaméricaine pour remonter sur Talca et récupérer du bitume jusqu’à La Mina, poste de frontière Chilienne. Nous venons de poireauter une heure sur la route pour cause de travaux (ici, s’achève l’asphalte !)

Il est 18 h45 et interdit de sortir du pays après 18 h, … nous sortons ( ????)

Quel chantier cette route, un travail de titan !

 

 

 La rivière en trouve son lit malmené et déchaîne sa colère dans un sublime classe 4, 5 sur les vingt premiers kilomètres ( donc ses vingt derniers en descendant !) les trente autres à partir de la chute, d’une puissance à faire frémir, sont du classe 3, 4, 5, 5+ ( sur une échelle de 6) naturels, sans pause, autant dire qu’il faut des bras ! Eric serait fou ! Les dix premiers kilomètres eux se terminent par la chute, et quelques centaines de mètres d’infrans également. PHOTOS SUR FACEBOOK

Nous y avons vu un  seul contre et encore il est très vite après le départ !

 

Les ouvriers qui attendent le bus de ramassage s’illuminent à notre passage, en dehors des éboulements, il ne doit pas y avoir grand chose qui bouge par ici, encore moins des européens !

En tout cas, nous sommes transportés par cet univers relevant par moment du film de science fiction.

La route est également un « classe 5 » : étroite et vraiment secouée, nous avançons avec une étonnante discrétion…

Le soleil disparaît à l’horizon au moment où nous passons devant le « village » Los Banos ( « les toilettes » en français). Il y a une seule cahute, des chevaux et quelques abandonnés comme nous dans le no man’s land.

Pas question de perdre une once de spectacle, nous nous installons.

Ce qu’il est drôle de réaliser, c’est que, quoi qu’il arrive ce soir ( et il n’arrive rien, évidemment), nous sommes coincé entre deux frontières fermées !

 

Mardi 24 février

 

Route incroyable, splendide. Rivières fabuleuses…


 

Il nous aura fallu 5 heures pour parcourir les 50 kilomètres qui nous séparaient encore du poste de frontière Argentine. Avec des noms de passage comme « quebrada de las vacas muertas » (fissure des vaches mortes), cela n’a rien d’étonnant !

 

 

l'âme en paix, l'esprit libre, le coeur joyeux sur les routes du monde....en avant pour l'école de la vie...

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