....TOUR DU MONDE 2008 / 2010 A la rencontre d'une page de notre histoire....

AJLJ.URUGUAY 2010

Vendredi 1° janvier 2010

 

HAPPY BIRTHDAY RED s’il se fête encore dans les hautes sphères.

 

BONNE ANNÉE À TOUS, QU’ELLE SOIT REMPLIE DE JOIE ET D’AVENTURE.

Nous avons bien pris conscience que l’aventure se vit chaque instant où que l’on soit sur cette Terre.

 

Nous passons la journée à farnienter et à manger, faire quelques sauts dans la piscine pour se rafraîchir et une balade du soir pour s’aérer sur les berges du rio Parana. Adrian, Marcella, Caro, Lucas, Didier, Océ, Émi, Léïa, Chogan, Kaéna et moi, la famille au complet.

 

Demain, nous irons au campo, passer l’aspirateur dans le camion. Adrian a décidé de nous accompagner et il a même commandé un agneau à son collègue pour mon anniversaire.

 

Samedi 2 janvier

 

Nous nous levons à 8 h 30, mais la maison, elle dormira jusqu’à midi.

Aussi, nous prenons le café, en lisant le journal au bord de la piscine pendant que notre linge fini de sécher sur le fil… le quotidien basique en somme.

Puis, la machine se met en route, finalement tout le monde va au campo, même le voisin.

C’est à trois cents kilomètres rappelons-le !

Nous décollons les premiers avec la tondeuse, car l’herbe y est un peu haute.

«  Et, faites attention aux vipères en entrant dans la maison,… et il y avait aussi un nid d’abeilles l’autre jour dedans,… et surtout les enfants, il va faire très très chaud là-bas, la piscine n’est pas utilisable…. Et vous avez du OFF ( la seconde peau des argentins, l’anti-moustique national) ?

- T’es sûr qu’on y va ? »

Et, c’est parti, il fait une chaleur écrasante, et ce sera pire au campo.

Pourtant rien ne nous arrête, le campo, c’est notre second Dapigu, celui-là, nous le vivons avec Adrian. Il n’y a pas de mot.

 

16h, pendant que je tonds, Didier s’occupe de la reconnaissance des lieux, les enfants attendent sagement dans le camion. L’intérieur fumigé, les risques écartés, ils peuvent entrer et lui aller allumer le feu pour la cuisson du cordero. Tout ça par une température avoisinant très certainement les 38°C.

19H 30, voilà le reste de la famille et la soirée est divine bien que servie avec un milliard d’insectes qui feront hurler les enfants en s’accrochant par dizaine dans leurs cheveux – sincèrement c’est horrible- Ils termineront planquées dans le camion.

 

Dimanche 3 janvier

 

BON ANNIVERSAIRE TONTON MIKE !

 

Opération rangement du camion et … Aspirateur ! J’en rêve depuis si longtemps.

 Il y a du boulot pour la journée, sans pause, d’autant que l’aspirateur reste argentin…

La fin de journée approche, impossible de se quitter, nous reculons le moment … chacun se trouvant une excuse.

Alors, quand c’est l’heure, que la nuit tombe, nous expédions la séparation, sans un mot. On ne peut se permettre des adieux à rallonge, trop dur !

Adrian, Marcella, Horacio – le voisin de Buenos Aires-, Lucas et Caro s’en vont. Je ferme le campo, la clé rentrera à Navailles avec nous, ils viendront la chercher. Nous voulons partir ce soir et tourner la page. Les enfants ont faim, nous leur faisons de la purée dans le camion. Nous, l’appétit nous a déserté.

C’est bête, j’ai besoin d’aller aux toilettes, nous rouvrons le campo et retournons dans cet univers pesant d’émotion. Nous nous effondrons sur cette banquette en osier aux affreux coussins noirs ornés de fleurs rouges qu’il a récupéré de sa belle-mère qui cherchait à s’en débarrasser…

Et, nous laissons fuir notre chagrin par de grosses larmes en silence.

Que se passe t’il ? Quelle est donc cette maladie ? On nous avait parlé de la dengue, de la grippe A, de la leishmaniose.. Mais ça, ça surgit de nulle part, ça vous ronge et vous plonge dans une mélancolie à vous couper les ailes… Que faire ?

 

C’est beaucoup d’émotions en quelques jours, plus un nouveau départ dans l’inconnu assaisonné par un certain nombre de nuit quasi blanche. Ça a du bon, mais tout de même.

 

Nous dormirons dans le champ et partirons demain avant la pluie annoncée pour l’après-midi.

 

Lundi 4 décembre

 Matin de campo

BON ANNIVERSAIRE TONTON DOMINIQUE ET TONTON SEB

Nous sommes réveillés par l’orage, il pleut des trombes. Oups ! Le hic c’est les dix-huit kilomètres de piste qui nous séparent de l’asphalte, les 7 du village et avant ça l’entrée au campo. Nous déjeunons pour la dernière fois dans la maison, le café est amer.

La route est glissante et nous ne somme pas fier à 20 km/h, mais nous sortons Dapigu sain et sauf, sans un regard dans le rétroviseur, sinon ça déborde.

Nous passons nos derniers pesos sur la route, Conception del Uruguay dans l’artisanat gaucho d’Entre Rios, bien plus joli que dans le reste du pays.

Puis, ultime arrêt par la police. Nous trouvions qu’il y avait longtemps que nous n’avions pas eu droit à un contrôle fictif.

Celui-là, nous vaudra une bonne heure et demie de bataille. Ils épluchent tous les papiers, tous les éléments de sécurité et finissent par trouver la faille : l’extincteur périmé depuis 2005 ! Nous l’avons donc acheté périmé ? Bien.

Didier réussi à se dépatouiller de l’histoire en signifiant qu’il paiera l’amende de 800 pesos seulement à un juge car le véhicule a été autorisé à entrer dans le pays en l’état, aussi nous sommes en règle. Ca marche !

Et bien la police, elle, ne nous manquera pas.

Colon, c’est la ville frontière, très mignonne mais, étouffante, nous nous mourrons de chaleur. Tant que nous nous réfugions dans un restaurant climatisé.

office de tourisme de Colon  Berges du Rio Parana  belle vue mais ça ne suffira pas...

 

Quelques minutes après que nous soyons servis, panne générale d’électricité, nous mangeons à la lueur de l’ordinateur.

Nous retrouvons instantanément la chaleur écrasante et comme nous n’avons plus de pesos nous devrons attendre le retour du génie de la lumière pour pouvoir payer par carte…. « ça n’a jamais été si long », nous dit le serveur. «  pour sûr ! »

 

La nuit sera un enfer sur les berges du rio Parana. Pas un souffle d’air. Nous gardons les portes ouvertes, peu importe si nous nous faisons dévorer par les moustiques, l’armée n’est pas si importante… moins qu’au CENADE…

Nous transpirons tant que les lits sont trempés, c’est affreux et pour le « menu completo » nous sommes au pied d’une boîte de nuit.

Nous ne fermerons pas l’œil.

C’est affreux, ( je les déjà dit mais c’était affreux) nous rêvons des Andes.

Lorsque nous nous présentons à la frontière Argentine-Uruguay, il est 12h 30, il fait 39°C. Nous passerons en Uruguay à 16h 45. Sommes-nous morts ?

Apparemment non.

Paysandù, première ville nous accueille avec un orage terrible qui transforme aussitôt la ville en parc aquatique géant. Il n’y a pas trente six mille solutions , il faut se garer dans une rue transversale, l’eau arrive déjà à mi-roue, nous pourrions nous abîmer le moteur. De toute façon un arbre a déjà pris la place des voitures en se couchant au milieu de la chaussée.

Quand l'orage éclate, on ne plaisante pas avec la douche! 

À part une bonne rigolade pour les enfants qui se précipitent dans ces eaux fétides, l’air ne s’est pas rafraîchi d’un demi-degrés. Nous filons vers le sud.

Et trouvons pour dormir une aire parfaite à la pelouse anglaise avec douche gratuite et site impeccable en bordure du rio Negro débordant. Le vent se lève enfin, l’orage éclate encore une fois, peu importe, nous dormons toutes portes ouvertes, Dapigu se douche, nous sommes à deux doigts de ne pas dormir pour profiter de la fraîcheur.

pause paisible et ... enfin Fraîche! propre et tout mignon

 

Mercredi 6 janvier

 

L’Uruguay s’est un combiné entre la Bretagne et le Pays-Basque, tout vert et vallonné, jalonné de grosses pierres grises meublant les prés avec de petites forêts ça et là.

Les vaches s’en accommodent, d’autant qu’elles ont de l’herbe à foison. Il y a aussi ces petites maisons au toit de joncs rappelant la Nomandie.

Les routes sont enchanteresses, de douces courbures, comme un ruban de soie déroulé sur un tapis vert. Il fait bon, le vent léger aère l’air ensoleillé. Et chemin faisant comme le pays n’est pas grand, nous arrivons pour la fin de l’après-midi sur la superbe balade de Montevidéo. La côte est ornée de palmiers, belle capitale. Quel plaisir de flâner sur ces plages, il n’y a pas grand monde tant sur la route que sur le bas-côté. A la nuit tombée nous nous endormons quelque part dans le calme et la fraîcheur,…

Montevideo, nous y voilà.  Montevideo  Montevideo  montevideo  Montevideo  Montevideo

Pouvions-nous réellement quitter l’Argentine ? Ce fût dur mais Épreuve réussie ! L’Uruguay nous plaît.

 

Jeudi 7 janvier

 

Nous avons prévu de passer quelques jours à Punta del Este, l’un des rares endroits dans le monde où le soleil se lève et se couche dans la mer.

De Montevideo à ce site chic et pompeux c’est une desserte de petites villes balnéaires toutes aussi divines les unes que les autres, c’est un peu les Landes, les palmiers en plus le monde et les restrictions de constructions sur le littoral en moins.

En la ruta...     Comme à la maison... 

Il faut noter que ce pays à peu près grand comme un tiers de la France ne compte que 3.000.000 habitants, non ce n’est pas une blague, c’est un vrai bonheur… On entend jamais parler de l’Uruguay !

Bref, Punta del Este c’est Cannes ! Et bien, nous ne nous faisons même pas virer avec notre Dapigu, au contraire nous trouvons à nous garer sur tous les bords de plage … incroyable. Nous rencontrons Gabriel, peintre et poète et son boxer Clinton, il nous amènera un exemplaire de son livre ce soir et nous mangerons ensemble au coucher du soleil…

Nous flânons dans cette ville qui sent l’sous à plein nez… Et ce n’est pas déplaisant, les porsches côtoient les vieilles carrosseries défraîchies qui elles-mêmes se frottent à des ancêtres des années 1930 éclatantes.

Palace Conrad  Punta del Este  Quand l'océan nous appelle.  Approvechamos 

Nous recroisons Gabriel, sa petite amie ne paraît pas emballée par le projet, nous remettons à demain.

Repas au Burger King, le pensant moins cher que le Mc Do, raté.

Chogan a attrapé un urticaire géant, couvert de milliard de petits boutons rouges, il est pris de crise par moment qui lui valent une irritation violente. Nous traitons à l’extrait de pépin de pamplemousse et patientons… Au pire Bruno, au Brésil, à un copain pédiatre.

Cela durera cinq jours, nous pensons bien, que les eaux de pluies agrémentées des condiments de rues de Paysandù ont un lien avec l’histoire… l’important c’est que ce soit passé.

 

Vendredi 8 janvier

 

Je voulais un lever de soleil, mais sans réveil, c’est presque irréalisable. Et bien, il m’appelle et me sort de mes songes pour que je puisse l’honorer, je suis trop fière.

Lever de soleil 

De plus nous sommes à l’extrémité de la Punta del Este et ce matin c’est le lieu de rencontre de la semaine internationale de l’automobile sport et classique : spectacle ! Dapigu trône au milieu et attire les curieux de la même manière, pris sous les flash comme les vedettes du jour,… peut-être pour le côté international ?

  collègue  Doc   Dapigu  roadster  collègue  

Baigner dans la luxure ne pouvait pas durer. En milieu de matinée, nous nous sommes rapprochés des plages de sable et donc des vieux riches aigris, délation. La police désolée vient nous prier d’aller nous garer plus au sud avec un gentil : «  Si ça ne tenait qu’à moi … »

Bref, dix kilomètres plus loin, les vagues sont bonnes, Didier part à l’eau et c’est largement assez agréable pour faire l’école.

La seule chose c’est que nous ne reverrons pas Gabriel.

Après-midi culturelle, nous visitons la « Casapueblo » de Carlos Pàez Vilarò. Artiste peintre, il a fait de son atelier d’origine une œuvre d’art abritant toutes les autres faites sur toiles, céramiques, et autres supports. Un délice, nous parcourons les dizaines de salles aux milles merveilles les yeux écarquillés, laissant nos émotions s’imprégner de cette palette de couleurs vives. Le côté obscur, c’est la notoriété de son vivant, ça tue une âme et vous rend orgueilleux, mais… l’œuvre restera.

 

Nous retournons dormir sur la plage n°36.

 

Samedi 9 janvier

 

Nous quittons la Punta del Este pour la Punta del Diablo et passons d’un monde de capitaliste à celui de medio-hippie. Innondée de jeunes en sacs à dos, la petite ville n’est que petites baraques de bois ou autre chose essayant de reculer l’océan pour en faire deux, trois de plus.

C’est un endroit très particulier, nous posons le camion sans savoir si nous sommes plus ou moins en décalage qu’à Punta del Este.

 Les plages sont d’une douceur de bac à sable de crèche, faisant également office de petit port de pêche, le tout cerné par de grosses langues boursouflées de pierres, c’est  un délice.

Lorsque nous passons en position nuit dans la rue, nous savons déjà que la nuit sera difficile. Il y a peu de chance que cette marée de jeunes ne fasse pas de vague…

 

Dimanche 10 janvier

 

BON ANNIVERSAIRE ALDRICK !

 

C’est bien ça, nous n’avons pas fermé l’œil de la nuit. De plus lorsque le bruit s’est enfin couché, l’orage a pris le relais.

Bref, nous restons, comateux, dans le camion jusqu’à que quelqu’un « toc » à la porte.

C’est Nathalie !

Elle est professeur documentaliste dans un lycée français à Montevideo depuis vingt ans et a un accent toujours aussi français. Elle a une maison de vacances – absolument adorable- ici et nous invite au calme dans son jardin. « Y como que no ! »

C’est toujours le même plaisir de communiquer dans la même langue.

Nous passons une journée à profiter de la plage et de cette pointe de charme.

Nathalie reçoit également son beau-frère et ses nièces, aussi les enfants ont vite fait d’adopter Micaela, Candela et son ami Sebastian quand nous nous échangeons nos vies sur un thé avec le support Internet.

 

Nous passons une nuit réparatrice, indispensable.

 

Lundi 11 janvier

 

Nous pensons partir dans la journée. A l’heure du déjeuner, nous faisons una lluvia – c’est une fête où chacun amène son plat. Oui ça nous rappelle vaguement quelque chose…-

Nous sommes treize et finalement de plage en thé, de partage de photos en rigolade, nous passons à quatorze pour le soir et dormons là, après tout, les plans ça se modifient.

Océane prend son cours d’anglais en Espagnol avec Micaela et son amie qui sont en classe bilingue, c’est drôle.

Les enfants se font trimbaler par les ados, ils sont heureux.

 

Une autre des filles d’Enzo arrive demain et il lui a parlé de nous. Elle est sur le tournage d’un documentaire et voudrait nous rencontrer. Ok, nous partirons dans le courant de l’après-midi.

 

Mardi 12 janvier

 

Au réveil, orage. Le linge ne sera donc pas sec avant de partir… pero bueno.

Nous réarmons tranquillement le camion. A dix-huit heures, la fille d’Enzo, n’est pas là. Alors, maintenant nous pensions que nous aurions pu rester un jour de plus. Seulement sur le coup, nous sommes déjà le douze, Bruno nous a conseillé d’arriver à Sao Paulo avant le week-end sinon ce serait un enfer. Si nous ne passons pas au Brésil demain matin, c’est raté.

Si nous restons ce soir, on se connaît, on ne décollera jamais avant demain après-midi et pas question d’entrer au Brésil de nuit. L’idée paraît saugrenue, nous ne savons pas ce qu’elle vaut exactement.

Alors, au revoir, tout le monde, ce fût un plaisir de se trouver encore une fois dans une histoire tellement simple, c’est comme ça… Le fil ne traîne jamais, il est toujours raccordé quelque part, c’est toujours aussi dingue et pourtant cela deviendrait presque Normal.

Nathalie a créé la rencontre, offert son petit paradis paisible à une tornade de bambins et deux pauvres parents même pas débarbouillés sans savoir ni ce qu’ils valaient, ni combien de temps ils allaient rester, et ce sont les meilleurs moments d’un voyage.

 

Sur les conseils de cette hôtesse au sens artistique et Nelson, nous prenons le Camino del indio, palmeraie, ragondins, nandus et oiseaux migrateurs sont au programme du coucher du soleil. Ce pays est zen, pas transcendant, mais il y est impossible d’y perdre ses nerfs, si ce n’est le prix du carburant, va que le pays n’est pas grand.

Nous dormons par là et passerons la frontière demain matin comme prévu.

 

Mercredi 13 janvier

 

Le Brésil, pays mythique, pays de toutes les couleurs, pays du hamac, d’une flore et d’une faune la plus riche de la planète…

« Vous allez vous y plaire, …, les plages sont paradisiaques, les gens fantastiques,… »

Oui, mais il y fait chaud et il y a des moustiques. De notre vécu, ces deux choses suffiraient à nous y faire entrer à reculons. Bruno nous y attend, nous nous sommes donné rendez-vous depuis plus de deux ans, alors nous fonçons tête baissée. Tellement que nous ratons la douane uruguayenne, faut le faire ! Demi-tour.

Au final, ce serait assez rapide, si le douanier brésilien faisait un petit effort de compréhension ou laissait tomber le fait qu’il n’ait jamais vu de papiers européens.

... SUITE BRASIL...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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