....TOUR DU MONDE 2008 / 2010 A la rencontre d'une page de notre histoire....

Galice 08/06

 

 

Un peu de retard dans la rédaction de cette épopée car j'avais perdu mon journal de bord, retrouvé aujourd'hui -18 juin 2008- en cherchant un sac aspirateur.... il n'y a pas que les phénomènes extra terrestres qui ne s'expliquent pas.....

Programme: galice pour quinze jours avec Bébert, Sarah et Evan

.... juste après le mariage de Bruno et Mercedes!

ça donne:

 

Samedi 5 août

Mariage à 14 h 30, nous enchaînerons derrière, ça ne va pas être possible! Nous n'aurons jamais fini de préparer le camion.... nous verrons dimanche!

 


 

Dimanche 6 août

Mariage enflammé, couchés 6 h 30, levés 10 h. "Waloo", comme dirait papa!

Nous rangeons, nous préparons, nous luttons... finalement à 16 h30, nous sommes prêt!

Nous passons faire un coucou aux jeunes mariés... et un plouf forcé à Morlanne.  17 h 30 c'est parti pour de bon, direction Ondres, chez Bébert et Sara.

Nous sommes là avant eux, mais c'est ouvert!

Un bon poulet, et c'est re-parti, 22 h 30, chacun son rythme, nous nous retrouverons à Viveiro.

6 h 30, nous nous posons à Servo ( il reste 30 kilomètres pour Viveiro, mais nous sommes hachés menus, normal en même temps!)


lundi 7 août

9 h 30, aïe, debout, "waloo"

nous appelons B & S ainsi que Manu ( en route pour le Sénégal via l'océan à bord de son voilier "les poulies" et qui se trouve dans les parages).

Rendez- vous à midi sur la grande plage de Viveiro! 13 h 45, nous finissons par nous retrouver... pas évident quand chacun attend à un bout de la - grande- plage!

Nous rencontrons Marco et Valérie - des copains de Bébert et Didier- et leurs quatres enfants que nous retrouverons ce soir sur le lieu de squat.

Pique nique au square avec Manu et ... Isa ( c'était la surprise!).  Une fois l'estomac bien rempli, Didier & Océane embarque avec nos deux marins, histoire de tasser tout ça et de passer sur l'autre crique , lieu du squat ( qu'on se le dise, trois minutes en camion, cent cinquante en voilier!)

Ce soir, c'est la colo: bébert, Sara, Evan, Océane, Emilie, Léïa, Chogan, Marco, Valérie, Elisa, Monna, Zita, Niño, Didier et moi!


Mardi 8 août

"Aujourd'hui, journée bâteau pour maman. Manu et Isa l'emmène à Cedeira!"

Départ 8 h30, la mer est quelque peu houleuse, le ciel menaçant.... fond de cale pour maman qui sera malade de 11 h à 16 h30! - remplir le seau, vider le seau, remplir le seau... ah! l'appel du large quand ça vous prend.... ça vous vide! Vivement le cargo!-

L'arrivée était prévu à 16 h 30, ce sera 19 h30! la devise en voilier: " aie du temps, un seau et pas de projet!"

C'est resté un moment vraiment sympa!

Sur le peu de temps que j'ai pu apprécier les paysages côtiers, je réalise qu'une des choses qui m'attire dans le voyage, c'est la découverte d'espace en ayant le sentiment d'être privilégié. Par la mer, ce sentiment est décuplé.

Pendant ce temps, le campement de Viveiro émerge tranquilement. Après le repas, départ pour Cedeira ( arrivée 15 heures, hum!), aire de jeux, plage, pirogue... le bonheur, les vacances quoi! Émilie viendra à la rencontre des poulies en pirogue avec papa.

Le soir petite douche à la fontaine pour les enfants, deux, trois courses et barbecue sur la plage avec Manu et Isa, ce soir nos chemins se séparent. "les poulies" et "Dapigu" n'ont pas les mêmes centres d'intérêt!!!

Nous allons nous poser un peu plus loin pour dormir, à la "praia de Villarube", exquis petit paradis!

 

A noter, La Galice, c'est impéccable. Toutes les plages sont équipées ( même les plus désertes) de douches, toilettes, poubelles sélectives, un vrai régal! Un bémol, le vent pas vraiment fort mais incessant ne fait pas de la "limace au soleil" une activité très recherchée!

Le camping sauvage est presque naturel, nous ne rencontrons aucun soucis pour se poser si ce n'est la recherche du plus beau paradis.


mercredi 9 août

Levés 10 h... Waloo, nous avons dormi!

....Tranquilou....

Maman et Sarah font du surf - c'est une première pour maman, alors ça ne s'appelle pas vraiment du surf-

. Mais c'est super chouette, le cadre est idylique, digne des cartes postales de Guadeloupe.

Le vent reste un perturbateur, martyrisant les enfants et saccageant leur tente anti uv.

Après-midi farniente sur le parking qui porte cette appelation uniquement parce que nos deux camions sont garés là!

plénitude....

Vers 17 h notre univers s'embrume d'une foule d'investigateur d'eden, fuyons vers de nouveaux espaces sauvages !!!

Nous roulons, nous roulons,... nous roulons encore un peu! 21h nous posons à la praia des Domiños (Férréol) après avoir testé toutes les autres plages aussi belles les unes que les autres mais pas toujours accessibles pour deux camions ( et admettons-le surtout pour notre gros Dapigu)

Bref, nous mangeons.... et nous reprenons la route, direction Ribadéo ! Oui, la plage n'était pas à la hauteur de nos espérances ! Nous devenons délicats !

1 h 00, ... nous finissons en désespoir de cause par nous poser !

.... sur un parking! Banquerancia ! Pour le côté sauvage, nous repasserons, c'est la plage la plus bétonnée que nous trouverons.


Jeudi 10 août

Aujourd'hui, nous faisons une pause, au moins pour les enfants et pour la journée.

Vilafamil, pas génial pour le squat paisible et esseulé mais très joli pour la balade et très agréablement aménagé comme espace.... à touristes.

15 h 30, ce n'est pas possible, il nous faut un bivouac, c'est reparti, nous reprenons la route.... pour deux heures.... dans l'autre sens, direction A Coroña.

Aïe, aïe, aïe, ça ne s'annonce pas sous les meilleurs hospices. Il est 19 h 30, les plages sont difficiles d'accès, il y a encore beaucoup trop de monde à cette heure-ci, ... - Dapigu ?!-

A noter: le meilleurs moments pour chercher un squat, c'est le matin jusqu'à midi et après 20 h,

... mais avant 22h!

Car durant ces périodes les plages sont désertes et il ne fait pas nuit. Et surtout, "faites ce que je dis pas ce que je fais!"

 

Bref, nous capitulons, la prochaine sera la bonne quoiqu'il en soit!

20 h, YAHOO! Au fin fond de la lande, après une frayeur pour Dapigu, dans les chemins escarpés: Le Paradis ! La praia des Aviño ! Juste pour nous et quelques pêcheurs de la nuit. Nous posons le camp dans l'endroit juste créé pour nous ( pour sûr!)

Et là !                           Repos du guerrier en quète !

Nous avons la chance d'arriver au moment où les dauphins se donnent en spectacle, c'est magique !


Vendredi 11 août

Petit réveil tranquille, B & S, Océane et Évan vont faire les courses. Nettoyage de printemps pour Dapigu, ça n'est pas du luxe. Papa, Émilie, Léïa vont jouer au sable, Chogan va y faire la sieste.

Que du bonheur! C'est beau, c'est libre, c'est calme....

Après-midi surf pour les papas, farniente pour le reste de la troupe.

Le soir, barbecue comme tous les autres soirs

Cela déplaît fortement aux quelques espagnols qui sont encore là. " No fuego", c'est un peu compréhensible, la moitié de la galice est entrain de crâmer littéralement. Du coup, malgré notre position sécu - le feu est fait sur le bitume, audessus d'un cours d'eau- nous l'éteignons et nous éternisons à l'apéro pendant que les poissons cuisent ... au gaz (bonjour l'odeur dans le camion!)

Bien nous en a pris, nous subissons la délation, la guardia civile débarque, papiers, relevé des plaques d'immatriculation, les espagnols ( nous avions bien vu qu'ils restaient malgré eux, manger des sandwichs dans le coffre de leur voiture face à nous et non aux splendeurs de l'océan) les avaient appelé en leur disant que nous n'avions pas tenu compte de leur demande!

Heureusement, le bois n'avait même pas eu le temps de brûler et rien ne laissait paraître une telle chose. Mais, nous sommes un peu dégoûtés et heureusement que le poisson est quand même bon sinon nous aurions fait une indigestion !


Samedi 12 août

Nous sommes toujours dépités, nous quittons la praia des Aviño pour celle de Razo, superbe mais très touristique. Nous nous éloignons jusqu'à Baldaïo, plus sauvage et très sympa !

Nous passons une agréable dernière journée ensemble, plage, glaces, pétanque,... Et oui, B & S repartent ce soir, y'a boulot lundi pour Sara, dur!

A plus, asta luego ( j'ai drôlement progressé en espagnol !!! ) A mercredi sûrement!

Nous partons sur Arteixcho, faire quelques courses, nous n'avons plus de couches ! ( tiens, ça me dit quelque chose.... "une leçon te sera présentée sous plusieurs formes jusqu'à ce que tu l'ais comprise..." C'est quelqu'un de grand qui a dit ça. Pour nous c'est toujours la même forme et nous n'avons toujours pas compris apparement - voir Maroc 06, Maroc 07,...-

Pause à Caión pour ce soir. Splendide !

C'est vraiment le bon plan, beau site, service de proximité, toilettes, petit village de pêcheur à la pointe. Extra.

La route d'accès reste étroite et ça descend rudement. Les freins du camions commence à donner des signes de fatigue depuis quelques jours déjà, c'est délicat.

Bon sang, impossible de mettre la main sur mon appareil photo, mais balade oblige, je chercherai plus tard !

... La nuit porte conseil....


 

dimanche 13 août

Comme tous les matins, pas d'affolement dans la chaumière,... 11 h 30, nous commençons à être opérationnels !

Au programme petite balade en ville, Ah ! J'ai oublié l'appareil photo, "attendez-moi" (...) " je ne sais pas où je l'ai mis, je ne le trouve pas", (...) " bon, nous verrons tout à l'heure"

La balade est très sympa, achat de cartes postales. L'appât du touriste ne se fait pas par le commerce de la carte postale en Galice : sur trois panneaux, il y a trois photos différentes ! Conclusion: la même pour tout le monde ! Les deux autres sont moches !

Les gens sont toujours étonnés par la tribu, ce qui vaut quelques petites attentions à l'égard des enfants ( bonbons, casquettes, sucettes, petits mots gentils,... ce n'est pas pour rien que nous les avons fait! Hé! )

Il fait beau, mais le vent est froid ( beaucoup de vent edans ce coin là du planisphère!)

14 h, nous nous décidons pour Santiago de Compostella. Sur la route nous constatons pour la première fois les dégâts du feu. Les paysages désolés. Jusque là, nous voyions souvent les fumées brunâtres sur les collines alentours. Mais là, tout est dévasté, jusqu'aux portes de Santiago. L'odeur âcre est très forte, le feu a traversé la route et sur les hauteurs, le brasier continu son acharnement à l'éviction de tout ce qu'il rencontre.

Santiago, c'est malgré tout très beau.

Nous nous garons en bas de la ville près d'un très joli parc où les enfants profitent de l'aire de jeux. Mon appareil photo, c'est aussi là que je percute.... Gloups! Je suis encore retournée le chercher dans le camion.  Mais, mais,.... NOOOOON! ça tourne, ça tourne, ça repasse le film, là tout de suite en accéléré, dans ma petite tête. NOOOON! Nous jouions à la pétanque.... et c'est super, je prends des photos, Ah! C'est à moi de jouer ( en plus, je suis super forte à ce pauvre jeu !). Hop! Voilà je pose mon appareil photo, là, sur le capot! J'arrive !

NOOOOOONNNNN!!!!!!! Il y est resté sur le capot!!!!!!

Là, je pleure (non, mais pour de vrai!) 166 photos ! Plus rien! Et plus d'appareil photo! Oh misère! Toutes plus belles les unes que les autres, je sais exactement ce qu'il y avait, elles défilent inlassablement ces chères disparues, je les vois et revois, elles, que j'ai tant regardé, dont j'étais si fière! ( Ah la fierté, vous m'en direz tant!)

Le choc, rien de pire ne pouvez m'arriver, je suis minée, ma journée est plombée, mes vacances sont plombées, je suis anéantie !

Vous comprenez peut-être mieux l'absence de photos sur cette page, no comment !

La visite de Santiago est morne, tout est gris, aucun intérêt, de mon point de vue en tout cas, je suis malade, j'ai des hauts le coeurs, ....

Didier propose un resto tapas pour me réconforter, ouais, c'est chouette...

21 h 30, c'est impossible, je suis toujours d'une chance inexpliquée, j'ai perdue mes clés, mes cartes bleues, permis et autres débilités des millions de fois, même refaits, j'ai toujours fini par les retrouver. J'ai, un jour, perdu un chéquier sans même m'en rendre compte. Je l'ai reçu par la poste 15 jours plus tard, un monsieur l'avait trouvé sur Hendaye en promenant son chien. Ca n'arrive jamais ça!

c'est obligé, je vais retrouver mon appareil photo! Nous repartons sur Baldaïo, sait-on jamais ?

23 h 15, il fait nuit, j'erre tout de même sur les lieux avec le soutient de Didier ( je ne suis pas sûr qu'il comprenne mon désarroi mais il compatit)..... Rien. Peut-être demain chez les m&m's (mns ) de la plage ou au restaurant   ????


Lundi 14 août

Obligés d'attendre 11h, les m&m's sont espagnols! Et pas d'appareil photo! C'est fini ! Deuil !

Après avoir profité un peu de la plage. vayamos en Ribadeo, parada en lugo para comprar uno diccionaro... et un appareil photo jetable... pour ma thérapie. _ je sens que ça va un peu mieux.

20 h nous arrivons à Ribadéo, nous trouvons la praia tant cherché le mercredi 9, Peñarronda! Avec douche chaude, toilette, aire de pique nique.... on pose et .... je prends plein de photos !!! Mon moral reste bien miné, mais les enfants sont heureux ( sauf peut-être Chogan qui ne dort pas très bien depuis deux jours , il vit viscéralement les malheurs de sa mère pardi !)


mardi 15 août

Le temps est plutôt maussade, les toilettes sont débordantes des plus fétides méfaits de l'homme et les douches ne sont pas vraiment chaudes. Alors, encore une fois notre instabilité nous pousse à décoller plus tôt que prévu.

12 h, Rodilès, nous sommes bien déçus ( "Méfies-toi, tu sais ce que tu perds, pas ce que tu trouves") Finie la propreté de la Galice! C'est plein de monde, ça sent l'urine à plein nez et nous subissons encore une fois la délation abusive auprès de la guardia civile. Il semblerait que Dapigu et la marmaille reflètent une image mésestimée en ces hauts lieux Asturiens. Y'en a marre!

Nous décollons, nous ne pouvons pas nous permettre de s'expliquer sur le fait que l'habit ne fait pas le moine. Avec notre pauvre espagnol et surtout sans B & S pour présenter les papiers à notre place. Et oui, pour ne pas changer, nous étions partis sans ! ( Et il y en a qui veulent faire le tour du monde ! )

Le séjour commence à peser, alors "vamos en Frantzia".

Plus vraiment envie de s'arrêter, mais il faut reconnaître que la portion entre Ribadesella et Bilbao est superbe - bon point de chute à La Franca, Liendo-

20 h 30, pause repas. L'occasion de nous rendre compte qu'Émilie a la diarrhée.... Ah! Léïa aussi, elle a fait la sieste sur notre lit ! AAAARGH! Sans couche !

23 h 30, Ondres, parking de la plage, dodo!


Mercredi 16 août

 

Première surprise au réveil ou plutôt "en" réveil à 8h : La police municipale ! encore ??? DAMNED! 

Bon, c'est pour la nuit, c'est payant, 7 euros, vive la France!  7 euros pour  7 m2 , c'est rentable ! Et certainement pour nous faire regretter la Galice !

Deuxième surprise, Léïa n'a plus la diarrhée! Mais elle est encore malade... elle restitue aussitôt son bibi, et, encore et... encore. En moins de 5 minutes le camion est retapissé! Hmmmm que du bonheur de bon matin! Bébert nous rejoint et partage avec nous un petit déjeuner des plus ... malodorant! Aller tout le monde au "lavomatic Baechler". en rentrant j'achète une machine à laver pour le camion!!!

Bébert me montre les quelques photos qu'il a prise durant le séjour ( pas trop, j'avais tout le temps le doigt sur le déclencheur du mien!).

AAH! Là! Sa dernière photo! Je n'en crois pas mes yeux!  Il est là, mon appareil photo sur le capot, bébert nous a pris en photo quand nous sommes partis chacun de notre côté ! Le pauvre ( mon appareil), il a dû épuiser ses batteries dans un fossé quelconque! Misère !

Journée paisible, nous lavons, séchons, tranquille et ... pas de guardia civile ! Nous dormons chez B & S, la nuit y est moins chère!!!

 


Jeudi 17 août

Surf pour papa et Bébert aux aurores, Sara travaille. En fin de matinée, courses en folies avec la marmaille, compet de chariot dans le magasin, manquerait plus que la guardia civile débarque!!! Rassurez- vous, ce ne sera pas le cas!

En tout cas il pleut!

17 h, nous reprenons la route pour faire un coucou à Jean et Bernadette. C'est toujours aussi agréable d'aller se poser à Briscous. Et puis, nous sommes toujours reçus comme des rois malgré notre imposante présence. C'est un bon final à nos vacances!

Merci,

À plus,

 

Tout de même quelques photos de Bébert, parce que c'est beau la Galice !!!!

cliquez dessus pour les avoir en grand! Qu'on se le dise !

         

           

 


l'âme en paix, l'esprit libre, le coeur joyeux sur les routes du monde....en avant pour l'école de la vie...

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