....TOUR DU MONDE 2008 / 2010 A la rencontre d'une page de notre histoire....

AJLJ.France 2010

 

12 heures Buenos-Aires/Madrid sous la pluie, sans dormir, les enfants sont adorables

Madrid Paris, le transit est à l’autre bout de l’aéroport, les enfants sont épuisés et chutent tous les trois mètres, par devant attraction terrestre, par derrière attraction du sac trop lourd. Ils s’écroulent littéralement dans l ‘avion. Le vol au-dessus des nuages aux aurores est superbe.

Nous plongeons sur Paris, tout cela n’a encore aucune réalité. Nous n’avons absolument pas conscience d’être en France. Nous réveillons les enfants pour descendre les derniers. Ce sont des zombies et dès lors que nous arrivons dans l’aire de récupération des bagages, ils s ‘affalent sur le sol et se rendorment ou continuent de dormir, no se.

Et pourtant, derrière la vitre deux silhouettes bien connues s’agitent, c’est Gaby et Christine !!! Ils sont là! Ils se sont mis entièrement disponible pour nous, tout frais, remplis de bonne humeur et tout aussi heureux que nous de se retrouver, comme si tout cela était une évidence.

Dans l’excitation des retrouvailles, même si les enfants sont knock-out, nous nous dirigeons vers le parking direction Boissy St Léger. Et l’aéroport fermera quelques heures plus tard pour plusieurs jours à cause du volcan islandais, singulier !

Deux voitures pour nous emmener à la maison, quelle classe, avec une place pour chacun en plus !

Comme c’est drôle de circuler à nouveau en France. Toutes les rues sont propres et bien aménagées, les voitures brillent et sont entières. Plus de Falcon, plus de pot d’échappement qui traînent ou de portières en moins… On croirait être dans un monde de playmobile.

 Les gens parlent français, c’est choquant, on se sent indiscret à comprendre les conversations des autres, on se sent stupide chez les commerçants avec cette impression d’être étranger difficile à décrire, on ose à peine ouvrir la bouche.

 

La maison de Gaby et Christine est un petit nid douillet. Vivant des souvenirs rapportés de leurs multiples voyages aux quatre coins du monde. Gaby est décorateur, l’intérieur est superbe.

C’est un tableau vivant, il règne ici une ambiance vraiment particulière, tout est parfait, superbe et il est impossible de s’y sentir mal même en débarquant tout endormis en odeur de voyageur avec cinq marmots.

Ils nous attendaient et n’ont pas fait semblant, tout est organisé. Ils ont aménagé une cabane pour les enfants dans les combles, un lit pour nous dans le bureau. Christine remonte des jouets de la cave, restes de ces enfants Alexis, 22 ans et Lucie, 18 qui elle, pour sûr, descend directement du monde des elfes.

Nous nous délectons d’un PETIT-DEJEUNER FRANçAIS !!!!

Avec des chocolatines (19 mois que j’en rêve !)  et des croissants, « ARGH ! C’est Exquis ! »

Ils nous accueillent sans condition, offrent sans compter ni le temps, ni l’argent. Les frigidaires sont plein à craquer tout comme leurs cœurs.

 

 

A une heure se présente au portail, notre opel cinta !

Et oui, nous avons décidé de rentrer en voiture et trouver sur Internet la semaine dernière celle qui nous fallait, pris rendez-vous et voilà livraison à domicile pour 2.700 euros, elle est parfaite.

Seulement impossible retirer les sous, le service personnel de la banque est en grève. Nous verrons demain.

 Dans l’après-midi, 87% de la tribu comate, Léïa ne réapparaîtra pas jusqu’au lendemain. je pars avec Christine re-plonger dans la société de consommation le plus directement possible pour habiller les enfants qui n’ont pas de change.

Sorties de là, je constate nos achats, le pantalon de Chogan est déchiré. Nous retournons dans la boutique :

« un problème ?

-oui, plutôt.

- (…) Effectivement. Et bien, je vous le rembourse et vous en prenez un autre.

-Ah non, vous nous le remboursez et vous nous le donner.

-Ah, oui ?

-Vous allez le jeter de toutes manières ?

-Oui, c’est vrai ! »

Dingue ! J’hallucine du toupet de Christine et de son résultat ????

 

Les lits sont douillets.

Les placards remplis de délicieuse gourmandise française.

La nourriture est un régal, nous avons l’impression que nos papilles redécouvrent la saveur et les goûts.Le roquefort, le pain

Christine nous concocte petit plat sur petit plat, nous redécouvrons la nourriture, le plaisir du goût.

Tout est délicieux.

 

Vendredi

 

La carte Bleue internationale ne fonctionne de manière optimal que dans son département d’origine ! Nous en prenons conscience quand nous nous trouvons dans l’incapacité de retirer la somme nécessaire. De plus le service bancaire est lui aussi limité à sa commune aussi impossible de réunir la somme

C’est Gaby et Christine qui nous avancerons les euros qui manque pour la voiture.

 

Nous pensions rentrer au pays et trouver les choses changées, nous étions loin d’imaginer vivre à nouveau cette sensation exquise d’arriver à l’étranger.  Nos hôtes nous emmènent visiter Paris et la tour Eiffel, les enfants en rêve.

La Place de La concorde, Les Champs Elysée, l’avenue Matignon, Les Champs de Mars, Le Trocadéro, les bords de la Seine, le petit et le grand Palais, la rue de la paix, les blousons à 10.010€, les Ferrari, Porsche, Corvette, Jaguar et tant d’autre, les boutiques Cartier, Vuitton, Zef, … La visite a de quoi perturber nos repères  citadins  qui furent ces vingt derniers mois.

En Amérique du Sud, soixante dix pour cent du temps lorsque nous répondions à la question : « D’où venez vous ? »

La réponse induisait indubitablement : «  ah, la France, Paris ! »

Je comprends mieux maintenant. C’est tellement… différent.

 

 

Mardi

Disneyland – pour renouer avec le monde de la consommation-

Nous l’avions promis aux enfants. C’aurait pu être le musée des sciences, mais voilà, retour en France, retour au superficiel, des parents qui se laissent aller…

Le rêve Disney à quarante trois euros par personne, sept heures sur dix à faire la queue…

Gaby et Christine nous accompagnent et nous passons une excellente journée, sous le soleil et dans la bonne humeur, les enfants sont aux anges, comme tout cela a du bon !

 

Mercredi

 

Dernier jour à Paris, dernières heures à profiter de nous. Nous sommes comblés d’attentions et tout cela sans manières. Nous avions déjà rencontré la maman de Christine et allons visiter les parents de Gaby. Kaéna ne veut pas quitter sa « Titine-à-moi-d’amour ».

Valérie, l’amie de Christine a fait le tri dans les placards de ces jumeaux de sept ans afin d’équiper notre marmaille. 

Nous faisons les sacs.

 

Jeudi

 

Au petit matin, ils nous ont préparé un panier-repas avec un énorme pain de campagne délicieux  il n’y a que les français qui savent faire du pain, du vrai !

Les enfants ne veulent pas partir. Chogan et Kaéna, qui n’intègrent pas vraiment ce « on rentre à la maison » que l’on serine depuis quelques temps et qui n’a aucune réalité, en ont plus qu’assez que nous les délogions à chaque fois qu’ils se sentent bien.

Et pourtant, … à très vite ! CE FURENT DES MOMENTS MAGIQUES!

 

Les Baylacq en Opel Sintra, ça n’a rien qui colle !

Tout le monde assis et ceinturé, on charge la mule, on ne peut plus bouger… au bout de cinquante kilomètres Chogan a mal au cœur, au bout de cinquante et un, il y en a partout. Que Pena… Heureusement pour nous nos anges gardiens nous avaient prévu un rouleau d’essuie- tout.

Et puis, il faut s’arrêter pour le pipi, le ci, le là ! Comme Dapigu nous manque !

Enfin, ils tiennent tout de même le coup, à tour de rôle se couchent au sol pour faire une sieste, rien de légal mais on se cache sous les couvertures…

 

La France, ça monte et ça descend, ça tourne et c’est boisé, c’est propre et bien ordonné. La route est étroite, pas de bas-côtés pour les carrioles, des maisons et châteaux de pierres dans des univers de conte de fée.

Le monde est beau et la France en fait partie !

Bref, nous voilà à quelques kilomètres de la maison après 13 heures de route. Ce retour n’avait encore aucune réalité et nous nous demandions ce que nous allions ressentir… Au bout du chemin, c’est comme si nous revenions d’un week-end à la mer…

Hormis l’effet de surprise que nous provoquons, l’émotion dépassée c’est comme si nous n’étions jamais partis et la vie reprend son cours….

 Nous attendons désormais impatiemment le retour de Dapigu sur le Havre qui se fera aux alentours du 6 mai, en espérant qu'il ne lui soit rien arrivé!!!

 

 

l'âme en paix, l'esprit libre, le coeur joyeux sur les routes du monde....en avant pour l'école de la vie...

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site