....TOUR DU MONDE 2008 / 2010 A la rencontre d'une page de notre histoire....

AJLJ Pérou 1°

 

 

Viernes 27 de marzo

 

Changement de pays. Nous avons passé la nuit en face de la maison d’un des douaniers sans le savoir, bien évidemment ; il nous facilite les démarches et c’est bien agréable.

Passage payant 1500 pesos.

Pour la frontière péruvienne pas de problème non plus, j’ai jeté tous les fruits et légumes pour rien. Ils ne nous fouilleront pas, mais les autres le sont.

S’en suit, le désert, le désert et encore le désert. Nous en avons dérouté 1200 kilomètres au Chili, il nous en attend 1300, ici.

Notre seul objectif est d’arriver à Lima. Nous ne prenons pas le temps de découvrir ce pays. Nous sommes là avec nos "on dit" croisés  : danger, voleurs, corruption, pauvreté,…Rien de très alléchant et ce néant n’est pas pour nous réconforter ni ces arrêts et contrôles policiers incessants.

Le premier essaie de nous trouver des noises, en vain, devant notre imperturbable naïveté.

Les infinis étendues désertiques ne sont que déchetterie, c’est apparemment la seule chose qui résiste à ce climat.

L’ambiance et la nature ne sont pas d’humeur à nous recueillir et terminons tous les soirs dans une pauvre station-service qui nous fait regretter le confort de celles du Chili.

 

 

Dimanche 29 mars

 

Nous nous acclimatons petit à petit, nous mangeons du kilomètre à tous les repas. Les policiers deviennent souriants et moins oppressants, la population également,…

Finalement ça ressemble au Maroc avec les mosquées en moins et des lamas à la place des ânes. Une circulation moins dense et des routes plus belles, un klaxon greffer sur le tour de roue….

 

Nous faisons une pause tourisme à Paracas. Rosa, qui fait partie de cette allée d’artisans aux milles couleurs, fait cadeau de son goûter aux enfants et d’un bracelet de la chance pour chacun.

Ils portent leur fruit très vite. J’ai ferm é les clés dans le camion. La bonne nouvelle, c’est que le camion est inviolable. Sauf quand on a une mimi qui peut se glisser à travers les vingt centimètres carré de la fenêtre de la cuisine restée ouverte.

Nous dormons à Canete, 140 km de Lima. La pression de la grande ville nous envahit. Il paraît qu’elle a détrôné Rio de Janeiro en matière d’insécurité et nous allons y passer quatre jours !

 

Lundi 30 mars

 

Nous nous jetons dans la gueule du loup. Il nous avale sans demi-mesure. Fuite en avant, direction l’aéroport. Respirer, prendre nos marques et réfléchir a une stratégie.

On y est bien dans ce center parc tout confort et tout sécurisé. Au bout de trois heures nous nous sentons d’attaque pour trouver un supermarché et … une station service. Car parcourir la ville amène bien rapidement cette nuit qui tombe si tôt dans ce pays ( 19H15).

 

Mardi 31 mars

 

6 h30, le veilleur qui termine son tour de garde dans une demi-heure nous réveille à grands coups dans la carrosserie pour nous quémander. Et bien, c’était bien la peine de venir faire la causette hier soir jusqu’à pas d’heure !

Nous filons à la plage pour déjeuner.

Elle est hautement surveillée par la police touristique qui nous prend rapidement comme occupation principale avec protection rapprochée pour les quatre jours. Petites attentions et informations touristiques de grandes qualités. Nous sommes parfaitement bien. Balade en ville dans le quartier chic de Miraflores, nous finirons même par trouver un câble pour macky après de nombreuses péripéties.

Deux matins d’affilés, des journalistes viennent prendre connaissance de notre histoire,… ce qui nous vaut un article dans le peruvian time’s et je ne sais quel autre quotidien.

Bref, quel bonheur cette petite ville de 8 millions de péruviens.

 

Jeudi 2 avril

 

Nous sommes tout excité, nous avons remis le réveil à l’heure. Nous rangeons le camion et nous lavons à grande eau. Tout est beau, tout est parfait. On fait le plein d’eau, le plein d’essence, le plein de bonne humeur. Nous tentons en vain de résoudre le problème de l’assurance véhicule, il l’a faut, il l’a faut pas, obligatoire, quenini, nous ne savons plus, au final on ne veut pas nous assurer et ce n’est pas obligatoire pour les étrangers. Débrouillez vous avec ces policiers corrompus jusqu’à la moelle.

Ok !

 

18h ou 19h… Ils sont là ! que d’émotions, ils n’ont même pas beaucoup de bagages, génial ! on est tous très heureux de se retrouver, c’est fantastique et comme ça fait du bien de revivre du Navailles tout frais.

22h, retour chez nous, à la plage Makaja, il est trop tard pour traverser la passerelle à pied, comme prévu et trouver un hôtel pour papi et mamie. Ce matin un diplomate français passant par là et nous gorgeant de bons plans pour notre séjour nous a aussi bien dit que cette passerelle sous laquelle nous dormons si bien et un endroit absolument dangereux, prostitution et drogue  en sont l’animation nocturne.

Ok !

Bonne nuit, à 9 dans le camion. Figurez- vous que ça se fait ! Pour les plus curieux, papi et mamie dans notre lit, Océane devant, Léïa dans le lit d’Océane, Emilie dans le sien, comme Chogan et papa, maman et Kaéna par terre.

Il va falloir si faire sur ces longues distances, pas question de dormir dans des hôtels pouilleux. Qu’il faut encore trouver !

Bien à vous, nous sommes très heureux !

 

Vendredi 3 avril

 

 Nous entamons notre parenthèse. Il m’est très difficile d’écrire, nous nous sentons à Navailles, notre histoire est désormais commune et tranquille…Nous sommes comme dans un oeuf, devenus un peu hermétique au monde qui nous entoure. Dommage? Je ne sais pas, mais, cela fait beaucoup de bien.

Balade dans le quartier de Miraflores au milieu de ce centre artisanal fantastique. Restaurant pour 30 soles (pour les neuf, soit 1€20 chacun) nous faisons un repas excellent en goûtant une multitude de plat.

Puis nous prenons la route pour Arequipa à 1009 kilomètres. Nous avons rencontrés il y a deux jours Romain et Laurena qui y tiennent un restaurant. C'est une idée d'aller manger français!

Ce soir, nous dormons à nouveau tous dans le camion. On ne peut pas dire que le Pérou, de ce qu'il nous en laisse voir jusqu'à maintenant, soit un pays où l'on se sente en sécurité. pas question de se poser n'importe où.

 

 

Samedi 4 avril

Nous achetons des billets d'avion en vol intérieur Cuzco/Lima. C'est décidé papi et mamie repartiront en avion de là bas. Les distances sont bien trop longues pour se permettre de les raccompagner alors que nous devons redescendre en Argentine. 1h 20 de vol contre 20 h de route, le choix est vite fait.

Adieu Lima de toutes les terreurs, elle fut délicieuse.

Ce soir, nous dormons à Nazca, Papi et mamie dans une chambre d'Hôtel et nous dans son jardin.

 

Dimanche 5 avril

 

Nous traînons à l’hôtel jusqu’à 13 h, les enfants profitent de la piscine, les grands du wifi. Petit restaurant ouvrier au centre de Nazca pour 1€10 par personne et un délicieux menu typique, voilà de quoi nous permettre de prendre sereinement la route en direction d’Arequipa. Elle a un tout autre visage que celui que nous lui avions attribué en montant sur Lima une semaine plus tôt. Les « areniamentos » (langue de sable) , eux, sont toujours là et ont même engloutis un peu plus de route.

 

 

Lundi 6 avril 2009

 

Nous sommes basés à puerto del Inka à Chala

Arrivés hier soir, nous avons passé la nuit dans cet hôtel camping tout confort avec Musique en haut débit toute la nuit, et des vagues fracassantes battant le rythme.

Journée paisible, nous montons manger au village pour trois fois rien et redescendons larver deux jours de plus dans ce petit paradis. La petite Gabriella de trois ans et les filles s’apprivoisent rapidement. Quel bonheur.

 


Papi et mamie dorment avec les enfants dans le camion. Didier, la sangsue et moi dormons sous la tente, arrivée par avion (merci Myriam).

 

 

Mercredi 8 avril

 

BON ANNIVERSAIRE TONTON FRED !

 

Nous prenons la route pour Arequipa, il ne reste que 350 kilomètres, mais ça tourne, ça monte, ça descend et ça nous prend la journée. Nous arrivons à 19h aux portes de cette deuxième plus grande ville du Pérou, il fait nuit depuis une heure, les enfants sont hachés, la station-service s’impose. Nous nous engagerons demain. Petit resto, dans les bas quartiers, propre et délicieux, rien de mieux pour apprivoiser  ce pays et finir de le trouver absolument charmant.

Chogan n’a rien trouvé de plus intéressant que de s’enrhumer. Pour attaquer la grimpette, c’est parfait.

 

Jeudi 9 avril

 

BON ANNIVERSAIRE TATIE VIRGINIE !

 

La nuit fut longue. Entre Chogan qui respire difficilement et martyrise papi qui l’a accueilli dans son lit, Emilie qui utilise mamie comme pushing-ball et Kaéna qui surpasse son rôle…

 

Arequipa, 2335 mètres d’altitude, nous voilà !

Nous errons un peu – comme dans chaque ville où nous pointons le nez. Après un demi-plein, nous trouvons la plaza des armas qui nous accueille pour deux jours dans un parking 24 h/24. Nous sommes en plein centre ville, c’est la semaine sainte. Il paraît que les processions valent celles de Séville. Nous sommes vraiment bien placés pour en profiter.

A midi, nous mangeons au restaurant « La cheminée », très chic de Laurena et Romain que nous avions rencontré à Lima. C’est bon de manger du raffiné.

     

Nous prolongeons la pause déjeuner avec Laurena et flânons des heures durant dans ces milliers de boutiques d’artisanats à vous flamber le budget. Pour papi et mamie, ce ne sera pas le cas. La banque est fermée pour deux jours en raison de la semaine sainte. Il leur faudra attendre samedi.

Petit restaurant, et nous ratons le défilé, dodo !

Le camion, Pi et mi (c’est comme ça que les appellent Kaéna et c’est plus court : j’adopte !) et les enfants dorment dans le parking, en prison ! Et nous (il va sans dire, avec Kaéna), dans un hôtel pouilleux tenu par deux scandinaves.

 

Vendredi 10 avril

 

Levés 6 heures, nous nous retrouvons pour déjeuner et profiter de cette belle ville. De rencontres humaines en plaisir des yeux, de petits restos en pause café au camion, nous espérons la procession… elle ne paraît jamais,… Bonne nuit !

Nous changeons d’hôtel pour l’hospedaje del Inka, bien plus propre et plus agréable.

La propreté se paye, ils attaquent le ménage à 5 heures du matin ! Aïe !

 

Samedi 11 avril

 

Les campeurs du parking ont finalement vu la fameuse procession. Alors que nous étions partis, la musique les a tiré de leur mise en pyjama. Rien d’extraordinaire, dommage !

Changement de travellers, derniers achats et en route pour Puno. Impossible de changer des travellers en euros le samedi??? Pénible!

Nous quittons ce parking aux allures de garage qui nous était devenu bien familier au moins autant que sa gardienne était gentille. 

Nous mangeons, à la sortie de la ville, dans un boui-boui infâme. Habitués aux menus à 3 soles, nous nous attablons sans demander le prix. La patronne  aussi désagréable que sa serveuse nous a vu venir, elle nous fait payer le prix fort, pour un repas qui serait limite de nous coller une indigestion! On nous y reprendra à faire les touristes de base...

 

La montée se fait dans une brume épaisse. Lorsque nous la dépassons, alpagas, lamas et vigognes nous accueillent par centaines.  

 

La route qui mène à Juliaca - Nous avons raté la tournée pour Puno, mais rien de grave - est splendide, les premières hauteurs de l'Altiplano viennent nous cueillir, jusqu'à 4.500 mètres, spectaculaire. Et, ce n'est qu'un début!

 

Des centaines de vigognes, lamas et autres alpagas, vont vivre ces paysages transcendants, c'est extraordinaire.

 

Mamie en perd le souffle, et moi, en arrivant à la tombée de la nuit sur Juliaca, je suis saisie d'une violente crampe du diaphragme me notifiant certainement mon manque d'hydratation.

Nous sommes maintenant à 3.826 m, les enfants se portent à merveille, nos inquiétudes se lèvent définitivement, même si le manque d'oxygène se fait sentir et nous fait apprécier qu'il soit l'heure de mettre nos corps au repos. Bonne nuit, dans un espace gardé absolument crasseux, beurk!

 

Dimanche 12 avril

JOYEUSE PAQUES!

Nous n'y pensions même pas.

Nous sommes au ralenti, impossible d'enchaîner les mouvements à la vitesse normale, il nous faudra la matinée entière pour se faire à ce nouveau rythme biologique. Les enfants ne le sentent pas, tant mieux. 

Alors que nous sommes en quête d'un restaurant et d'un hôtel, perdus en sortie de ville, la police nous arrête pour un contrôle.

"A donde van?

- nous cherchons un restaurant et un hôtel"

- suivez-nous?"

Ni une ni deux, ils montent dans leur 4x4 et nous promènent dans la ville en nous proposant divers hôtel. Avec notre faux plan (de lonely planet), nous n'aurions jamais trouver.

Merci beaucoup. Il semble que nous ne pourrons plus témoigner de la corruption de la police péruvienne, ils sont absolument charmant!

Nous mangeons dans une sorte de mc do péruvien où les normes d'hygiènes sont indéniablement différentes. Je pense que c'est la première fois que des "gringos" entrent ici. Cela n'empêche pas la grande amabilité des serveurs et les sourires admiratifs qui se portent sur ces enfants blancs et notamment Emilie qui ne cesse de faire des ravages dans ces populations racées que nous trouvons si belles.

Nuit d'hôtel pour Didier, Kaéna et moi. Pi et Mi en ont décidé ainsi, ils veulent profiter au maximum de nos chérubins (qu'ils sont quand ce n'est pas nous qui nous en occupons!). Nous comptions également profiter de la douche de notre chambre pour leur ôter la couche de grasse qui leur tient chaud, mais il n'y a pas d'eau chaude et la température extérieure ne permet pas ce genre d'extra.

Tant pis, un otra ves!

...SUITE

l'âme en paix, l'esprit libre, le coeur joyeux sur les routes du monde....en avant pour l'école de la vie...

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