....TOUR DU MONDE 2008 / 2010 A la rencontre d'une page de notre histoire....

AJLJ Pérou 2

 

Lundi 13 avril

 

La douche est chaude ce matin ! Je me précipite pour faire partager ce bonheur à Didier et …Exécute lamentablement un passage de la station verticale à celle horizontale sur le parquet ciré. C’est juste drôle et en dehors de quelques bleus, tout va bien.

Nous devions quitter l’hôtel à 8 heures, mais il y a le wifi et profitons de la famille Mosca et Baylacq.

Il nous faut changer les travellers, les deux premières banques ne changent que les dollars. La troisième, Interlink, nous laisse grand espoir, après vingt minutes de queue (ce qui est peu en Amérique du sud) et autant de démarches ; alors que tous les billets sont sortis, comptés et recomptés, coup de téléphone : « disculpe, no es possible de cambiar chequos de viaje en euro ! Solo en Lima o Cuzco. »

Ok !Les travellers rentreront en France le 22.

Heureusement que dame carte bleue ne faillit jamais (ou presque).

Quelques achats fantastiques comme des écheveaux d’alpaga et du tissu au mètre aux couleurs sublimes et aux prix dérisoires et nous voilà en route pour Puno.

 

Première rencontre avec le mythique Lac Titicaca, quelle émotion !

Puno est superbe, nichée au bord du lac, moquettant les flans de ces sommets à 3800 m.

 

 

Au premier carrefour, un policier faisant la circulation dans son mirador « inka cola » - la boisson nationale-, me fait des signes, à moi qui suis au volant, que je ne comprends pas vraiment. Cela nous vaut une arrestation et de longues discussions échauffées qui se terminent bien : pas de contravention et un sourire. Nous venons d’échapper à 260 soles d’amende et un retrait de permis temporaire, pour une hésitation face à la signalisation.

Il nous indique un hôtel où nous pourrons garer le camion un bloc au-dessus. Merci beaucoup nous y allons de ce pas, pas question de lui signifier que nous ne sommes pas forcément intéressés.

Finalement, il ne s’avère pas trop cher, les chambres sont très agréables, le propriétaire est absolument charmant et nous propose de garer le camion devant la porte : il le surveillera nuit et jour.

Bien, nous nous baladons au centre ville et mangeons dans un restaurant absolument délicieux où le service est parfait (l’adresse dans quelque temps, quand je l’aurai retrouvé !)

Retour à l’hôtel, télé et douche collective pour les enfants, il était temps !

Nous soupons dans le camion, la flemme de ressortir la marmaille.

 

Mardi 14 avril

 

Papi n’a pas vraiment dormi, la rue fut bruyante et les coups de klaxons presque plus virulents qu’en plein jour.

Mamie côtoie la « turista » depuis plusieurs jours maintenant.

Léïa et Émilie subissent les bouleversements de l’organisme dû à l’altitude et se vident régulièrement.

Heureusement, une grande journée nous attend, nous allons visiter les îles flottantes de los Uros.

Le camion en sécurité nous partons à pied au port. Sur le chemin Kaéna fini de se transformer en enfant Péruvien avec un bonnet, un petit pantalon polaire et portée dans le dos de maman comme les vrais !

 

Au port, les pêcheurs de touristes s’affairent sur la rive du lac pour dégoter le plus gros poisson. Nous passons d’une sortie à 150 soles à une autre à 40 soles. Adjugé !

Embarquement immédiat, départ au bout de quelques minutes et … panne au milieu du lac !

Nous sommes plantés là, au milieu du flux incessant de lanchas aux moteurs ronflants, exécutant des aller-retours en nous lançant des regards tantôt hautains, tantôt compatissants.

Au bout de maintes tentatives pour redémarrer ce fichu moteur qui ne va pas s’en rappeler ces satanées tondeuses, notre pauvre homme lance des signes de détresse à ses collègues.

Nous sommes secourus, il se déleste de son chargement et de ce qu’il lui avait rapporté et reste là, dépossédé, la vie est parfois injuste !

L’arrivée sur ces îles est enchanteresse, incroyable ! Qu’il puisse y avoir pareil existence. Ceux que la crise inquiète devraient venir prendre une leçon de vie dans ce paradis. Evidemment, le touriste est le carburant de cette histoire mais cela a existé et existe encore tout de même.

Les Uros sont un peuple disparu peuplant anciennement les îles flottantes du même nom, du Lac Titicaca au Pérou. Le nom indien originel des Uros en langue uru était Kïotsuñi.

Les Uros se sont éteints complètement, dans les années 1950, abandonnant leur terre de roseaux aux Indiens aymaras de e="Puno" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Puno">Puno. Ces derniers occupent les îles flottantes à des fins touristiques, en y perpétuant les traditions Uros. (wikipedia)

La base de ces îles est la "totora", herbe aquatique rigide poussant dans les eaux peu profondes du lac. Un mètre d'épaisseur de tourbe pour tout autant de paillasse de Totora (qui se mange également: la banane de l'Aymara), voilà qui constitue un sol parfait pour errer sur l'un des lacs les plus haut du monde. Les îles sont amarrées pour ne pas se retrouver en toute inégalité sur le territoire bolivien alors que le vent se serait défoulé sans crier gare... ce qui peut arriver.

Au menu truite frite, puis retour sur la terre ferme. Belle leçon et merveilleux souvenirs.

 

De retour à l’hôtel, en vélo taxi, nous faisons la connaissance d’un groupe de français, qui sauvent la crise de Mi avec des médicaments supra efficaces.

Nous dormons ici de nouveau, cette fois ce sont Pi et Mi qui dorment à l’hôtel avec Léïa et Émilie, afin de gérer ces histoires de misères qui n’en finissent pas, mais n’entament pas le moral.

 

Mercredi 15 Avril

 

Avant de remonter sur Cuzco, nous descendons sur la rive sud du lac afin de profiter un peu plus de cette vie incroyable. Le paysage est surprenant, tant de verdure, d’eau et de vie à une telle altitude relève de l’inconcevable. Le quotidien de cette population est tout aussi déroutant qu’apaisant : Elle existe bien encore cette communion avec la nature, certes un peu entamée par, entre autre, le tourisme.

Nous nous engageons sur une route secondaire pour trouver un endroit tranquille où pique-niquer. Avant, nous prenons une femme faisant du stop…

S’en suit l’histoire racontée par les filles en cliquant ici.

 

Nous sommes un peu perturbé par cette communauté, ils vivent parfaitement en harmonie avec la nature et en même temps enfants et parents nous quémandent de l’argent avec une pitié qui nous fait fuir.

Nous avons promis de revenir le lendemain car les plus petits étaient déjà partis ce jour et que leur maître était très intéressé par le projet. Nous ne pouvons nous résoudre à dormir là, bien qu’ils nous aient mis en sécurité dans l’enceinte de l’école… (cela veut tout dire).

Dommage, pas assez de temps pour rompre totalement les barrières de la différence.

La rencontre n’en reste pas moins inoubliable pour nous comme pour eux, le village défile, s’informe. Il y a un réel échange qui se produit,…Les questionnements restent en suspens… Mais la magie humaine opère et la joie l’emporte. Nous quittons ce paradis terrestre, misérable aux yeux de la société et atteignant les sommets de la communion à l’échelle universelle.

 

Nous avions dormi à Chucuito, à une trentaine de kilomètres de là, mangé dans un petit restaurant fameux et surveillés par une police qui nous mitraillait de photos.

 Plaisir simple de goûter au calme et à la sécurité sur une place surplombant le lac.

Le patron du restaurant nous avait offert l’accès aux toilettes, ce qui ravit le corps malade du camion auquel Didier s’est joint pendant la nuit !

Nous faisons pourtant attention à ce que nous mangeons,… « pas moyen de traverser ces pays en y échappant mp;nbsp;», nous nous rangeons aux bancs de ceux qui nous l’aurons fait savoir à plusieurs reprises.

Bref, nous y revenons satisfaire notre appétit. Notre restaurant est fermé et lui faisons pour la peine, des infidélités. Tout aussi délicieux, nous reprenons la route pour remonter tranquillement sur Cuzco en ayant le sentiment d’avoir vécu une expérience vraiment particulière au cœur de cette communauté et valant certainement celle du Machu Pichu vers lequel nous nous dirigeons, mais que nous avons décidé de ne pas honorer : bien trop inaccessible financièrement.

Nous imaginons même pour nous conforter qu’avec une telle affluence touristique il a dû perdre une partie de son mysticisme. Il paraît qu’il n’en est rien, mais on se console comme on peut !

Nous dormons à Juliaca, dans notre hôtel « la maison » qui nous offre une chambre assez pitoyable, sentant le renfermé et la moisissure et donnant sur une rue faisant de la recrue de racaille, triste nuit puante et pleine de bruit ! De cette chambre, on ne capte même pas internet. Fi!

 

Vendredi 17 avril

 

 

Pi, Mi et les enfants n’ont pas mieux dormi, nous profitons de la douche pour que tout ne soit pas désagréable et traversons la vallée sacrée.

Au péage routier, un Renault trafic arrivant de Cuzco harponne notre regard : « ça ce n’est pas péruvien, sûr ! » C’est même français !

On s’arrête, on échange. Eric et Emmanuelle ainsi que leur trois enfants Lucile six ans, Tifaine dix ans et Aurélien trois ans font un périple d’un an en Amérique du sud www.amsuda5.blogspot.com. C’est drôle, c’est le lien que Marie m’a envoyé il y a quelques mois, le monde est tellement petit.

Ils habitaient dans le Var et vont s’installer au retour dans les Hautes –Pyrénées, à une demi-heure de la maison – la vraie -. Dingue, encore plus petit !

Quel plaisir encore une fois que de partager nos aventures. Les enfants accrochent immédiatement. Et nous passons là, sur ce bord de route sans bas côté, des moments exquis. Ils filent vers Puno que nous venons de quitter et où nous repasserons d’ici une semaine.

Ok, Chucuito a vingt kilomètres au sud nous a bien plu, mercredi 22 au soir, nous nous y retrouverons, super !

...

Nous préférons nous engager dans Cuzco, où la circulation est apparemment difficile, de jour.

Nous nous posons à sept minutes de la capitale inca, un petit restaurant- camping attenant à une station-service, parfait !

Papi rêve de viande, de vraie viande -  nous mangeons du poulet cuit à moitié et du riz depuis quinze jours, hormis les délicieuses truites qui croisent parfois notre menu, il craque-.Et bien ce soir, c’est confit de porc/frites, il n’en fallait pas moins pour remonter le moral de la troupe qui s’enfile toute entière au cœur de Dapigu pour une bonne nuit réparatrice, … ou presque.

 

Samedi 18 avril

 

Cuzco, nous voilà ! Difficile de trouver à se garer. Nous étions prévenus. Après avoir conté fleurette à de nombreuses ruelles, la petite place ombragée située à un cuadra de la place des armes – autant dire le cœur historique de la ville- nous offre l’asile. Que  demander de plus ?

Un hôtel ? Il y a évidemment ! Il n’y a que ça ou presque.

Nous sommes comme des rois, de boutiques d’artisanats en … boutiques d’artisanat, nous finissons par trouver une pizzeria délicieuse, chez Maguy, qu’on se le dise, qui ravie nos estomacs.

Didier, Kaéna et moi dormons dans une auberge typiquement … Vieille et charmante, qui juste ce soir, offre un concert. En dehors du fait que nous avons l’impression que notre interprète se trouve au pied du lit et que Kaéna en profite pour me harceler jusqu’au petit matin, la nuit fut fidèle à elle-même, sans soleil. Fatigue !

Au camion, même combat, la si jolie place n’en demeure pas moins un lieu de vie et de passage fréquent jusqu’à tôt le matin.

 

 Dimanche 19 avril

La sortie prévue au nord de la vallée sacrée s’annule au cours de ce qui fut la perte de notre énergie : trouver la route, de tout temps difficile sans véritable carte et sans panneaux de signalisation, problème récurent en Amérique du sud !

A défaut, nous retournons nous installer sur notre place, toujours aussi accueillante.

Nous n’avons pas de nouvelles de Stéphane, contacté il y a plusieurs semaines et qui tient un bar ici, nous pensons avoir trouver l’adresse et mangeons au Yanapay café. Un restaurant au folklore enfantin proposant une carte singulière et succulente, au profit d’un projet social touchant les enfants défavorisés. Seulement pas de Stéphane, décidément nous finissons par penser qu’il n’était pas prévu au programme que nous le rencontrions au Pérou. Tant pis, nous continuons de nous baigner dans cette cité gorgée d'européens et de tout autre animal non péruvien. On se croirait presque chez nous si ce n'était que nous sommes sollicités tous les trois mètres pour un tour au Machu pichu, un boleto turistico, (l'attrape touriste par excellence, sans lui impossible de visiter une seule des ruines incas), une poupée, un dessin, une photo avec cette adorable petite fille de 7 ans à peine portant en bandoulière un petit agneau et tenant par la main son petit frère. Tout deux habillés en costume traditionnel, que penser? Un métier comme un autre? ça ou quoi? les enfants sont exploités par leur parents... Ah! Monde de misère quand tu nous tiens... tu laisses s'envoler toutes les beautés et tous les espoirs.

 

 Lundi 20 avril

 

Tranquillement, nous émergeons et quittons la capitale Inca. Manco Capa, fils du soleil qui naquit au cœur du lac Titicaca fut chargé par son père Inti de trouver « qosq’o », le nombril du monde, où il pourrait enfoncer un bâton d’or dans le sol jusqu’à ce qu’il disparaisse. C’est ce qu’il fit et fonda la ville qui allait devenir la florissante capitale du plus grand empire d’Amérique du sud. (Légende Inca).

 

Nous passons à Chinchero, chemin faisant, piste errante, nous prenons Marta et son bébé pour l’emmener en ville ainsi qu’un homme quelques centaines de mètres plus loin qui se rend à la réunion du conseil. Elle se déroule en plein air sur le terrain de foot (incontournable au Pérou). Hommes et femmes sont assis à même le sol, formant un grand cercle ! Cela laisse rêveur… C’est une grande communauté, aucune décision n’est prise à la légère et surtout sans prendre l’avis de tous.

Nous déposons Marta, trottons un peu dans ce village charmant et effectuons quelques achats encore sur ces marchés fabuleux. Nous prenons une leçon pour ce qui est de la conception de ces merveilleux tissages. De la mise en pelote de la laine à sa coloration essentiellement faite avec des produits naturels (épis de maïs, fleurs, plantes,…), du fil aux tissages, le savoir-faire passant de génération en génération n’a pas l’air d’avoir pris une ride ! Quelle ingéniosité, quelle rigueur et quelle patience… 

La police vient se garer à côté de nous, pendant que les enfants du village se sont réunis au pied du camion et jouent aux petites voitures avec Chogan, eux, se font photographiés discutent et nous fournissent des tas d’informations. Très heureux de savoir que nous leur enverrons les photos, ils nous chargent de « suerte » et de « bienvenidos amigos ! ». A plus, quizça, …

Nous dormirons à Ollantaytambo, splendide village aux ruelles pavées, ayant conservé  son architecture inca. Cœur d’un bouquet de sommet et pourtant perché à 2.800 m, sa végétation d’une richesse tropicale certaine est surprenante, nous sommes sous le charme.

Papi, mamie et Océane se font une « hospedaje » pour profiter d’une dernière douche.

À quinze soles par personne, c’est à se demander s’ils ont assez pour nourrir le rat qui se promène sur la fermette du toit de tôle laissant filtrer l’air frais des hautes altitudes.                  

 

Mardi 21 avril 2009

 

Dernière journée pour « la vie à 9 », nous la passons dans la vallée sacrée, sublime de paysage, de végétation extraordinaire et de cette population fidèle à elle-même : aussi colorée que ses géraniums gigantesques.

Pisac est un village au marché grandiose, derniers achats et dernier restaurant.

Nous rentrons sur Cuzco pour dormir à l’aéroport. Papi et mamie font avant, leur bagages dans la montagne. L’aéroport est fermé, nous posons Dapigu à l’arrière d’une station service et il nous berce une dernière fois tous les neuf.

 

Mercredi 22 avril

 

Levés 6 h30, tout s’enchaîne tranquillement et papi, mamie repartent, finie la parenthèse, notre morceau de Navailles s’en va, dur, l’émotion me gagne et Léïa vomit la sienne toute la matinée.

 

Pas de temps à perdre, Eric, Emmanuelle, Tifaine, Lucille et Aurélien nous attendent à Chucuito.

Il faut avancer!    

Nous roulons non-stop ou presque pour arriver à 19 h 30. Ils nous attendent là, depuis le début de l’après-midi. Petit restaurant oblige après un apéro préparé par Eric et expédié rapidement: Les truites sont prêtes !!!

Fin de soirée : séance cinéma chez nous pour les enfants et tisanes pour les grands chez eux. Comme c’est agréable !

 

Jeudi 23 avril

 

Les enfants se lèvent et se précipitent dehors profiter d’eux-mêmes. Nous autres adultes, continuons de prendre du bon temps et d’échanger nos petites histoires de routards : Petits plaisirs du voyage…

Émilie revient : « Il nous faut un slip pour Chogan !  il a la diarrhée et avec Lucile, on est entrain de le laver dans la fontaine. » chogan est parti en t-shirt et en slip, il doit faire 15°c, catastrophe, tu m’étonnes que son estomac s’indispose.

Nous finissons par décoller après avoir échanger livres, jeux de D.S et bons plans et qu’Emmanuelle nous ait donné les couches qu’Aurélien snob désormais et quelques vêtements. Rendez-vous chez nous, à Buenos Aires dans un mois et demi! Nous prenons la même route, mais pas au même au rythme.

Dernier plein de carburant au Pérou dans une station gardée par des moutons et …frontière. Elle a une vague odeur rappelant celle du Maroc.

Desaguerado est une ville de transit bondée de ces tricycles transportant des monuments de quotidien : pomme de terre, oignons, moutons, papiers hygiéniques, caissettes en bois … Nous nous postons au milieu d’une dizaines d’entre eux face à la Bolivie, face à la corde que vient de tendre un policier. Après la classique sortie administrative, la corde tombe, il faut payer cinq soles, ça sent l’entourloupe, mais cédons. Aussitôt, cette même corde franchie, la police nous arrête : « Ultimo control de policia peruviana ! »

J’ai lu qu’il fallait refuser, Didier y va quand même.

Il subit une fouille pour les soi-disant faux-billets dans une pièce ayant pour seul mobilier une chaise. Pas de chance pour eux il n’a qu’une pile rechargeable dans ses poches.

Adieu Pérou, nous te quittons sur une mauvaise note. Mais, tu n'en reste pas moins superbe!

 

...SUITE

 

 

l'âme en paix, l'esprit libre, le coeur joyeux sur les routes du monde....en avant pour l'école de la vie...

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