....TOUR DU MONDE 2008 / 2010 A la rencontre d'une page de notre histoire....

A.J.L.J5

Nous appelons donc sur le portable de Jean-mi et nous tombons sur Manon, qui nous renvoit sur leur voisin pour récupérer les clés... ils reviennent Samedi! "Faites comme chez vous!" Il y a longtemps que nous ne les avons pas vu, mais ils n'ont pas changé. Bien, nous avons la maison pour nous. Nous ne sommes pas vraiment étonnés, c'est tout à fait le style! Nous sommes frigorifiés et ne refusons pas cette invitation à distance.

AAH! Cette maison, il y a sept ans que nous ne l'avons pas vu, mais, elle est toujours ce petit bout de Brocéliande emmuré. Et nous nous y sentons comme chez nous.

 nous prenons très vite nos marques, Didier fait un bon feu et nous nous endormirons les uns sur les autres sur les lits du camion transposés...devant la cheminée!!!

Nous nous sommes toujours dit que quoiqu'il arrive nous dormirions dans le camion. Mais là, il faut absolument que nous nous réchauffions et vu que nous sommes tout seul, nous sommes sûr de ne déranger personne.

 

vendredi 31 octobre

A qu'il fait bon!

Ecole et nous partons sur La harmoye faire un coucou à Tatie de Bretagne (évidemment!). Nous nous perdons lamentablement et faisons quelques cent kilomètres de plus, histoire de... Notre intuition routière nous fais vraiment défaut!

La halte chez Tatie sera courte, c'est une vieille dame et les enfants même très sages représentent vite une ruche en pleine effervecence.

Nous retournons à Bréal en fin d'après-midi squatter le salon des cousins en attendant leur arrivée demain.

Samedi 1 novembre

Ecole. Puis, en milieu d'après-midi, Jean-Michel, Laurence, Manon, Thomas-Evan suivis de près par Marie-Claire, Kévin, Roseline et Lorie ( le reste des cousins de Didier) nous souhaitent la bienvenue! Oui, c'est un peu drôle comme situation, mais, c'est super! Ils sont vraiment gentils et avenants.

 

Nous allons rester jusqu'à lundi matin. Ensuite nous repartirons direction Le Havre. Nous espérons que d'appeler l'agent de la compagnie suffira. Le froid, le port et ses fréquentations ne nous attirent pas vraiment et l'idée d'y passer 5 jours nous paraît presque malencontreuse.

Dimanche 2 novembre

Journée automnale, nous rangeons le bois en famille. S'en suit une balade en forêt... une de ces journées sereines nous rappelant celles que l'on peut passer chez les cousins de Briscous... Ce doit être un " effet cousins"? Les enfants se sentent comme chez eux, il y a des jeux, de l'espace, des animaux, de l'attention et un état d'esprit tellement proche du nôtre qu'il ne peut en être autrement!!!

En plus, nous continuons de dormir dans la maison. Laurence et Jean-Michel nous ont offert leur chambre. Nous dormons dans un vrai lit! Cela ne nous ait pas arrivés depuis... le 15 septembre. Et ce n'est qu'un début.

 

Lundi 3 novembre

Première heure, deuxième réveil !! Il faut appeler le transitaire. Nous saurons s’il faut plier bagage dans la demi-heure (absolument impossible, les enfants dorment encore et nos affaires … aussi !) ou si nous avons le temps de prendre le temps…
Yahou ! Nul besoin d’aller au Havre, le bateau part de Bilbao ! Mais, non ! C’est seulement que nous y avons pensé. Par contre, l’envoi des documents administratifs par mail suffit à la constitution du dossier.
Et, le bateau aura sûrement du retard, nous pouvons arriver le 7.
Super, nous irons donc nous balader sur St-Malo et retournerons faire un coucou à Tatie.
Ah non, Jean- mi rentre du travail avec un lot de galettes pour le repas de ce soir, nous ne repartirons que demain !!!

Mardi 4 novembre

Jean- Michel et Didier cherchent des solutions pour le chauffage, tout en essayant de trouver d’éventuelles origines au problème. Questions et réponses sont diverses et variées mais nullement efficaces.
Bref, nous pensons qu’il faut racheter une batterie pour le moteur du camion ( la dernière achetée était pour la cabine d’habitation) car elle paraît faible au testeur. C’est sûrement pour cela que le chauffage se lance et s’arrête aussitôt. Il faut également changer le coupleur/séparateur.
Jean-Michel, excellant dans le secrétariat téléphonique, nous trouve un magasin pouvant nous fournir les pièces. Avant, nous avons rendez-vous avec Sylvain M., un ami wave-skieur, qui habite à 25 kilomètres de là. Nous ne savions pas qu’il était si près, lui, a vu sur le site que nous étions dans les parages. Il a de bon côté ce site !
 Nous prenons un perrier menthe au café de Bréal et échangeons quelques nouvelles puis reprenons la route pour Rennes. Il y a un bruit sur le train arrière…
- « Tu regarderas ? »
- « ouais, ouais ! » me lance Didier…
- « Ouais, pff ! »
Rennes, « Ouest- évasion, camping-car », très gentils, mais ils n’ont pas la compétence pour notre chauffage. De plus, ils ne pensent pas que ce soit dû à une faiblesse de la batterie. Ils nous envoient donc, sur St Gilles. Il est 18h, les ouvriers ont débauché, de toute façon, ils sont débordés et c’est sur rendez-vous.
 Ok ! Nous mangeons à Mur de Bretagne, sous un lampadaire !`C’est terrible, nous n’avons de nouveau plus de jus du tout. La batterie achetée avant de quitter Navailles il y a 10 jours est vide. Elle ne prend plus la charge avec le moteur qui tourne et visiblement ne charge pas non plus au solaire. Les nerfs s’enflamment, Didier s’arrache les cheveux et retourne son installation électrique dans tous les sens. Les enfants s’énervent. C’est un brasier d’énergie négative qui fera office de chauffage pour la nuit !
Nous dormons à La Harmoye (dans la cour de Tatie). Mamie Mireille dort dans son camion à l’autre bout. Elle est passée voir Tatie avant de venir chercher Didier et les filles au Havre le 9. Mais chuuut ! Tout le monde dort.

Mercredi 5 novembre

11 h, et bien, nous étions encore bien fatigués !
Pas le temps de traîner, Didier se remet en quête du graal électrique. Les enfants investissent le camion de mamie, mamie s’occupe de Tatie, moi,…, je fais le lien !

Didier redescend de son toit, fait le tour du camion :
      - «  Le sort s’acharne ! »
-    « Quoi ? »
-    « Nous avons un pneu crevé sur le train arrière ! »
-    « … !?  AAAh ! J’en suis ravie » Mon bruit d’hier ! Nous avons fait 100 kilomètres avec le pneu à plat ! ( Cela paraît impossible, mais ça l’est car nous avons quatre roues à l’arrière !)
J’adore quand j’ai raison et encore plus quand on a tenté de me faire croire que je racontais n’importe quoi ! (comme tout le monde j’imagine !)
Bref, ça se change, mais notre électricité n’en est pas résolue pour autant.
St Brieuc semble une bonne option pour trouver de l’aide dans un magasin d’accessoires pour campings-cars. Nous y partons bien sûr à l’aveuglette. Ce qui nous vaudra une bonne heure de recherche pour arriver à «  camping- caravaning à 17h 53, il ferme à 18 h !
Le personnel n’en est pas moins très efficace. Il nous revend un coupleur/ séparateur ( lui, c’est sûr, il a grillé). Avec quelques explications, Didier pense avoir enfin trouver la source de ses maux incessants. Demain, il monte les 60 euros transformés en un petit boîtier ridicule et en démonte un autre pour le tester et nous reviendrons ! Bref, un peu compliqué, un peu agaçant mais peut-être une lumière au bout du tunnel. En attendant, bougies ! Ah, non, nous les avons perdues… Bon alors un peu d’eau dans le bidon, c’est toujours ça !
Nous verrons demain, et là, je vais me coucher car Kaéna hurle : « Maman » tous les trois, quatre sanglots, depuis près d’une heure que je fais le point sur l’ordinateur. Oui, au fait, ma liberté n’aura duré que les deux nuits passées à Navailles. Mon esclavage de vache laitière a repris à mon grand damne ! Vivement la quille. Même si celle-ci s’apparente à un examen : Lorsque  qu’après une longue période de préparation, on se présente à sa feuille et que l’on ne sait ni ce que l’on fait là, ni si l’on sera capable d’être à la hauteur de ce qui nous est demandé. Sûr, ça va le faire…
AH, écoutez : il n’y a plus que quelques hoquetôts perdus dans la nuit couvrant le petit village gaulois. L’irréductible Kaéna a baissé les armes !!!!.. Le temps que je relise, et … elle rempile, c’en est une vraie !
Bonne nuit !

Jeudi 6 novembre

La troupe se réveille à 10 h. Nous avions la montre réglée pour huit,… mais Kaéna…
Il nous faut absolument optimiser la journée. Tester la « boîte noire » : le    du panneau solaire. Retourner à Saint Brieuc si par cas il est foutu. Faire réparer la roue et surtout, être à Quintin à seize heure trente. Alors que nous sommes à quelques jours de changer radicalement d’environnement, Tatie en fait de même. Elle quitte aujourd’hui sa maison qu’elle habite depuis 69 ans pour intégrer le foyer logement de Quintin.
Trente ans que je viens ici, dans cette petite maison aux charmes innombrables. Symbole de cette Bretagne profonde et mystique, dont les murs de pierres couvent tant d’histoires, contées et racontées par Tatie faisant ainsi remonter la sève de nos racines lointaines… Plus de cinquante ans pour maman… c’est vraiment drôle de tourner cette page…

Didier passe sa matinée à bricoler… tout avait pourtant si bien fonctionné depuis deux ans…
Nous faisons la classe dans le petit salon de Tatie.
La « boite noire » fonctionne. Le problème est ailleurs ! certainement un élément qui fait masse quelque part.
Nous accompagnons Tatie dans ces nouveaux appartements, c’est très mignon, elle est très heureuse d’être là, surtout à l’approche de l’hiver. Nous reviendrons dans un peu plus de 18 mois…
Promenade dans Quintin et pause chocolat au lait pour se connecter. Notre transitaire n’a pas reçu les papiers ( j’ai téléphoné ce matin, au fait !), il faut les renvoyer. Le bateau aura un peu de retard, ou un peu plus… l’embarquement se fera lundi matin et le départ lundi soir. En attendant il suffit d’y être dimanche… au cas où !
Cela nous laisse un peu de temps pour régler LE problème ! Même si le temps ne suffit pas, cela fait deux mois que nous sommes dessus !!!
Une chose est sûr, c’est que le problème du chauffage devient très secondaire lorsque l’eau et l’électricité semblent vouloir disparaître des commodités.
Nous dormirons dans la cour de chez Tatie pour le souvenir.

Vendredi 7 novembre

Zut, hier nous avons oublié de faire réparer la roue…
Direction Rennes, nous retournons chez « ouest évasion »pour trouver de la compétence, de la lumière, des idées, peu importe, mais quelque chose… au moins pour le moral.
Avant une pause s’impose chez la cousine Bernadette et son mari Paul. Ils nous accueillent sans demi- mesure dans un fatras engendré par des travaux de rénovation monumentaux. Pas de « chichis », nous sommes les bienvenus et ça se sent, c’est bien agréable. Cela ne durera que le temps d’un repas partagé car… l’électricité…
Ouest- évasion : Toujours aussi gentils mais débordés, ils ne peuvent pas nous aider. Ils pensent comme Didier, problème de masse. Au boulot, sur un parking de supermarché, pendant que nous faisons trois courses avec mamie et les enfants.
Ils ont ré-investis mamie comme à la maison. Cela nous fait des vacances et permet d’atténuer les éventuelles tensions. Notamment, celles qui fusent à l’annonce de Didier : «  La batterie se décharge toute seule, comme une grande ! » serait-elle sa propre masse ? AAARGH ! Gérard d’expo-loisir, joint par téléphone à 18H 30, explique que cela est possible car il aurait fallu la charger à son maximum pendant 24 heures avant de l’installer, cette « batterie prêt à l’emploi » !
Marre ! Il n’y a plus que demain pour racheter une batterie ( Gérard reprendra celle-là, c’est chouette), la faire charger 24 heures je ne sais où (impossible), la remonter et prier pour qu’il n’y ait pas une autre source de problème. Espérons que le bateau ne rattrape pas son retard !
Allons nous promener dans Dinan, ou les fusibles cérébraux vont griller. Pas question d’envisager que je débarque en Argentine, avec mon espagnol non pas pitoyable, mais inexistant, pour régler un problème de batterie…
     La beauté de Dinan ramène le calme dans les esprits. A cette heure tardive et à cette époque de l’année surtout, les rues sont désertes et nous pouvons en apprécier toute la richesse structurale et la magie des légendes elfiques qui transpirent jusque dans le nom des rues.

Nous avons encore oublié la roue. Je vais finir par me retrouver de l’autre côté de l’océan sans roue de secours ! Ca tombe bien, je ne me sens pas du tout capable de changer une roue sur Dapigu. Je serais… trop gênée !
Nous dormons à Lanvallay, au pied de la poste.

Samedi 8 novembre 2008

Levés 10 h 45, pour des gens qui ont des milliers de trucs à régler dans la journée !! Ca va le faire…
La nuit fut sombre pour moi. Mon esprit s’est repris à divaguer dans les ruelles obscures de la Tourmente… Kaéna, les enfants sur le bateau…
Bref, ce matin ça va m ieux, d’autant que je me plonge dans Marianne et la victoire de Barrack Obama. Plus rien ne peut nous arrêter avec un président comme ça à la tête du géant. Les élans humains partagés prouvent encore une fois que rien ne peut nous arriver. L’humanité est si puissante dans l’enthousiasme !
Il faut quand même tenter de régler le côté technique de la situation. Première chose, un magasin d’accessoires camping-car, nous nous répétons depuis quelques jours, mais « une leçon te sera répéter jusqu’à ce que tu l’aie comprise »…
Il pleut, nous n’irons pas nous balader à Saint-Malo comme prévu. Direction Caen.
Dondel, il est 14 h, ouverture des portes, Didier s’engouffre et ressort avec Loïc, il a une tête de sauveur !
Et, il nous sauve ! Il teste tout. Le circuit n‘a aucun problème. La batterie non plus, si ce n’est qu’il faut la faire charger à fond pendant 48 heures !
Super, au moins nous savons ce qu’il en est. Didier retrouve le moral et la confiance en son travail. Et moi, je devrais trouver à me faire charger la batterie en arrivant en Argentine en ayant appris l’espagnol sur le bateau. Mais, ça me paraît moins insurmontable. Merci Loïc, confiture oblige !
Soulagés, nous enchaînons une série de magasins pour les derniers impératifs. Le premier , la roue, ça c’est fait. Ensuite, des photos d’identités, des cadenas pour la grille intérieure fabriquée par Didier en rentrant du Maroc, du silicon pour la moustiquaire du hublot arrachée par Newton ( le chat de la maison), un briquet, un chargeur de DS pour le bateau (l’autre est resté à Navailles) et nous terminons par deux heures à la laverie automatique à Dozulé. Mamie supporte très bien nos tâtonnements et changements de programme tous les trois kilomètres et tout roule… vers Le Havre !
Ce soir nous dormirons en aval du pont de Normandie pour en profiter au grand jour !

 

Dimanche 9 novembre

Nous avons dormi à Pont-l'Eveque. Ici, c'est superbe et les campagnes, et les architectures de maison... Autrefois cette basse normandie était recouverte de forêts de chênes. Les arbres ont servi à l'armature des bâtisses, c'est splendide.

Bon, mon transitaire! Cabine et ... le bateau a une fuite d'eau, il se trouve à Anvers et ... aura du retard! Peut-être sera-t-il là mercredi. Mais sûr dans la semaine!

Nous profitons largement de pouvoir nous balader dans cette ville débordante de charme, c'est un vrai bonheur.

Lundi 10 novembre

 On attendra le débarquement de Flo

Mardi 11 novembre

 

Drôle de journée.

Ce 11 novembre commence dans l’incertitude. Et oui, le bateau arrive normalement ce soir, mais avec tous les rebondissements, on n’est plus sur de rien.

Florence va téléphoner pour savoir. Pas encore de nouvelles du bateau. Alors nous ferons comme s’il arrivait. Nous ferons les dernières préparations du camion, rangement et bricolage, pendant le défilé, où il semblerait que les musiciens manquent de quelques heures de répétitions. Puis nous prenons la direction du Havre. Petit passage par Honfleur pour vidanger les eaux usées et les toilettes, cette ville mérite une petite balade. Le parking a 7 euro pour les campings car annulera l’envie de se balader surtout que pour eux apparemment camping cariste rythme avec sportif, vu l’éloignement de la ville.

Bref nous repartons, petite halte au lavage et aspirateur. Dapigu ressort comme neuf, prêt pour aller naviguer.

Après la traversée d’un des plus grands ponts du monde, le pont de Normandie, nous nous engageons dans le port du Havre. Petit coup de fil, le bateau sera au port vers 20h, on nous explique l’endroit d’embarquement, et on nous donne rendez vous vers 19h30 à l’entrée du port. Dapigu pourra embarquer ce soir.

Il nous reste du temps à tuer, nous allons chercher un troquet pour se boire une boisson chaude. C’est le 11 novembre, nous ne trouverons qu’une brasserie très kitch où vu le prix, ils ont dû éplucher eux même les pépites de cacao.

Retour vers le port, au détour d’un virage, il se présente face à nous, rayonnant de son jaune et blanc, el republica del brasil, juste devant nous qui attend les remorqueurs pour aller au quai.

Un parking juste devant nous offre l’opportunité de quelques photos.

 

Nous profiterons de cet arrêt pour préparer le camion, c'est-à-dire faire passer ce qu’il y a sur le toit, à l’intérieur, soit 3 bateaux et un pneu ainsi que la grille de sécurité qui protègera la cellule de potentielles intrusions. L’ambiance à ce moment là est un mélange d’excitation, de joie, de frustration, de tristesse. Le déménagement terminer nous nous dirigeons  vers  l’entée vers le quai. Entre temps, le bateau a été remorqué vers son emplacement.

Nous arrivons où le deuxième camion ne peut plus suivre. Nous y rencontrons notre contact, très sympathique qui nous renseigne un peu. Il nous confirme que Dapigu et son équipage peut embarquer ce soir.

Un dernier repas en commun dans le camion de mamie.

Puis c’est les grands au revoir.

 

 

 Emilie et Chogan son surexcité depuis la vue de leur navire. Pour nous c’est le nœud à l’estomac en voyant Dapigu démarrer puis avancé. A mesure qu’il avance l’émotion coule dans les yeux de Florence. Ca y est, on ne voit plus que l’âne et les fées qui veillent, collées sur l’arrière de Dapigu. Puis, on aperçoit juste les lumières de gabarit au loin.

Plus rien.

C’est fini.

Non. C’est un nouveau départ !

Mamie prend son poste de pilotage, moi celui du copilote. Et nous quittons le Havre….    HISTOIRE DE CARGO (cliquez ici)

 

Mercredi 12 novembre :

 

8h30 nous arrivons à Navailles après une longue nuit de route. Parti la veille du Havre, Mireille a conduit jusqu’à 60 km de tour. Je prends alors le relais. Je roule, je roule sans savoir qu’elle heure il peut être. J’ai pourtant l’impression de conduire depuis plusieurs heures, mais la fatigue ne se faisant pas sentir…. C’est une pharmacie qui m’indiquera les 3h du matin. Toujours pas fatigué. De toute façon je crois que ce n’était pas une nuit à dormir. Les kilomètres défilent, sur une nationale qui rythme notre avancée par des étapes qui rendent le temps moins long.

Finalement, c’est la faim qui me fera engloutir mes 2 redbull censés m’aider à garder les yeux ouverts.  A 60 km de Mont de Marsan, un réveil plus virulent de Kaéna qui réclame sa maman, me fera rendre le volant à mamie qui n’arrive pas à la calmer. On somnolera jusqu’à l’entré du chemin des Elfes où une sensation familière nous fait nous redresser.

Une journée de coma commence.

Tout d’abord s’occuper d’approvisionner le compte de Flo car les billets ont été débités hier (d’où notre retour rapide). En fait, ils le seront le 15. Pas d’urgence. Alors essayons de nous reposer un peu.

Les courses de l’après-midi où Océane et Leïa s’empressent de partir avec papi et mamie, permettront à Kaéna de faire une bonne sieste sur papa.

Plus tard, nous partons tous les 4 à Poey en passant par API pour acheter les pièces pour réparer l’espace (pour le vendre, c’est le billet retour). 18H20 affiché sur l’horloge de la voiture. Tant pis tonton Loïc ferme a 18h, j’irais demain. Arrivé à Poey, en fait il est 17h40. Encore une fois nous nous sommes fait avoir par le temps ! On se vengera sur les bonnes crêpes que nous a préparées Myriam.

La soirée sera courte, passé 21h on va se coucher.

Kaéna fait sa première vraie nuit sans maman, aux côtés de papa dans la chambre verte. Elle ne réclamera sa maman (ou son sein ? sûrement les 2) seulement 4 fois en tendant le doigt vers la porte.

 

Jeudi 13 novembre :

 

Je me lève à 10h30, après une nuit à consoler et ramasser Kaéna, qui, entre les braillardes, tombait dans l’espace entre le lit et le mur, même s’il était comblé par les traversins. Leïa vient de se lever et Kaéna dort encore. Océane n’est pas là, déjà partie avec sa mamie. Mademoiselle se réveillera vers 11h15. Finalement les pièces pour l’espace ce sera cet après midi. Océane revient on en profite pour faire un peu l’école. Elles repartent avec mamie, à l’école du travail de mamie, pour entrer après 17h.

Avec Kaéna nous allons chercher ces pièces, chez tonton Loïc et tatie Marylène. Il me manque une pièce. Pas en stock, je ne pourrais l’avoir que la semaine prochaine, mais la limite de ma contre visite étant samedi. Je téléphone à toutes les casses auto du pays alentour pour finalement ne trouver qu’une seule possibilité : la casse d’Ogeu où j’irai demain.

 

Nous sommes content de trouver un mail de maman qui nous annonce que tout ce passe bien. Le commandant les a pris sous son aile, l’équipage est très sympa ainsi que les autres voyageurs, et ils mangent comme des rois.

Un peu de guitare et d’informatique accompagneront la soirée, avec la suite de l’école pour les 2 grandes.

 

Ce soir Kaéna dormira avec ses sœurs et sa mamie, on verra bien ce que ça donne, en tout cas c’est elle qui le demande.

Vendredi 14 novembre

 

C’est la première nuit complète de Kaéna, quel bonheur !!

 

La matinée consistera à aller chercher les pièces pour l’espace à Escout, pendant que les filles restent avec leur mamie.

 

L’après midi, mécanique et école des filles.

 

Ce soir nous sommes invités à manger et dormir à Poey. Kaéna est désorientée chez mamipoey. Elle fera son scotch toute la soirée. Par contre quand il s’agit de manger, elle devient autonome, elle refuse d’être aidée, et elle englouti. Je ne sais pas si c’est le fait du sevrage radical ou du manque affectif de maman, mais qu’est ce qu’elle mange !

Elle dormira avec papa et ne réveillera qu’une seule fois, même si elle aura du mal à se rendormir.

 

Samedi 15 novembre

 

Ce matin c’est contrôle technique de l’espace. Le rendez vous est pour 11h, je me réveille à 10h.

Houlà, le timing va  être serré pour aller jusqu’à Bizanos.

Pour la voiture, c’est ok. Je passe ensuite récupérer ma pagaie chez Seb, magasin Abys. Lui a eu moins de chance, il s’est fait cambriolé cette nuit. La police arrive, je les laisse et passe au stade d’eau vive voir s’il y a du monde. La plupart des athlètes que j’entraînais l’an passé sont là, ainsi que Ben et Flo qui m’annoncent qu’ils ont réservé leur billet pour l’Argentine pour fin janvier, direction la Patagonie. Nous nous croiserons sûrement là bas.

Retour à Poey.

Myriam gardera Océane et Leïa cet après midi pour les amener à l’anniversaire d’une copine de la cousine Maurine à la Pêcherie d’Aurit (ferme pédagogique). Là elles feront un tour de poney. Le propriétaire demande aux enfants «  vous avez déjà fait du cheval ? ». Leïa lui répondra « oui, j’ai même fait du dromadaire !! ».

Elles enchaîneront leur après midi avec l’Halloween organisé par l’association des parents d’élève de Navailles.

 Océane en sorcière et Leïa en citrouille, elles seront la surprise de la soirée, car quasiment personne ne sait que nous sommes sur Navailles. En arrivant, la maman de Lise me confiait, surprise de nous voir « Lise m’a dit en entrant, ah si Océane était là !! ».

Notre entée dans la salle Béarn créa une émeute de copines autour d’elles, surprises et heureuses de les voir.

Après cette journée bien remplie, gros dodo. Mamie est chez papi, papa prendra sa place. Heureusement, Kaéna en aura eu besoin par deux fois cette nuit.

Dimanche 16 novembre

 

Papi et mamie sont en ballade aujourd’hui, nous sommes donc seul.

Après un lever toujours aussi matinal, vers 10h, un grand récurage au bain pour les filles, une grosse lessive, il ne faut pas se rater avec nos deux tenues chacun.

Nous profiterons du calme de l’après-midi pour faire l’école, pour rattraper celle d’hier et compenser la légèreté de celles de la semaine.

Rien d’extraordinaire pour cette journée maussade.

Lundi 17 novembre

Mamie garde les filles aujourd’hui, avec en plus la cousine Zia.

Elle revêtira son costume de maîtresse ce matin.

Je peux m’occuper de redonner une jeunesse à l’espace pour la mettre en vente.

Cet après-midi, chacun sa mission pour la sieste des petites. Mamie part au chalet avec Zia, moi je prends la voiture avec Kaéna. Les deux dormiront très bien. La promenade en voiture nous a servi à passer l’annonce sur le petit palois et faire quelques courses au retour.

 

Mardi 18 novembre

 

La fin de matinée sera consacrée au bloc note des filles et à l’école de Leïa. Océane fera l’école avec sa mamie au chalet pendant la sieste de Zia.

Kaéna fera également un petit dodo. Un peu de guitare pour papa.  Et la journée se résume à ça.

La responsable des jeunes qui habitent notre maison passe me voir pour faire un point sur les dégradations qu’ils ont causé. Elle est toute gênée envers nous et révolté à cause de jeunes ou plutôt d’un d’entre eux. Bref, il me faudra faire faire un devis de réparation du billard ainsi que les autres petits choses, lustre, enceinte…

 

Mercredi 19 novembre

 

Ce matin, papa a failli garder Zia, la nounou s’étant fait un tour de rein. Cela aurait pu être sport car elle a plutôt tendance à s’échapper quand elle le voit. Heureusement Tatie julie pourra prendre sa journée pour la garder : Ouff.

La matinée sera trop courte pour faire l’école, on verra ça demain.

Cet après midi Andréa viendra jouer avec Océane. Je profiterais d’un moment de calme pour aller faire le tour de la maison pour un état des lieux.

Ce soir nous sommes invité à manger chez Arnaud et Aline. Ils habitent sur Jurançon, l’explication de l’itinéraire pour aller chez eux et simple, mais pour corser un peu la chose, il y une déviation sur notre route, sûrement établie après un bon apéro car il nous invitait à tourner en rond.

Nous avons passé une soirée très sympa. Les enfants ont bien profité de l’aquarium ainsi que de la gentillesse de nos ôtes.

Retour à la maison vers 23h30, mamie inquiète nous attendait.

 

Jeudi 20 novembre

 

Nous commencerons la matinée par la classe, ou Kaéna, comme à chaque fois se joint à ses soeurs pour faire un petit dessin et en profiter pour leur piquer les feutres.

Petite sieste pour Kaéna en début d’après midi. Pour cela il faut se coucher avec, et bouquinant attendre que le sommeil l’emporte sur elle. Elle dort en général, entre trente minutes et une heure.

Pendant ce temps, je me suis plongé dans les deux caisses de paperasse pour essayer de déloger la facture du billard. Peine perdue, je l’ai pourtant croisée lorsqu’on a vidé la maison, mais elle n’est pas là. On change de tactique, Internet au secours à la recherche d’un numéro de téléphone. Il me semblait qu’il était sur Riscle. Je cherche et ne trouve rien, mais interrompu, je cesse mes recherches.

Vendredi 21 novembre

 

Ce matin, mamie fera l’école. J’en profite pour me relancer à la recherche de mon vendeur de billard. Les rubriques billard, menuisier et ébéniste y passent mais toujours rien sur Riscle et aucun nom ne me tape dans l’œil. Finalement, un nom me titille même s’il ne réside pas à Riscle. Je tente et tombe sur l’usine qui m’informe que mon revendeur demeurait bien à Riscle mais qu’il a fermé depuis janvier 2008, et qu’eux ne traitent pas avec les particuliers. Il faudra attendre lundi le retour de la commerciale pour être dirigé vers un autre revendeur.

Cela partiellement résolu, je m’attaque au démontage de la poignée du coffre de l’espace qui ne fonctionne plus, pensant juste à devoir re-fixer un câble. Que nenni, un morceau de plastique qui actionnait la serrure est cassé. Je repars à la quête d’une poignée, les revendeurs de pièces détachées ne font pas. Renault m’apprend qu’il faudra changer le système moteur compris et que cela me coûterait 150 euro. Je raccroche et appelle toutes les casses de Béarn et proximité pour me résoudre, il me faudra commander chez Renault. Ils sont ouvert demain matin : on verra demain.

On s’en va jusqu’à Poey où Léïa veut passer le week-end. On la laissera chez mamie, tatie tonton et les cousines et devons rentrer car Andréa vient chercher Océane qui nous déserte également pour le week-end.

Nous passerons la soirée en tête à tête avec Kaéna, qui de temps en temps appelle Léïa en montrant du doigt sûrement un endroit où elle a entendu un bruit.

 

Samedi 22 novembre

 

Ce matin avec Kaéna, nous allons chez Renault pour commander la pièce. Nous choisirons Renault Lescar, qui semble plus commode pour y passer cette semaine récupérer la pièce. On arrive, magasin fermé, c’est celui route de Tarbes qui est ouvert. Super, on repart pour une traversée de ville pour cette foutue pièce. On y arrive finalement, et commandons cette pièce qu’il faut régler sur le champs. Pas le choix, soulagé de 150 euro nous faisons escale à Leroy Merlin acheter en anticipation le cadeau d’anniversaire de mamie : un robinet. Pourquoi ? Parce que douche et vaisselle riment actuellement dans la cuisine de mamie.

Je profiterais d’une après-midi sans enfant, Kaéna est partie se promener avec sa mamie, pour faire du bois. J’allais arrêter quand Yey et Totof rentrent du boulot. En me croisant, ils ont eu envies de s’acharner sur quelques billots et, du coup, m’ont donné un bon petit coup de main. Le mur de la maison se transformant peu à peu en rangement à bois. Pratique, on peut prendre les bûches par la fenêtre.       

Changement d’activité, un peu de plomberie pour changer le robinet de la cuisine. Ca y est, miracle on ne se mouille plus en faisant la vaisselle.

Petite soirée à trois, tranquille devant la télé, avec Kaéna qui en fait baver à mamie qui voudrait tricoter, mais avec un enfant dans les bras, c’est pas facile.

 

Dimanche 23 novembre

 

Ce matin, encore un peu de bois, tronçonnage et fendage. Tol passe nous voir. Il s’est acheté une tronçonneuse et vient subir une formation ultra accélérée d’utilisation de celle-ci.

Ensuite, je pars donner un petit coup de main à Mike en panne avec le tracteur en bas du bois. On monte à bord de la vieille golf, chaînée, transformée en sorte d’engin des bois, et rejoignons, roulant et glissant, le tracteur. On redémarre ce dernier, et je me retrouve au défi de remonter la voiture. Mais la boue rend la moindre inclinaison du chemin insurmontable. Après une bonne bataille, je trouve un filon qui me permet de faire environ 200 mètres pour me retrouver une fois de plus coincé. Là, Mike me rejoint, encore en panne. Peine perdue, je redescend la golf et tentons de dépanner le tracteur. Au final, nous remonterons à pied, les deux véhicules en panne en bas.

Je finis de ranger mon bois fendu.

A midi Mireille a invité, JB Vijny et Héléna, Yey Julie et Zia, Totof se joint à nous également.

Changement d’activité encore pour cet après midi, pour faire le branchement de l’assainissement. Je galère un bon petit moment pour finalement ne pas terminer, et arrêter sous une pluie forcissant.

Une fois à l’abri, coup de téléphone de Myriam qui m’apprend que Flo a mis le site à jour. Je démarre l’ordinateur, espérant qu’aujourd’hui il voudra bien se connecter. Ca y est, la page du site est ouverte, je me mets à lire. Myriam arrive me ramener Léïa, mamie en profite pour me piquer la place devant l’ordinateur.  Je terminerais un peu plus tard. Puis consultant les mails, je me connecte à MSN pour entrer l’adresse d’Hugues du Maroc. MSN se déconnecte me prévenant que je suis connecté sur un autre ordinateur ! Flo ? Vite je me connecte sous Mireille, content de lui avoir installé MSN la veille, je me lance, un, deux, trois petits messages pas de réponses, elfefamily est déconnecté. Problème de connexion ? Elle n’a pas fait attention ? Elle n’était pas connectée ?  J’attends avec espoir…….Rien

Finalement, je me reconnecter avec notre adresse, je reçois un message : vous avez reçu 2 messages instantané hors connexion. Elle en a donc reçu un connectée. Je me reconnecte sous Mireille au cas où, mais plus rien.

Soirée rapidement terminée au lit. Demain, je donne un coup de main à Yey.

Mamie dort avec les filles, mais à quelques difficultés à endormir Kaéna.

Lundi 24 novembre

Debout 6h30. La nuit a été tempête de vent et de pluie. Prêt à partir à 7 h, Yey vient me dire que finalement vu le temps on n’y va pas. Tant pis, je vais me recoucher et bouquine avant de me rendormir quelques légendes bretonne.

Victor, le cousin des filles, en convalescence, arrive ce matin. Mamie fait l’école aux filles, enfin à Océane car Kaéna la squatte, l’empêchant de dédier quelque temps à Léïa qui se retrouve donc assez vite en récréation. J’en profite pour mettre à jour, les quelques jours de retard que vous venez de lire.

Mike passe avant de partir au boulot. On parle de mon branchement à l’assainissement car un doute m’avait envahi. On se rend sur place, confirmation, le réseau a été tiré vers un mauvais tuyau qui n’est qu’un évent. Le bon est au moins 30 cm au dessous. Bref, impossible de se raccorder, ça aurait été trop simple. On verra ce week-end avec un niveau laser si on peut faire différemment.

Je mets à jour le site côté Français mais n'arrive pas à mettre de photos.

Tant pis !!!

 

Mardi 25 novembre

 

On remet ça, debout 6h30 pour aller donner un coup de main à tonton Yey, et cette fois la météo nous le permet.

Les filles passeront la journée avec mamireille à faire l’école et à jouer.

Le soir, nous partons chez mamiepoey car demain les filles resteront là bas pendant que papa aidera tonton Yey.

 

Mercredi 26 novembre

 

On avait un peu peur de la réaction de Kaéna. Mais après une nuit un peu difficile, avec papa et Léïa, elle ne se réveillera qu’à 10h30. La journée se passera plutôt bien, elle a même accepté d’aller se promener  avec tatie Myriam en voiture. Finalement, elle commence à se sentir un peu chez elle là bas aussi. Pour les petits moments de coup de pompe, c’est vers Océane qu’elle se tourne. Pour manger c’est la cousine Maurine qu’elle sollicitera pour avoir un peu d’aide.

Comme ça c’est bien passé, on retentera demain.

 

l'âme en paix, l'esprit libre, le coeur joyeux sur les routes du monde....en avant pour l'école de la vie...

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