....TOUR DU MONDE 2008 / 2010 A la rencontre d'une page de notre histoire....

A.J.L.J 3

En fin d’après-midi, nous reprenons nos quartiers à Sidi Kaouki. Nous retrouvons Olivier d’avant hier, qui lui a retrouvé son amie Ema. Elle est  arrivée en camion avec une amie Orélie, également en maison roulante. Nous nous posons devant la gendarmerie Royale, face contre mer, où l’un des gendarmes fait tête basse. Il nous a arrêté en début d’après-midi (à l’intersection de l’aéroport d’Essaouira, pour ceux qui connaissent) prétextant que nous roulions à 71 km/h au lieu de 60. Sauf, que cela était impossible ! Je le lui ai dit, nous avons  discuté. Son sourire final valait pour des excuses d’avoir tenté de bénéficier d’un bakchich de notre part.
Mais nous laissons là cette histoire, car elle nous renvoie encore une fois aux conditions de vie tellement décalées par rapport à notre assistanat quotidien, nous ne jugeons même pas.

Nous faisons connaissance avec Ema et Orélie, il s’ajoute alors, à la gentillesse et la douceur d’Olivier, de la sympathie instantanée. Nous profitons d’entités pleines de créativité dans les yeux, les mains, l ‘esprit et le cœur.
Nous savons qu’une rencontre fortuite n’est jamais innocente. En attendant que la pièce du puzzle trouve sa place, nous profitons d’échanger des histoires de vie et des états d’esprits ( qui  bien évidemment se recoupent).
 Ema est une artiste dont une partie de ses œuvres est une collection de splendides vêtements. Au delà de la création, il y a la recherche du détail précieux, la qualité des tissus ! L’acquisition d’un ensemble d’Ema fait désormais partie de mes objectifs de vie.
Orélie est une enfant dans un corps de fée. Possédant des yeux dans lesquels on se perd aux confins d’une forêt majestueuse.
Tout cela n’a pas échappé à nos petits satellites. Ils s’accaparent la mise à dispositions de ces trois drôles de personnages et sombrent dans le sommeil bercé par de belles histoires sortie de la voix musicale d’Orélie.

Mardi 15 octobre

Réveil à 8 h 30, les deux autres camions sont encore endormis, Didier part surfer. A la base nous faisons l’école. Puis, Orélie arrive avec un nouvel animal de compagnie (nous avions déjà retrouvé nos Pyrènes) : Une tortue.

Olivier l’a trouvé en allant faire son pipi du matin (toujours étudier son environnement avant de déposer  ses obligations, cf. Comment chier dans les bois ? de Kathleen Meyer, edimontagne … ) . Elle vient faire un petit coucou aux enfants et un petit caca sur la table ( simple vengeance !) avant de retourner à l’assaut de sa mer de cailloux qu’est le sol de ces forêts d’Arganiers.
Les enfants profitent à fond de leurs nounous qui leur offrent une attention et un temps précieux. Nous partageons un couscous, Olivier offre le thé «  chez Momo ». Et, c’est comme si nous nous connaissions depuis toujours et que nous nous étions recroisés par hasard.
C’est d’autant plus vrai, qu’Orélie est un copier-coller de Sylvie Lallemand.
 
    Arrive l’heure où nos chemins se séparent d’avec ces nouveaux partenaires de souvenirs et d’avec Sidi Kaouki. Comme hier, nous avons le drôle de sentiment de laisser un bout de velcro teinté d’un soupçon d’affectivité, c’est presque dur. Les enfants ont les yeux qui brillent, nous venons encore de vivre des moments de prise de conscience de notre bonheur.
Je crois qu’il s’est passé quelque chose aujourd’hui dans notre état d’esprit. Nous ne sommes plus en vacances, nous sommes des habitants de la planète Terre. «  Chez nous » n’est plus, la maison, le camion,… « chez nous », c’est partout où nous nous sentons bien.

Nous partons sur Safi.

Il y a trois semaines, des anglais nous ont parlé d’un spot bord de mer, sympa pour les enfants, aux alentours de Safi. Nous devions nous revoir pour des informations plus précises mais nous nous étions ratés.
Nous verrons bien.
Nous gardons un très mauvais souvenir de Safi et puis la nuit est tombée, la circulation s’annonce difficile ( les choses immuables…)
L’arrivée sur Safi nous surprend c’est « clean » et très bien aménagé. Dix kilomètres au nord, nous trouvons la plage de Lalla- Fatna ( non sans avoir fait un peu de piste).


Nous sommes accueillis par Mohammed ( prénom national !), le gardien –non officiel- de la plage. Il nous invite dès notre arrivée à prendre le thé avec son ami Nordin. Ravi de nous raconter son pays, nous apprenons des tas de choses et même un peu d’arabe. Dans une petite « ksba » aux murs chargés de fresques transpirant l’âme en quête de ce personnage qui a décidé de vivre libre.

J’adore et me régale sans voir que les enfants tombent comme des mouches. Heureusement Didier est plus attentif et nous finissons par aller au lit.

Mercredi 16 octobre

BON ANNIVERSAIRE CLEMENT

Nous nous réveillons dans cet endroit où le charme se résume à une superbe plage de sable rouge cernée de roches déchirées, plongeantes dans l’océan et faisant barrière à la falaise qui s’éboule solennellement. Il plane à cette saison morte un vague sentiment empreint de latitude.

  


Nous faisons l’école, Chogan veut « faire caca ». Il a la diarrhée depuis deux jours, là tout de suite, il fait des glaires. Il nous semble que ce n’est pas bon signe. Nous expédions l’école, je voudrais appeler le Dr Delbast avant de nous mettre en quête d’un médecin sur Safi.
J’en parle à Mohammed, il me rassure : « Chogan va bien, c’est la fin de la diarrhée ! » Ok, Nous allons quand même sur Safi pour faire les courses, le plein et retirer de l’argent nous n’en avons plus !
Léïa manquera de se noyer dans une mare de boue, sauvée par deux marocains, je crois qu’elle a vécu un cauchemar. Elle était partie rejoindre, son père et ses frère et sœurs sur la plage pendant que je faisais les crêpes. Le haut de plage héberge de grandes mares marécageuses faites de terre arrivant des éboulis et d’eau de mer, peu discernables du reste de la plage. Tombée dedans, enfoncée jusqu’aux genoux et en perte d’équilibre, elle a eu bien de la chance que ces deux hommes soient juste à côté…. Et nous aussi, je suis … perturbée !
Le soir, nous sommes invités à manger un Tajine aux bars mouchetés pêchés par Nordin avec crêpes en dessert. Et nous partageons un repas divin, arrosé d’un petit vin blanc français qui réjoui nos hôtes. C’est le meilleur tajine que nous ayons mangé depuis que nous connaissons cet art culinaire !


Chogan n’a pas faim, d’ailleurs, il dort et pas de nouvelles selles donc tout va bien. En plus, nous apprenons au cours d’une conversation que Mohammed a une licence de biologie, il est donc presque docteur ! En parlant de maladie, Olivier – notre autostoppeur- a su identifier celle de Kaéna, c’est la bourbouille ! Rien de grave, c’est une réaction épidermique au taux d’humidité des pays chauds et tropicaux. Cela s’enraye en se douchant à l’eau de pluie ( mais il ne pleut plus depuis qu’elle a attrapé…)
Bref, ceci était une parenthèse, nous passons une excellente soirée dans ces 10 m2 éclairés à la faible lueur de deux bougies et résonnant d’histoires et d’explications sur le mode de vie de ces marocains au grand cœur.
Nous prenons bonne note et nous concluons qu’un marocain peut ne rien avoir, il ne mourra jamais de faim. Il a quelque chose de bien plus précieux que tout ce que nous avons en France et que nous ne retrouverons peut-être jamais, c’est le Temps, le vrai. Celui, qui laisse l’esprit en paix et libre de penser. Cette liberté de vivre ce qu’il est et qui lui laisse la liberté de partager…
Mohammed nous fait remarquer que nous disons souvent merci. Eux ne le font pas et s’en remettent à Dieu… A bien y réfléchir, c’est vrai. Nos mercis sont peut-être juste le reflet de nos comportements individualistes…. Je surveillerai désormais, les sorties incongrues de mes « mercis » !


Les heures s’écoulent, les enfants s’endorment, nous retournons dans nos 12 m2, passer une nuit reposante.

 

 

   

 

 

 

Jeudi 17 octobre

BON ANNIVERSAIRE EMILIE
6 ans, ça vaut d’apprendre à compter jusqu’à 99 !
Après l’école, nous partirons chez Hugues. La nouvelle programmation du bateau ayant modifié notre planning.
Les enfants profitent de leurs derniers instants avec Mohammed pendant que je range le camion nickel (comme pour chaque départ !). Emilie arrive toute émue, Mohammed lui a offert un cadeau pour son anniversaire. Un ruban ( du fil de cassette audio) enrobe une feuille transformée en enveloppe où il est écrit « Joyeux Anniversaire Emilie ! Mohaamed de Lalla-Fatna » décorée de petites pierres et de coquillages. A l’intérieur, il y a glissé une de ces rares œuvres sur toiles ( les murs sont moins chers).

      

 

Elle lui accorde toute la valeur qu’il se doit comme elle l’avait pour le cadeau que lui avait fait Océane plus tôt dans la matinée.  Océane lui a fabriqué une djellaba pour son bébé noir dans le pantalon de papa. Pour la petite histoire, Didier est parti un jour me chercher quelque chose dans la medina d’Essaouira habillé de son joli pantalon multicolore africain. Il est revenu, certes, avec ce que je lui avais demandé, mais, affublé d’un horrible pantalon rayé noir et blanc, trop court et à la coupe douteuse !

Au revoir Mohammed !

Nous trouvons la route vraiment très agréable, belle, pleine de vie. Et le contact humain, même s’il se limite à des regards échangés, est des plus chaleureux.
Depuis notre première fois au Maroc, nous avions décrété qu’au Nord d’Essaouira, c’était inintéressant et même désagréable, même encore à notre arrivée cette année…
Je crois que nous sommes devenus des ADAPTÉS-ADOPTÉS. Le renvoi du Maroc n’est plus amer et teinté de culpabilité. Il est lui-même dans toute sa splendeur et  son intégrité.

En arrivant à Dar Bouazza, même accueil qu’un mois plus tôt : Hugues n’est pas là ! Émilie ouvre le reste de ses cadeaux. Elle est ravie, un poupon et une poussette, elle en rêvait ! Et, nous nous sommes bien content de regagner un peu de place dans les coffres du camion !
Bonne nuit !

 

Vendredi 18 octobre

7h 30    " TOC, TOC" Tiens, les ânes de Sidi?

C'est Hugues qui a attendu la dernière minute avant de partir au boulot pour nous laisser les clés de la maison. Coool!

La journée s'annonce tranquille, repos et remise en état, restructuration et mise à jour.

Une bonne journée qui commence par la lessive avant l'arrivée de Chaïba. Hugues l'a sollicité. Et nous nous retrouvons comme des coqs en pâtes. Je passe la journée devant l'ordinateur. Didier fait la classe et s'occupe du décrassage des enfants.

Le soir nous préparons un gâteau pour souffler les bougies d' Émilie. Avec un jour de retard, mais nous ne pouvions pas faire de gâteau dans le camion! A ce propos, c'est drôle, tout le monde a oublié son anniversaire hier, les mails n'arrivent qu'aujourd'hui! Serions-nous partis depuis déjà trop longtemps?

Au cours du repas, Hugues soulève un problème. Il croit que nous sommes le 17. Alors que nous sommes le 18. Le 17?

HMMM! Cela expliquerai que Macky ne subit pas un réel décalage comme  j'aurai pu le croire en notant dans l'après-midi qu'il indiquait le 17. Cela expliquerai aussi que les mails reçus à l'intention d'Émilie ne soient arrivés qu'aujourd'hui!

Bref, petit retour dans l'historique du site. Et, vous n'allez pas me dire que personne n'a noté que nous avions un jour de trop depuis le 5 octobre???? Du coup, nous avons un jour d'avance sur notre planning et nous soufflons les bougies d'Émilie le bon jour!

 

Journées chez Hugues: Farniente, et bonne bouffe!

 

 

    

 

  

Nous avons enfin pu laver le tapis! C'est super! Le seul hic c'est que maintenant qu'il est propre, il pleut! En repartant demain, cela va faire un peu court!!! Inch'Allah...

Lundi 20 octobre

Après avoir rembarquer nos "quelques" petites affaires éparpillées, nous quittons la maison de Hugues.

Et bien, nous y aurons passés de bien agréables moments. Hugues est un de ces hôtes de grande classe! Avec le soucis de rendre le séjour de ses invités le plus confort possible. Se mettant entièrement à notre disposition, nous laissant comme chez nous ( et tout le monde sait ce que cela veut dire!).  Il s'est tenu à nous faire goûter les délices du Maroc, les galettes à la poudre de viande de dromadaire, les figues de barbarie, les galettes compactes de semoule, les fabuleuses dattes ( nous en avions acheté il y a deux ans, elles n'étaient pas si bonnes...), ... et même une délicieuse raclette bien française au fromage artisanal de ses parents. Sincèrement, l'art de la réception dans toute sa grandeur!

Aller, sur ses bons souvenirs et le plaisir engendré par cette rencontre ( encore un que nous croyons connaître depuis toujours) en route, belle troupe, elle sera longue aujourd'hui...

Lundi 20 octobre
Une fois vécue, elle fut effectivement longue et même plutôt chargée !
Hier, nous avions lavé le doudou de chogan. Il avait eu tout le mal du monde ( de l’humidité) à sécher aux vues du temps qu’il faisait.
Chogan a finalement dormi avec quelque chose de plutôt humide.
Bref, ce matin, au moment de partir, doudou est introuvable. Ah, si, dans un endroit où il n’aurait jamais dû être : sur le fil à linge ! Chaïbia l’a trouvé certainement, traînant par là et … l’a lavé, il sort juste de la machine !!!
Bien, drame ! Nous le pendons à la fenêtre. Il sera vite sec, exposé aux rejets noirâtres des pots d’échappements qu’est l’air de Casablanca. Nous y passons 1h 45, à la recherche du marché aux dattes fabuleuses de Hugues, que nous ne trouverons pas. Mais, même les villes marocaines niveau conduite, nous maîtrisons.
A Rabat, pour une histoire ( racontée par un policier) de feu rouge. Tout juste orange certainement et encore vert à mon avis.( Mais, les goûts et les couleurs….) Cela donne :
- «  (…) c’est 400 dirhams ou 72 heures de retrait de permis immédiat. »
-«  Bien, nous allons payer, alors. » Didier sort le porte-monnaie.
- « Ah, non ! Ce n’est pas à moi qu’il faut payer, Moi, je vous donne un papier jaune et vous trouvez un policier avec une sacoche et vous payer et vous revenez me voir. »
Normal, quoi !
-«  Bien, où est-ce que nous le trouvons ce policier ? »
- « Par là, il faut rouler et le trouver ! »
Heureusement qu’il a une bonne tête nous aurions pu penser qu’il se fichait de nous.
Pendant ce temps, il n’a de cesse d’admirer Kaéna et celle-ci le lui rend bien en lui faisant des tas d’histoires. Nous, nous n’en faisons pas et gardons le sourire. Cela nous vaudra au final un : «  Aller, pour cette fois et pour kaéna, vous êtes pardonnés ! »
Ok, pardon accepté, nous laissons un « schokrane, besslama » et filons sans en demander plus.
Au port, nous arrivons à  18 heures, nous essuyons deux, trois petites galères, nous achetons un billet pour une misère ( 98 euros) et nous subissons une fouille complète. Après deux heures et demie de croisière sur un  bateau grand luxe, nous voilà à Algecieras, il est 3 h 30.
Nous roulons un peu et  la fatigue n’aura pas le temps de nous arrêter, Chogan vomit tout son saoûl. En tout cas, la demi-douzaine de bananes qu’il s’est envoyé pendant la journée, sûr !
Un peu de lessive à 4 h 30, c’est possible ! Le lit d’Océane est inutilisable et le pire, c’est Doudou ! Il n’aura jamais été lavé aussi souvent ! Il faut noter que le doudou de Chogan qui autrefois fut « un-t-shirt-à-papa » est devenu depuis quelques mois «  une-robe-longue-à-maman », rien de plus facile à sécher !
Océane dormira dans le lit d’Émilie, qui elle, dormira dans le lit de Chogan, et Chogan… dans le bout du lit d’Océane. Ouais, pas génial, mais en même temps, il s’est rendormi aussitôt et s’il doit remettre ça, autant qu’il ne pourrisse pas notre lit.

Mardi 21 octobre

École sur le parking de la station service, pendant que papa refait un coup de lessive dans ses toilettes. Nous n’avons plus d’eau, plus d’électricité, nous avons hâte d’être en France pour résoudre tous ces petits problèmes techniques…
Nous tenons à passer par Grenade, la sierra Nevada nous invite à chaque fois que nous descendons au Maroc, nous aimerions lui faire honneur aujourd’hui.
Seulement, après quelques courses, il est déjà 18 h30, si nous montons, nous arriverons de nuit et rester un jour de plus, signifie un jour de moins en France avant le week-end et donc du temps en moins pour acheter le nécessaire pour bricoler.
Bref, nous enchaînons. De toute façon, les paysages espagnols sont assez monotones,… Des oliveraies à perte de vue où pas un brin d’herbe ne pousse entre ces troncs équidistants plantés sur des centaines de kilomètres vallonnés.
De plus, rien ne vit lorsque l’on traverse un pays par l’autoroute ( sauf au Maroc), il n’y a pas de villages, pas de vie humaine ou animale ( excepté les employés de la DDE qui travaillent de nuit à la réfection des chaussées). C’est d’un triste…
Quand on sort du Maroc vers l’Espagne et la France, ce qui choque c’est l’absence de cette fourmilière humaine. Vraiment, les routes y sont des artères où coule la vie dans tout son sens biologique. Ici, plus rien ! En dehors de l’autre chose choquante qu’est l’obésité des vaches de nos montagnes françaises.
3 h 30, nous avons bien avancé et l’état comateux aussi, il est temps de s’enfourner au fond de la couette….

Mercredi 22 octobre

Nous avions bien fait de nous mettre au chaud… il fait froid ! Nous sommes passés de l’été à l’hiver en une nuit, dur ! Nous sortons les pulls et les pantalons. Après la classe, nous enchaînerons la route pour arriver dans l’après-midi faire un coucou surprise à Ogeu, chez les cousines. Nous rangeons la nuit, et là en ouvrant le rideau, face à face avec la montre ( qui est de nouveau plus ou moins à l’heure. Pour notre défense, nous nous sommes rendu compte qu’aucun marocain n’a la même heure en fait, même s’ils sont à côté ! Mais cela est une autre histoire…) il est 12 H45 !!!! Wayou, nous trouvions que nous avions bien dormi aussi, tu m’étonnes !
Bon, la classe, demain ! C’est parti. La pluie se transforme en neige après Jaca, nous sommes nostalgiques des 26°c laissé de l’autre côté du détroit… Mais les montagnes et leur manteau automnal nous font passer la pilule, elles sont belles ces Pyrénées quand même !
19h, nous arrivons chez Stef, titi, Lucie, Ninon, Naïade, Amaïa et Tristan. C’est super de se trouver là. C’est chez nous, c’est chaleureux, c’est Stef et tout ce qui va avec. Nous savons qu’arriver à l’improviste ne fera que… doubler l’effectif.

 
C’est une bien agréable soirée passée au coin d’un bon feu, les enfants heureux de se retrouver s’amusent comme des dingues, en haut, en bas, en haut et en bas, par petits paquets ou tous ensemble. Il n’y a pas de cheminée, mais, l’ambiance, c’est exactement ça, d’ailleurs, nous ne savons si c’est le bois des lourds parquets, l’odeur de la vieille bâtisse, la chaleur humaine, mais nous y sommes !



 

SUITE.....

l'âme en paix, l'esprit libre, le coeur joyeux sur les routes du monde....en avant pour l'école de la vie...

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